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mardi 26 juin 2012

Newport Beach, c'est fini !

Saisons 1 à 4


Ce genre de titre – Newport Beach, c'est fini – me fait toujours rire car j'imagine mes lecteurs se dire que, certes Newport Beach, c'est fini, de la même façon que La Petite Maison dans La Prairie, c'est fini aussi. Vous devez donc comprendre qu'il s'agit de moi et non de la planète qui, elle, a eu le temps de digérer cette nouvelle : Newport Beach, c'est fini !

D'ailleurs, à vous dire le vrai, je peux même me ranger un peu du côté de la planète, car, si j'avais bien des années de retard, Newport Beach s'est conclu (pour moi, vous l'aurez saisi) en janvier dernier. Cette introduction hyper utile terminée, il est temps de revenir sur Newport Beach. Vous savez quoi, au fait ? Newport Beach, c'est fini !

Dans cette série de prolétaires, tout le monde est beau et tout le monde organise des soirées souvent caritatives à la moindre occasion. Le budget de la déco et des costumes équivaut alors, à la louche, au PIB d'un pays en voie de développement. Les personnages sont riches, ont de gros problèmes de riches et évoluent dans les maisons que Stephane Bern nous présentait jadis dans « Sagas ». Je crois qu'on a fait le tour.

Je vous plaisante. Jetons un œil au synopsis officiel !


Le comté d'Orange (Orange County en anglais) est situé sur la côte californienne (au sud de Los Angeles). À Newport Beach, une communauté de fortunés qui ne se lasse pas des potins et des soirées privées.

Élevé dans les quartiers défavorisés de Chino (Californie), Ryan Atwood n’a jamais eu la chance de développer ses talents et d’exploiter sa très grande intelligence. Avec un père en prison, un frère délinquant et une mère alcoolique toxicomane, il n’a pas la tête à tenter de se sortir du cercle vicieux dans lequel il est plongé. Sa vie prend un brusque tournant lorsqu’il est inculpé pour complicité dans un vol de voiture organisé par son frère qui se retrouve en prison. C’est alors qu’il rencontre Sandy Cohen, avocat de l'aide judiciaire. Celui-ci voit dans cet adolescent brillant mais blasé le jeune homme qu’il avait lui-même été autrefois et il lui conseille de se battre pour une vie meilleure.

Après avoir été mis à la porte par sa mère enragée, Ryan n’a personne vers qui se tourner. Il appelle alors son avocat qui l’héberge pendant quelques jours dans son immense maison des quartiers huppés de Newport Beach. Il y fait la rencontre de la très riche femme de Sandy, Kirsten et de Seth, le fils timide et solitaire des Cohen. Attristés devant la situation désespérée de Ryan qui est trop vieux pour pouvoir être intégré dans un foyer d'accueil et cédant aux arguments de leur fils qui s'est lié d'amitié avec lui, Sandy et sa femme Kirsten décident de lui offrir une deuxième chance et deviennent ses tuteurs légaux. Il aura ainsi l'opportunité de mieux connaître sa nouvelle voisine Marissa Cooper avec qui il va vivre une histoire d'amour qui ne sera pas de tout repos. Dans le monde riche et fermé de Newport Beach où se mêlent amours, drames et trahisons, les vies de Ryan et des Cohen seront bouleversées à jamais.

Déjà, ce synopsis n'est pas du tout trop long. Si vous l'avez lu ou si vous avez, comme moi, une petite prostituée de 15 ans qui sommeille en vous et que vous avez suivi la série, vous savez que Newport Beach a tout du plaisir coupable. Elle l'a été pour moi. J'ai mis 108 ans à regarder, souvent dans des périodes de déchéance par canapé régressif, mais presque toujours avec plaisir.


Pourtant, quand je repense aux épisodes, j'ai détesté des choses. Déjà, le héros principal. Ce constat me fait rire parce qu'on peut clairement dire que, dans de telles circonstances, faut les tenir les 92 épisodes. Il faut admettre que ce mec a une tête à claques, un niveau incroyablement haut sur l'échelle des têtes à claques. Et vas-y que je te roule des mécaniques avec ma frange et que j'te fais la moue du casseur de service. Ça étale ses valeurs de pauvre, alors que c'est pas capable de s'acheter un énième marcel blanc par ses propres moyens. Meurs Ryan, tu me soules avec ton Chino ! Ecorché vif, mon cul ! J'ai aussi souvent eu du mal avec Sandy Jonquille. Il a une bouche et il fait des phrases de faux jeunes. Et puis, les gens trop gentils me fatiguent. Sandy Jonquille est l'altruisme, on lui crache dans la bouche, il analyse. Je préfère sa femme, aux cheveux parfaits, me rappelant Dorothée 95, remuant des cheveux tout autant parfaitement 95 sur « Folle de vous ». Émois. Je m'égare. Kristen nous a fait la joie d'oublier ses peines dans l'alcool. C'est tout de même plus fun ! Personnellement, sa piscine et ses voitures me consoleraient à vie, mais chacun sa sensibilité après tout. Je sens que j'oublie un élément énervant... Vous aussi, anciens téléspectateurs... Vous la sentez arriver, n'est-ce pas ? On la cite ? On se fait ce plaisir ? On la développe ensemble ou juste une pensée de groupe suffit-elle ? Le prénom déjà laisse rêveur, n'est-il pas ? Et son caractère... Ouhlala son caractère est phénoménal !! Allez, faisons-nous plaisir... Marissaaaaaa Coopeeeeer !!! Yeah. Une fois dans sa vie, tout le monde devrait avoir le droit de tirer Marissa Cooper par les cheveux ! Heureusement, sa fin est heureuse... En saison 3. En bonne poire que je suis, j'ai quand même eu de la peine.

Dans Newport Beach, on adore détester des gens avec des bouches, mais on aime aussi des choses, pour de vrai. Les maisons déjà. C'est important. Julie, la Sue Ellen, transpirant le cul (par les lèvres) est une peste qui n'aime pas les pauvres et qui me fait donc rire avec ses manipulations et cette vie tellement peu crédible. La belle Summer est un personnage fun et puis, elle a un lapin, comme moi. C'est très important.
Je fais un peu mon malin, mais j'ai suivi certaines histoires au premier degré, elles ont souvent été divertissantes. J'ai aimé Newport Beach. Pas juste pour me moquer. De bons rebondissements ont eu lieu, l'émotion m'a même fait pleurer plusieurs fois. Je n'ai d'ailleurs, même en trop bon public que je suis, pas encore trouvé une autre série d'ado qui me convenait autant. Je crois savoir pourquoi...

Il était là, mieux habillé (à mon goût) que tous les mecs de mon âge dans les autres séries, précurseur dans son rôle de mini geek, passionné de cinéma, de comics et drôle. Rejeté par les gens cool, il n'en est que plus fun à sortir les rames. Ryan de la mèche lui ouvre les portes d'une plus grande popularité, mais son côté décalé, souvent à côté de ce qu'il faut dire ou faire, le rend encore plus attachant. Ses monologues qui soulent tout le monde sont géniaux ! C'est en grande partie pour lui que j'ai suivi la série, vous l'avez reconnu, il s'agit de la tête parfaite de SETH COHEN, interprété par le si génial : Adam Brody !


En conclusion, Seth me manque aujourd'hui. Je le cherche. Ça veut tout dire, Newport Beach vaut le coup ! Ah et Newport Beach, c'est fini !

14,5/20

vendredi 22 juin 2012

Ringer, c'est fini !

Saison 1

Et oui, le retour télévisuel de Sarah Michelle Gellar n'aura duré qu'une saison. Ringer n'a malheureusement pas été reconduite pour une saison 2.

Le synopsis : Bridget, ex-prostituée toxicomane, assiste à un terrible meurtre dans le club de striptease où elle travaille. Elle se retrouve alors témoin-clé dans le procès contre le meurtrier, Bodaway Macawi, son patron, qui encourt la peine de mort. Placée sous détention préventive, Bridget panique et prend la fuite le matin du procès, après avoir frappé et volé l'arme du policier qui la surveillait. Elle décide alors de partir pour New York, dans l'East Hampton, où vit sa sœur jumelle Siobhan. Fâchées depuis plusieurs années, les deux sœurs ont grandi séparées l'une de l'autre suite à une tragédie survenue dans leur passé. Les retrouvailles secrètes semblent bien se passer, mais peu de temps après, Siobhan se suicide. Elle est laissée pour morte, noyée dans l’océan. Bridget, seul témoin de cette scène, voit là une occasion de s’en sortir…

Ceux qui suivent les publications de Big Bang Séries ont pu partager avec moi, les 11 premiers épisodes en détail. Toujours en ligne, n'hésitez pas à les relire ou à les découvrir.

A partir de l'épisode 12 donc, la supercherie des deux sœurs jumelles se refermait toujours plus sur elle-même. Alors que Shiobhan complotait pour pouvoir se retrouver en paix avec son amant, tous les coups sont permis. Ses plans machiavéliques laissent souvent la place à ceux d'une autre psychopathe en chef : Catherine, la mère de Juliet. Celle-ci n'a jamais supporté la nouvelle femme qui a pris sa place. En mettant en scène le viol de sa propre fille, en tentant d'escroquer l'homme riche et puissant qu'il est, en jouant du sentiment, en engageant homme de main et tueurs en série du coin, la diabolique tente le tout pour le tout afin de récupérer ce qui lui est dû. L'ultime tentative : assassiner elle-même Bridget en maquillant la scène en suicide. Heureusement, Andrew arrive à temps et sauve sa fausse femme. Tout pourrait alors aller pour le mieux, mais le moment tant attendu arrive...


Ringer nous tenait effectivement en haleine. Bridget allait d'une part être découverte par ce nouvel entourage qu'elle a trompé des mois durant et de son côté, celle-ci allait découvrir que sa moitié était toujours vivante et que toute cette affaire était orchestrée par sa moitié, qui ne voulait depuis le départ qu'une seule chose, sa vengeance. Shiobhan estime en effet que Bridget est responsable de la mort de son petit garçon. Au moyen de nombreux flashbacks, nous avons pu découvrir ce passé intrigant. Ce passé, en effet, nous a été dévoilé. Satisfaits, nous sommes.

La fin de Ringer - avec ce qu'on entend par fin - à savoir révélation, confrontation et conclusion n'est qu'en demi-teinte. Les scénaristes, au moment du bouclage, ne savaient pas si le show continuerait ou non. Résultat, vivant certainement d'espoir, ceux-ci n'ont pas voulu mettre un véritable point final à Ringer, pour ne pas se saborder au cas où une saison deux naîtrait. Ils ne proposent donc qu'une alternative. Oui, Andrew et Juliet apprennent la vérité et nous pouvons jubiler, mais vite, Bridget se retrouve seule, abandonnée (car contrairement à ce que l'on pouvait imaginer : la famille trompée ne lui pardonne pas) et là, Bridget apprend la non-mort de sa – excusez-moi du terme - pute de sœur. Générique. Frustrant, n'est-ce pas ? Je ne vous le fais pas dire.


En conclusion, Ringer rappelle un fonctionnement absurde. Pourquoi les chaînes n'annoncent-elles pas en avance à leur équipe lorsqu'une série (qui ne fonctionne pas assez) , le non-renouvellement à la saison prochaine ? Ces derniers auraient l'occasion de véritablement conclure leur histoire et témoigneraient d'un respect mérité pour le public. Si l'annonce prématurée n'est pas possible, pourquoi ne pas tout simplement produire un téléfilm ou un épisode supplémentaire afin de faire les choses comme elles doivent être faites ? Publie-t-on un livre avec un épilogue réduit? Ici, les deux sœurs n'ont même pas une scène de rencontre, Andrew et Juliet ne savent pas que Shiobhan est toujours vivante ! Frustrant !

Ce cri n'est qu'un pavé dans la mare puisque nous sommes habitués à cette technique de naze, mais comme il concerne cette fois, Sarah Michelle Gellar qui a prouvé que ni son talent, ni son charme n'avaient bougé d'un pouce et que Ringer était une série qui, malgré ce pitch plutôt hallucinant, tenait la route, fonctionnait bien. Nous, déjà fans, en voulions plus et en voulions mieux !

15/20

lundi 21 mai 2012

Desperate Housewives, c'est fini !


Saisons 1 à 8.


Pour bien des sériephiles, ce titre doit résonner de manière particulière : Desperate Housewives, c'est fini ! Pour comprendre l'espèce de nœud marin qui se forme à l'intérieur de notre estomac à l'idée que nous ne retrouverons plus les quatre femmes au foyer de Wisteria Lane et leurs proches, il faut, pour sûr, revenir à la genèse de la série.

Nous sommes à la rentrée 2004 et découvrons non seulement quelque chose de complètement nouveau mais qui va révolutionner notre façon de regarder des séries à la télévision. En effet, pour beaucoup, Desperate Housewives sera représentatif de notre génération, nous, jeunes adultes qui, pour la première fois, grâce à Internet, allons suivre chaque semaine, un programme événement, presque simultanément avec 25 millions d'américains.

Certains avaient commencé à s'immerger avec les dernières saisons de Friends, Six Feet Under ou le début des aventures de Jack Bauer, mais 2004, les mecs, débutent Lost et Desperate Housewives ! Une révolution ! Je n'sais pas vous, mais j'en serai presque déjà nostalgique.

Dès son générique soigné et original, nous comprenons que le drama et la comédie télévisuels vivent un tournant. La passion qui naît autour de la série est proche de ce que nos parents ont dû vivre 20 ans auparavant avec Dallas. L'ajout au système addictif déjà existant qui est peut-être né dans ce genre de programme est bien sûr la modernité et l'humour. Si aujourd'hui, avec les chaînes du câble et les presque 10 ans qui ont passé, les provocations vont plus loin et que le public est davantage bousculé dans des séries hyperviolentes, hypersexuelles, hyperdécomplexées (Skins, Dexter, Breaking Bad, Californication, True Blood...), rétrospectivement le quartier bourgeois de Fairview, malgré un traité d'image volontairement plus policé, avait déjà cet avantage d'évoquer de nouveaux sujets tabous et sans qu'ils soient décriés ou pointés du doigt. Les héroïnes contemporaines peuvent désormais abandonner leur fils homosexuel sur le bord de la route, tromper leur mari avec un jardinier adolescent en profitant uniquement du compte en banque chargé de leur conjoint trahi, droguer leurs enfants hyperactifs pour avoir la paix, soudoyer et faire chanter, tester des sexualités plus extrêmes et surtout pêcher, boire, incendier, mentir, avorter, tuer ou se suicider. Desperate, programme d'avant-garde ? Franchement, on peut le dire. Imperfections et échecs sont au rendez-vous.


Pour ce qui est du scénario, il jongle entre les 4 femmes : Susan, Bree, Lynette et Gaby. L'une est seule, les trois autres mariées mais toutes dans la tourmente. Il faut dire que dès le premier épisode, leur meilleure amie et voisine, Mary Alice Young se tire une balle dans la tête. Dans un décor où l'apparat est roi - cette jeune femme suicidée, dont la vie était en fait, établie sur bien des mensonges et autres secrets -, découvrir la vérité est difficile et le scandale n'est jamais loin. Ce schéma sera répété durant 8 ans.

Huit années qui n'ont malheureusement pas toutes la même saveur. Sans me replonger littéralement dans les 180 épisodes de la série, il me semble que c'est véritablement à partir de la saison 6 que la prévisibilité des situations et la caricature des personnages sont devenus dérangeantes. Retour.

Première année : Géniale ! Mary Alice s'est suicidée parce qu'on la faisait chanter, elle n'est pas la mère du garçon qu'elle a élevé, la véritable maman chérie est enterrée sous la piscine du jardin.
Seconde année : Les Applewhite emménagent et occupent la cave. Rex est mort, un psychopathe pharmacien fait son entrée dans la vie de Bree. Andrew veut détruire sa mère. Pari réussi...
Troisième année : Nous découvrons la fille cachée de Tom en même temps que Lynette. La saison comporte un de mes épisodes préférés de la série : la prise d'otages du supermarché.
Quatrième année : Lynette révèle son cancer et débute une chimio. Une tornade dévaste le quartier dans un épisode exceptionnel ! Katherine est le fil rouge de la saison.
Cinquième année : Bonne surprise avec un bond dans le temps de 5 années. La cinquième fille star du casting : Edie Brit rencontre à son tour un schizo, Dave. La plantureuse nous quitte cette année-là dans un speach émouvant !
Sizième et septième années : On mélange des personnages qui n'ont rien en commun, tels que Bree et Karl, les épisodes voulus « catastrophes » sont moins forts, de nouveaux tueurs débarquent, Lynette pond encore, Paul Young est de retour mais la série s'est essoufflée.
 Huitième année : Avant de tirer sa révérence, Marc Cherry, créateur du show, nous a fait croire que ses héroïnes couraient un réel danger. Toutes complices du meurtre d'Alejandro, il fallait s'en douter, elles s'en sortent et la justice américaine devient tout à coup bien simpliste. Des moments agréables ont existé dans cette saison, on dénombre même deux morts importants, mais de manière générale, la conclusion de Desperate Housewives est à l'image de ce qu'elle était devenue ces dernières années : gentillette, prévisible et même parfois agaçante tant les fils manipulés par son scénariste crevaient l'écran. Les réelles surprises manquaient cruellement à l'image.

Heureusement même durant ces années où il était parfois difficile de se souvenir pourquoi nous étions tellement fans de la série, les prestations de Marcia Cross, Felicity Huffman, Eva Longoria, Teri Hatcher et Vanessa Williams étaient toujours parfaites. De très bons moments de comédie ont persisté, en particulier du côté de Gaby. Je regretterai néanmoins toujours la Bree des premières années, véritable phénomène à elle-seule, complexe, froide, préservant la face en toutes circonstances, si bourgeoise, si délicieuse, si maniaque, rigide et frigide. Il ne restait pas grand chose de cette Bree-là !


Le final nous est donné, l'émotion était là mais nous savons comme il est difficile de conclure une série en apothéose. Nous ne sommes pas dans le serie final de Six Feet Under mais les clins d'œil sont touchants. Le dernier tour de Wisteria Lane était rapide mais il nous a rappelé des choses que nous avons aimées. Passionnément, même.

Les 4 Desperate Housewives se quittent, nous quittent - ont un avenir aussi rose que celui des Filles d'à côté -, mais il est certain qu'elles auront marqué le public exigeant que nous sommes devenus. Presque comme pour une relation amoureuse, nous avons eu des débuts magnifiques, des souvenirs excellents et même si on s'est parfois plaint, ce sont tous ces bons moments (à ragoter autour d'un poker) qui l'emportent ! Bonne route les filles, vous nous manquerez !



mardi 10 janvier 2012

Six Feet Under, c'est fini !

! Attention, Spoiler dans le dernier paragraphe !

Saisons 1 à 5


Après avoir visionné plusieurs fois les premières saisons, il était temps pour moi de conclure l’une des séries de plus grande qualité qui soit, Six Feet Under. Rendre accessible l’univers si particulier des croque-morts était-ce le but des créateurs de la série ? Dans tous les cas, on nous a ouvert ici les portes d’un monde sombre auquel il ne nous avait jamais été permis d’accéder. Ce pitch de départ était déjà bien original et inédit à la télévision, mais le traité qui a été utilisé au travers de la famille Fisher a propulsé le programme bien souvent en véritable œuvre. Tant du point de vue des sujets traités que des personnages que de la façon de filmer ou encore de la musique, Six Feet Under est certainement le drama le plus atypique des années 2000. La série est d’ailleurs tellement un univers à savourer dans sa globalité qu’il est difficile et presque réducteur d’en extraire certains éléments. Elle propose une narration plus lente qui peut en décourager quelques-uns, mais la complexité des personnalités, l’insatisfaction ambiante des différents protagonistes est montrée avec subtilité. Cette subtilité, nous la retrouvons également face à cette mort qui est présente au quotidien. Cette mère de famille qui perd son mari, et ses trois enfants qui voient disparaître leur père, tout comme Brenda (Rachel Griffiths), la femme de l’aîné à l’enfance si chaotique, ont des plaies, des fantômes avec lesquels il faut cohabiter et lutter en permanence. La mort frappant si régulièrement à leur porte les empêche souvent de s’épanouir complètement, mais paradoxalement parvient à dédiaboliser cet ultime rite de passage.


Le casting étant peut-être l’un des plus réussis de l’histoire de la télé, j’ai choisi, en guise de trace écrite, simplement les quatre personnages principaux et les événements les plus marquants qui leur sont associés.

Nate tout d’abord, un mec sympa et arrangeant avec sa famille. Il était parti pendant plusieurs années avant de reprendre les rênes de l’entreprise aux côtés de son frère. Dès le premier épisode, il fait une rencontre qui va littéralement changer sa vie : Brenda. Ces deux-là seront, malgré leurs blessures, toujours attirés l’un vers l’autre quitte à se faire souffrir. Des moments de confidence, de baise, de défonce, l’éducation de la petite Maya et surtout leur esprit anticonformiste, seront autant de bouées de secours à leur amour si souvent en danger, à leur instabilité, à leurs infidélités et à leurs craintes en l’avenir. La parenthèse de Nate avec l’insupportable Lisa, ses graves problèmes de santé ou le lien flippant de Brenda à son frère maniaco-dépressif sont une partie des grandes épreuves que le couple traversera, mais sans pour autant trouver quiétude ou satisfaction. Ces rapports si compliqués existent dans la vie et il est rare d’observer de telles nuances dans un programme télé. Certes, pour comprendre ces vies souvent malheureuses, il arrive que certaines scènes se doivent d’être presque ennuyeuses afin de traduire justement la lassitude qui règne au sein d’un foyer.

La lassitude est une des caractéristiques que Nate partage avec sa sœur, Claire. La petite dernière de la famille, éternelle révoltée, sensible, ayant du mal à dévoiler ses sentiments, passera ses années d’adolescence à se chercher, à trouver sa voie, ainsi que la bonne personne avec qui partager sa vie. Tentant certainement toutes les substances possibles pour se révéler ou pour s’oublier, se testant un jour lesbienne, s’entichant régulièrement du mauvais garçon, avec le summum atteint lors de sa relation avec Billy. Jonglant entre une agressivité souvent incontrôlée et le fantasme d’être libre et libérée, c’est encore une fois l’aspect si naturel, si profond et si crédible du personnage qui fait tout simplement qu’on l’aime.

Arrive ensuite le personnage de Ruth, si drôle et si touchant, incarnant à la fois l’Amérique profonde en particulier au début de la série, mais se révélant, malgré les apparences, bien plus ouverte et plus libérée. Comme les autres membres de la famille, elle est tiraillée entre l’amour qu’elle éprouve toujours pour son défunt mari et ses nouvelles expériences. Elle rencontrera plusieurs hommes, mais c’est avec Georges qu’elle s’installera sérieusement. Malheureusement pour elle, l’homme sera frappé de maladie mentale. Ne pouvant plus supporter ses accès de folie et surtout cet assistanat perpétuel qui lui est de ce fait imposé, elle craquera bon nombre de fois. Dans ces cas-là, elle trouvera souvent refuge auprès de sa nouvelle meilleure amie, interprété par Kathy Bates. Rendez-vous compte de notre chance lorsqu’un feuilleton télé propose les échanges de cette grande actrice en interaction avec une Frances Conroy tout aussi fabuleuse. La mélancolie ambiante du personnage, son désespoir de voir les gens qu’elle aime disparaître ont amené du très grand à la série.

Enfin, mon personnage préféré et pour cause interprété par Michael C. Hall - révélé ces dernières années par Dexter - campe ici un rôle aux antipodes du tueur en série. Homosexuel longtemps refoulé, il trouve grâce à Keith le moyen, ou du moins une façon de vivre sa vie. Plein de retenue, David est le personnage le plus froid, voire le plus coincé. Clairement étriqué dans cette direction qui lui a été imposée par son père. Son quotidien sera bouleversé par une agression en saison 4 de laquelle il ne se remettra que très difficilement. Enlevé, violé et torturé, l’épisode en question est tout simplement le meilleur de la série : angoissant et déstabilisant avec un scénario et un personnage s’alignant au minimum avec un grand film. Si la carrière de Michael C. Hall devait s’arrêter demain, avec David Fisher et Dexter Morgan, l’acteur aurait déjà démontré une étendue de capacités impressionnantes.


Si les scènes de décès qui ouvrent chaque épisode ont toujours été drôles ou bluffantes, si le rapport à la mort a été incroyable de nouveautés dans cette série, si la distribution a été parfaite et a permis aux personnages d’exister si intensément, individuellement, tout en tissant des rapports forts et variés, le bilan général se fait forcément au moment de la conclusion. Et mes amis, quelle conclusion ! Durant des années, en discutant, en lisant, en surfant sur le net, la fin de Six Feet Under planait au-dessus de ma tête, comme quelque chose qui m’attendait et qui allait être complètement grandiose. J’ai eu la chance, malgré le temps écoulé depuis 2005, qu’on ne m’ait jamais révélé quoi que ce soit. Si par hasard, vous faites partie des rares à ne pas avoir encore visionné le dernier épisode, rendez-vous service et ne lisez pas la suite de ce dernier paragraphe. Alors que Nate succombe de sa maladie, que chacun est détruit, mais qu’il faut malgré tout continuer à vivre avec ce démon supplémentaire, Brenda accouche de leur petite fille et Claire quitte la maison pour New York où un avenir artistique l’attendra peut-être. Le moment des adieux est alors émouvant et nous savons que nous assistons à la fin d’une ère télévisuelle. Les Fisher sont là, le père de famille réapparaît également. Une dernière photo est prise sur le pas de la porte de cette maison si spéciale, le corbillard vert tellement associé à la série n’est plus, une page se tourne pour la famille et pour son public, dans l’émotion, Claire prend la route… Et là, je pense ne pas en faire trop en estimant que la description de ce que l’on voit à l’image serait presque une insulte, mais je le tente brièvement : avec une réalisation superbe, Claire au volant de sa voiture, écoutant la sublime chanson de Sia « Breathe me », défile sur sa longue route déserte avec une expression si complète, si parfaite et à laquelle est ajouté un montage s’accélérant au rythme du son et des images, dévoilant l’avenir tout d’abord proche, puis lointain de tous les protagonistes de la série. Variant très certainement selon l’attachement et la sensibilité de chacun, pour ma part lorsque la mise en scène des décès de Ruth, Keith, David, Rico, Brenda et Claire a eu lieu, les torrents de larmes étaient inévitables. Il s’agit alors d’un mélange de tristesse concrète quant à la disparition des personnages que l’on a aimés, mais surtout au travers de la plus jeune, c’est la projection d’une fatalité assommante.


Lorsqu’on ressent de tels sentiments grâce à une série télévisée, on ne peut dire qu’une seule chose : Merci !

Série : 16/20 - Final : 20/20

samedi 19 novembre 2011

Ally McBeal, c'est fini !

Saisons 1 à 5.


Je sais ce que vous vous dites. Alors oui, je sais, Ally McBeal s'est terminée il y 800 ans et vous trouvez que ce titre est donc aussi actuel et moderne que vos achats sur Ibazar, vos conversations via ICQ ou pire, Veronica Loubry présente à la télévision, et pourtant c'est bien en 2011 que j'ai terminé les histoires d'Ally McBeal.

A l'époque de sa diffusion sur M6, en deuxième partie de soirée si je ne me trompe pas, je n'avais jamais eu la curiosité d'y jeter un œil mais je savais que la série comptait un nombre important de fans. En la découvrant grâce à l'intégrale DVD il y a au moins sept ans, j'ai avalé avec plaisir les deux premières saisons. Puis en 2008, j'ai repris en groupe le visionnage quotidien et ce pour quatre saisons. Et nous y voilà, 2011, non sans peine, j'ai enfin réussi à mettre un point final à Ally McBeal.

Pour faire court et simple, les quatre premières saisons sont absolument géniales, drôles, attachantes et originales, alors que la dernière est catastrophique, horripilante et devient la caricature d'elle-même.

Le synopsis est assez clair puisque ce feuilleton au succès mondial, qui a révélé Calista Flockhart, raconte la vie quotidienne d'une jeune trentenaire complètement angoissée, jonglant difficilement entre le nouveau cabinet d'avocat qu'elle vient d'intégrer et des relations amoureuses bien bancales. Le fait de devoir travailler dans les mêmes bureaux que son amour de toujours, Billy, désormais fiancé à Georgia, elle-même avocate, ne lui facilite pas les choses. Heureusement pour elle, les affaires les plus folles que le cabinet a à traiter, les clients les plus dérangés qui la consultent et surtout ses patrons et collègues chacun plus délurés les uns que les autres, la divertissent suffisamment pour lui faire sortir, au moins momentanément, la tête de ses obsessions ou de sa mélancolie ambiante.

Voici le moment que je choisis pour évoquer toutes ces choses si particulières dont j'ai été fan au fil des saisons, au travers des personnages principaux de la série :

J’aime les gros effets spéciaux de cartoons. Ally est désespérée, on la voit se faire jeter dans une benne à ordures ; Ally est gênée, elle devient aussi grande qu’un pouce ; les mecs voient une bombasse blonde traverser les bureaux, leurs langues de Tex Avery et/ou leurs mâchoires se décrochent et tombent au sol !

J’aime John Cage pour tout ce qu’il est, son nez qui siffle, son – évidemment – Poughkeepsie, ce surnom de "Biscuit", ses plaidoiries de malade mental mais en fin de compte toujours justes, son âme d’enfant, ses verres d’eau, sa grenouille, ses absences, sa manière de danser, sa fessée à Nell et plus que tout, sa thérapie du sourire !


J’aime Ling qui dit tout ce qu’elle pense, qui souhaite qu’on prononce son prénom d’une certaine manière, qui est glaciale même avec les malades, qui dénigre toute minorité, n’a aucune retenue face à un juge et qui reste parfaite de supériorité en toutes circonstances !

J’aime Richard Fish parce qu’il n’aime que deux choses : le pognon et les femmes. J’aime qu’il se foute si souvent du fond en ne pensant qu’à son fric, j’aime qu’il caresse les dessous de mentons ridés, j’aime son couple avec Frimousse, j’aime son couple avec Ling et j’aime qu’il puisse provoquer des orgasmes grâce à deux doigts tripoteurs de genoux !

J’aime Elaine Vassal qui veut toujours chanter, j’aime Elaine qui veut toujours se frotter aux mecs, j’aime ses tenues, j’aime ses inventions, j’aime qu’elle écoute aux portes, j’aime qu’elle soit libérée, j’aime qu’on la remballe mais j’aime ses « Antipathique ! ».

Enfin, j’aime cette ambiance, ces affaires de cinglés, les relations entre les personnages, leur vision du monde, leur folie, l’émotion qu’ils arrivent à transmettre dans de petites bribes de moments tragiques ou nostalgiques.

Pour ce qui est des événements marquants, celui qui m'a traumatisé est la mort de Billy en plein tribunal. Si le personnage m'était clairement antipathique et que son évolution suite à son divorce, et durant la découverte de sa maladie neurologique, était devenue bien lourde, sa chute, sa fin, éclipse tout car le téléspectateur en le voyant mourir dans les bras de son premier amour, de sa meilleure amie, de sa confidente, sait parfaitement à quel point l'héroïne est à ce moment précis absolument détruite. Cette scène, ces peines, ont été de grands moments de télévision.

Malgré son immense chagrin, Ally parviendra à se relever et en saison 4, arrive l'un des meilleurs personnages que la série ait connu, en tous les cas parfaitement adapté à notre névrosée de service : celui de Larry, son nouvel amant, son nouvel amour. Pas étonnant que la sauce ait pris parfaitement, puisque l'acteur, alors débutant, n'est autre que le formidable Robert Downey Jr., devenu depuis star mondiale grâce à Iron Man ou Sherlock Holmes. Suivre une fiction comique télévisée avec un acteur de cet acabit est une valeur ajoutée énorme !


Et là, alors que la série est à ce moment précis sur des rails, Ally se fait larguer et Robert quitte la série. On a lu ci et là que les problèmes personnels de l'acteur en étaient la cause. Sans réellement pouvoir l'expliquer, il s'avère que son départ conclura 90% de ce qui était positif dans Ally McBeal. En effet, cette saison, à la si mauvaise réputation, la mérite clairement. Tout s'envole, tout part en sucette. Les scénaristes mettent les bouchées doubles pour assurer le spectacle, mais malheureusement les histoires sont faibles, excessivement tirées par les cheveux, et la pléthore de nouveaux personnages, de guests et de va-et-vient ne va qu'amplifier le capharnaüm général de cette très très mauvaise saison. Les débuts, malgré le manque de charisme de la nouvelle Jenny, le vide sidéral laissé par la nouvelle Greta, le peu d'intérêt que provoque le pourtant sympathique mais ici uniquement beau Glenn - devenu depuis star des X-men et autres Il était une fois... chez Disney - ne font pas immédiatement plonger la série. Mais au bout de quelques épisodes, c'est véritablement une bouillabaisse de merde qui nous est servie. De nouveaux personnages sont encore une fois introduits, on ne les citera pas tous même s'ils ont trouvé un rôle principal dans Cougar Town depuis. On retiendra plutôt l'incrustation du summum de la connerie avec le personnage du travesti cinquantenaire Claire Otoms, faisant à elle seule descendre le niveau de plusieurs paliers. Cette façon de parler haut-perché, comme dans un mauvais remake de la Cage aux folles, rend un grand nombre de scènes absolument insupportables. Ne s'arrêtant pas sur cette base catastrophique, on continue de plus belle en engageant le chanteur Jon Bon Jovi et l'actrice Christina Ricci, éternelle Mercredi Addams. Je n'ai rien contre ces deux personnes, mais si le premier hérite du texte le plus inintéressant de toute l'histoire de l'audiovisuel, on tente de concocter à la seconde un rôle de sous Ling, aux mêmes traits de caractère fonceur, franc et sans gêne, sauf qu'encore une fois les scénarios sont tous plus mauvais les uns que les autres. Même notre biscuit national ne s'en sort pas et se voit affubler de scènes de mariachi ridicules, donnant uniquement à l'acteur la possibilité de s'extraire de certains numéros daubesques proposés. Ceux qui restent semblent s'ennuyer ferme à l'écran et la petit pastille folle et délurée du début s'est transformée en grosse blague sans queue ni tête, offrant uniquement du surjeu. Quand une affaire juridique tente de nous décrocher une petite émotion, elle est toujours gâchée par l'incrédulité totale des situations, tout est extrême et le cabinet devenu Cage/Fish/McBeal et associés se transforme en repère de débiles mentaux avec un paroxysme atteint lors de l'épisode mettant en scène l'homme volant. Insupportable rien qu'à y repenser... La distribution est elle-même dans un tel fouillis total, que l'on a du mal à l'expliquer. Les scénaristes n'arrivaient-ils plus à s'organiser ? Ou l'ego des acteurs était-il monté si haut que les plannings de tournage n'étaient plus gérables ? Mais le fait est là, certains, pourtant très importants à l'histoire, disparaissent carrément du jour au lendemain comme Georgia, Ling ou Renée. D'autres sont exclus du semblant d'intrigue qui peut encore exister, comme Nelle, Elaine ou tous ces gens inutiles ajoutés en début de saison. Même Ally, quand elle est là, n'a que des histoires assommantes à défendre. A égalité sur le podium, sa relation avec le plombier rockeur, mauvaise copie d'anciennes relations chaotiques, mais qui ne prend absolument pas à l'image. Et bien sûr, comment trouver les mots pour désigner la cigogne qui lui balance un bébé Panettiere à la gueule alors qu'elle n'avait rien demandé, et en fait par la même occasion une maman McBeal ? Il n'y en a pas ! Ça n'apporte rien, ce n'est ni drôle, ni touchant ou crédible et peu importent les histoires d'erreurs de sperme. On s'ennuie devant notre écran et on a qu'une envie c'est que le père de Claire dans Heroes débarque et dégomme tout ce beau monde !

Heureusement, toute cette équipe sauverait presque les meubles avec un dernier épisode, qui certes ne parvient pas à être véritablement rangé dans la catégorie des 'bons' car trop proche, trop collé à ce pavé de saison tellement indigeste, mais utilise néanmoins plusieurs ressorts toujours agréables au moment d'une conclusion. L'héroïne, après l'avoir cherché pendant toutes ces années, finit sans amour et, il faut bien l'admettre, c'est triste, mais on arrive à imaginer le nouveau tournant qu'elle est sur le point de prendre. Ally, pour sauver son insupportable fille, doit déménager et quitter tout le monde. Le prétexte est nul, mais le talent de la team de base d'Ally McBeal parvient à nous arracher quelques larmes, les clins d'œil sont nombreux, les retours sympas, la musique touchante, les boulets dégagés dans une scène finale qui rappelle qu'un jour, et pendant quatre ans, Ally McBeal a su conjuguer talent, rire et émotion.


Note des saison 1 à 4 : 16/20

Note de la saison 5 : 4/20

Note du dernier épisode de la série : 14/20

dimanche 31 juillet 2011

24, c'est fini !

Saison 8.


Et oui, ça y est, l'une des plus grandes séries des années 2000 touche à sa fin et je dois dire que, comme d'habitude finalement, la huitième et dernière saison de 24 m'a convaincu.

J'ai retrouvé un Jack plus guéri que jamais, et loin de la cellule anti-terroriste. Il passe du temps avec sa petit fille Teri et s'apprête à déménager pour vivre au plus près de Kim et son mari. Les choses ne se passent pas comme prévu et Jack est contraint de rempiler. L'un de ses anciens contacts, Victor Aruz, détient des informations importantes en ce qui concerne une attaque terroriste imminente et souhaite échanger ces informations importantes contre l'éternelle immunité. Victor, tué dès le premier épisode, parvient néanmoins à donner ce qui sera la première intrigue de la saison. En effet, la présidente Taylor et le président Hassan du Moyen-Orient sont sur le point de signer un traité de paix historique. Ce qu'ils ne savent pas, c'est que la tête d'Omar Hassan est sur le billot puisqu'une menace d'assassinat pèse sur lui. Mourant dans ses bras, le suspense est directement créé puisqu'Aruz annonce que la personne désirant assassiner le président est l'un de ses proches. Au fil des épisodes, nous découvrirons, toujours avec le même procédé célèbre de 24 consistant à lâcher des révélations explosives sur la vraie identité des traîtres, qu'ils sont cette année au nombre de trois, en ce qui concerne les principaux protagonistes : le frère d'Hassan qui sera tué, Tarin, proche collaborateur et petit ami de Kayla Hassan, et Dana, analyste infiltrée à la cellule. Les douze premiers épisodes, bons, mais n'offrant guère de nouveautés par rapport aux anciennes saisons, tourneront autour de l'organisation secrète de ces trois personnages, mais aussi du retour de la célèbre Renee Walker. Cette dernière approche Vladimir, un truand lié à un fournisseur d'uranium, pour lui proposer un marché. Infiltrée pendant plusieurs heures, et au vu du passé chaotique qu'elle entretenait avec le terroriste (violence physique, morale et même sexuelle), une fois les infos récoltées, elle poignardera le trafiquant. Jack, passe un accord avec la cellule, il accepte de continuer les investigations en échange de l'abandon des poursuites contre Renee, dont il est amoureux. Il réussit à remonter jusqu'à Farhad, le chef du clan. Leurs intentions sont claires, ils ont introduit des têtes nucléaires sur le sol américain et menacent de faire exploser une bombe au cœur de Manhattan si le président Hassan ne leur est pas livré dans l'heure.

Note des épisodes 1 à 12 : 14/20

Nous passons ensuite à la seconde partie de l'histoire, avec un rythme qui s'accélère et l'explosion de la bombe électromagnétique aux portes de la cellule à la fin de l'épisode 12. Cette façon de mettre en panique les agents de la cellule attaqués sur leur propre terrain, a déjà existé dans 24, mais a été des plus réussi une fois de plus. Tout s'imbrique parfaitement : Dana est démasquée ; Cole, son fiancé doit faire face à cette haute trahison ; et surtout le président Hassan, qui apprend les intentions des terroristes, refuse la situation et se sacrifie. Dans une course contre la montre, l'agence, Chloé, la cellule, la Maison Blanche, tous font le maximum pour le retrouver, et alors qu'ils pensent toucher au but en suivant le sort du président sur internet, le couperet tombe : la vidéo était en différé et Hassan est retrouvé sans vie. A peine le temps de se remettre alors que, certes en deuil, mais soulagée que les meurtriers soient arrêtés, Dalia Hassan accepte de reprendre le flambeau de son mari pour la signature de ce traité de paix si important. La saison prend son second virage grâce à deux événements essentiels : Renee Walker, qui vient de faire l'amour avec Jack, est éliminée et les assassins compatriotes du président Hassan n'ont pas agi seuls...
Ces cinq épisodes ont été mes préférés, puisqu'ils mêlent habilement action, avec un Jack Bauer certes de plus en plus irréel, ne gardant aucune séquelle de ses blessures pourtant graves, mais aussi de véritables tensions, que ce soit pour retrouver Hassan ou pour démasquer Dana, sans oublier l'émotion au moment de cette disparition tragique et plus que jamais les organisations stressantes, rythmées et paniquées de cette politique américaine.

Note des épisodes 13 à 17 : 18/20


Nous voici dans la dernière partie de la dernière saison de 24. A la table du traité que s'apprête à signer Dalia Hassan et la présidente Alysson Taylor, se trouve la Russie. A coup de démantèlement et de preuves cachées, nous apprenons que le président Souvarov en personne en était le commanditaire. Et c'est de cela que découle le tremblement de terre frappant tous nos personnages. Jack, remonté à bloc après la mort de Renee, veut que justice soit faite. Mais la présidente Taylor qui se bat avec force et détermination depuis des années pour signer ce traité, influencée par l'ex-président Logan, ne peut plus être parfaite et tombe à son tour dans la manipulation. Son personnage devient alors l'un des plus intéressants de ces dernières années dans 24, véritablement tiraillée entre ses objectifs politiques, ses convictions personnelles et la culpabilité qu'elle éprouve à dissimuler des informations, puis même à commettre des crimes, la met dans la position la plus délicate qui soit. Dalia Hassan apprend la vérité sur la mort de son mari et devient forcément hors de contrôle et hostile aux négociations. Devant la fait accompli, la présidente Taylor, poussée dans ses derniers retranchements, devient effrayante. Elle semble prête à tous les sacrifices pour que cette journée historique soit conclue avec succès. Si elle est prise de remords tout du long, le président Logan manipule, montre ces faiblesses et l'implique toujours plus dans le complot. Je ne crois pas avoir en mémoire un personnage de la série exprimant aussi parfaitement la dualité des sentiments, alliant la force de caractère mais aussi la perte de contrôle face aux événements. Dans une scène finale grandiose et bien sûr de pure fiction américaine, cette présidente de série est finalement porteuse d'espoir puisqu'à la dernière minute, elle révèle la vérité au monde entier et refuse la signature. Une prise de conscience difficile à imaginer dans la réalité mais carrément jubilatoire à suivre.

Jack, de son côté, à partir du moment où la révélation des informations sur les Russes lui est interdite, devient, il fallait s'y attendre, seul au monde. Il souhaite plus que tout retrouver les coupables et que justice soit faite. Son désir de vengeance est palpable et les massacres nombreux. Rien ne l'arrête, et même Chloé, son infatigable alliée depuis des années est prise de doutes. Il n'en démord pas et obtient la preuve de l'implication du président Logan et des Russes. Chloé parvient une fois de plus à le raisonner alors qu'il souhaitait assassiner Suvarov. La tâche est difficile pour le duo car Pilar, sous les ordres de Logan, est placé à la cellule. Si c'est à la présidente que l'on doit un retour au calme, Chloé O'Brian a une fois de plus été l'atout majeur de la série. Sa mauvaise humeur, sa loyauté, ses mimiques et bien sûr son efficacité, en font un de mes personnages préférés, toutes séries confondues. Son actrice, Mary Lynn Rajskub, sait tout transmettre : sa crise de larmes et de panique avant de devoir tirer sur Jack afin de sortir la preuve qui sauvera la situation a été grandiose. Je pense que l'on peut réellement remercier les scénaristes d'avoir introduit ce personnage il y a des années, car il a effectivement tiré la série vers le plus haut.



Note des épisodes 17 à 24 : 16,5/20

Au final, la présidente s'excuse auprès de Jack et annonce qu'elle va devoir démissionner. Jack n'a plus le choix, il doit s'enfuir, car les Russes, jamais, ne le laisseront vivre sa vie. Après un appel d'adieu des plus touchant entre Chloé et Jack, celui-ci disparaît...
J'étais heureux de retrouver Renee Walker pour une dernière saison, satisfait des nouveaux arrivants Arlo, Cole, Omar et Dalia. Pour Dana, si l'actrice n'est pas forcément ma tasse de thé et que son histoire était déjà vue (cf. Nina), sa chute a été passionnante. Pour finir, je ne peux que saluer la prestation de Cherry Jones dans le rôle d'Alisson Taylor, remercier les scénaristes pour toutes ces saisons si palpitantes, penser très fort aux personnages géniaux qu'on y a croisés comme Tony, Michelle, Buchanan et l'unique Chloé O'Brian, reconnaître enfin que Kiefer Sutherland, alias Jack Bauer, a vraiment plus de vies que tous les chats de New-York réunis. Ses aventures me manqueront...

vendredi 4 mars 2011

Kyle XY, c'est fini !

Intégrale - Saison 1 à 3.


Avec deux ans de retard, je me suis replongé dans Kyle XY et ce depuis sa saison une. Dès ses débuts en 2006, j'avais accroché à cette histoire et je ne regrette pas d'avoir visionné l'intégrale.

Kyle XY met en scène, dans sa saison une, un personnage bien particulier, interprété par le sympathique Matt Dallas. Déambulant dans la forêt, nu, Kyle semble complètement perdu et personne ne sait d'où il vient. Repêché par un centre social, ses interactions avec les gens qu'il y rencontre lui indiquent comment s'exprimer, comment se comporter. En effet, le jeune garçon a tout à apprendre, il n'a aucun souvenir, ne maîtrise rien. De plus, une caractéristique intrigue encore davantage puisqu'il n'a pas de nombril. Face à Nicole Trager, psychiatre, il s'ouvre doucement et la relation forte des deux personnages entraînera la mère de famille à le ramener chez elle, puis à l'adopter. Kyle gagne alors une mère, un père Stephen, une sœur de son âge, Lori et un frère, Josh. D'abord réticents, puis grâce à sa gentillesse, à sa naïveté et à son intelligence surdéveloppée, chaque membre de la famille tombera sous son charme. Au rythme des épisodes et des rencontres avec Amanda, la tête de fromage qui lui sert de voisine et qui deviendra son grand amour, ou encore Declan, petit ami de Lori et futur meilleur copain, chacun aura le loisir de constater à quel point Kyle est un être exceptionnel, pourvu d'aptitudes, puis de pouvoirs extraordinaires.

D'où vient Kyle ? Cette grande question sera la trame principale de la première saison. Comment expliquer ces choses étranges qu'il est capable de réaliser ? Avec l'aide d'un homme mystérieux, Tom Foss, il découvrira qu'une organisation secrète, Zzyzx l'a créé génétiquement. Il est, en effet, né dans une éprouvette, a grandi dans un caisson jusqu'à ce qu'il s'échappe. Son « père » Adam Baylin disparaîtra mais aura eu le temps de montrer à Kyle les grands exploits qu'il réussira à accomplir s'il s'entraîne. Le destin de Kyle : être un génie !

Après cette très bonne première saison, Kyle découvre qu'à l'origine, ils étaient deux. Un second projet était en cours. Rebaptisée Jessi, celle-ci sera l'intrigue principale de cette seconde saison et gardera une grande importance jusqu'à la fin. En effet, comme Kyle qui continue d'évoluer et d'en connaître un peu plus sur son histoire et ses pouvoirs, Jessi partira à la recherche de ses origines, rencontrera sa créatrice et tentera de dominer ses différentes pulsions avec plus ou moins de succès. Quel est le rôle de Latnok ? Peuvent-ils lui faire confiance ? Qui est ce mystérieux Cassidy ? Telles seront les grandes interrogations de ces deux saisons. Parallèlement – et c'est une force dans Kyle XY –, une part importante des épisodes est entièrement destinée aux relations humaines. Il n'est pas rare que l'aspect fantastique soit complètement laissé de côté au profit des différentes histoires d'amour, d'amitié et de famille. Ainsi, dès la saison 2, nous faisons la connaissance d'Andy qui interprète la petite amie de Josh. Celle-ci s'avérera être un personnage tout aussi attachant que Josh, puisqu'en plus d'être originale, drôle et loin des clichés adolescents, Andy est atteinte d'un cancer. Forte mais fragile, les scènes d'émotion deviennent nombreuses. Declan et Lori, Kyle et Amanda/Fromage, puis Kyle et Jessi en fin de série, forment les différents couples qui s'entremêlent et rythment la maison des Trager.

En conclusion, j'avoue sans rougir ma passion pour cette série. Conscient de son potentiel détestable sur bien des points, en particulier la tendance gnan-gnan souvent visible au travers des parents Trager ou d'Amanda/Fromage, je leur trouve des excuses car en comparaison avec d'autres séries pour adolescents, nous sommes d'une part bien loin de la niaiserie ambiante de séries comme Smallville et d'autre part au travers de personnages sarcastiques comme Jessi, Lori, Josh et Andy, le balancier penche facilement vers l'agréable. Matt Dallas et le casting justement ne sont pas étrangers au plaisir que j'ai pris devant cette série qui, sur le papier, n'a peut-être rien d'exceptionnel, mais qui au travers de ces acteurs frais, de talent et bien écrits, nous font passer de la comédie au fantastique en mêlant habilement les différentes intrigues. Malgré les rumeurs, la conclusion de la série ne viendra jamais et il faudra, malheureusement pour nous, rester dans le flou et placer Kyle XY dans le tiroir des séries laissées en suspens où trônent déjà Tru Calling, Heroes, Les 4400 ou plus récemment Flashforward. Un foutage de gueule énorme de la part des chaînes de télévision envers leur public. Faut-il le rappeler ?!


Note de la série : 16/20

jeudi 3 mars 2011

Nip Tuck, c'est fini !

Saisons 1 à 6.


Avec l’achat du septième coffret de la série, j’ai pu terminer la sixième et dernière saison de Nip Tuck. Comme tout le monde le sait, la série raconte le quotidien de Sean McNamara (Dylan Walsh) et Christian Troy (Julian MacMahon), chirurgiens esthétiques.

Il existe selon moi deux regroupements à faire sur la qualité et l’intérêt de la série, regroupements faciles puisque le premier concerne les trois premières saisons et le second, logiquement, les trois suivantes.

L’âge d’or : 2003/2006. La première saison nous lance un nouveau feuilleton original, drôle, sexy, visuellement nouveau, mêlant habilement voyeurisme et profondeur, provocation et esthétisme. On y fait la connaissance de deux médecins, amis depuis la fac qui ont monté une clinique de chirurgie esthétique. Nous entrons dans la famille de Sean, marié à la rachitique Julia et leurs deux enfants : Matt au physique atypique et la décorative Annie. Très vite, Christian se révélera être le père biologique de Matt. L’abominable liaison secrète et ancienne de quinze ans refait surface et il est temps pour chacun de gérer sa crise intérieure. Travaillant et vivant pour ainsi dire ensemble depuis toujours, la proximité de Sean et Christian influe directement sur leurs décisions, mais aussi sur le quotidien de tout leur entourage : Matt et Julia dont les positions sont les plus délicates, ainsi que Kimber – bimbo et femme à temps partiel de Christian -, ou encore Liz – anesthésiste de la clinique.

Si ces histoires familiales et amicales occupent beaucoup d’espace, la trame de fond - notamment par le biais des patientes siliconées que les deux hommes opèrent - est avant tout le sexe. Christian a en effet un goût certain pour les plaisirs de la chair. Son charme naturel, sa classe, sa tchatche et sa situation financière aisée en font un tombeur redoutable. Si jusqu’ici on pouvait additionner les problèmes relationnels des personnages et leurs aventures sexuelles, les auteurs y insèrent des éléments scénaristiques alliant suspense et meurtres dès le premier épisode. Les sublimes décors extérieurs de Miami, les plantes sulfureuses qui agrémentent le casting, les voitures de luxe, le chaos de la nuit, ses excès, la bande originale des plus classieuses, ont lancé une première saison sûre d’elle et branchée.

Les téléspectateurs du monde entier (et « votre humble serviteur ») n’ont pas eu à hésiter pour entrer directement dans une deuxième et troisième saison. Deuxième et troisième saisons qui, si l’on n’en croit l’avis des internautes, vont diviser son public. En effet, parallèlement aux histoires de nouveaux Wilbur et autres travestis ou bien sûr aux opérations chirurgicales à la pointe de la technologie et nous donnant toujours plus accès à l’intérieur du corps humain, une grande ligne directrice va faire son apparition pour les deux années à suivre. Si, dès ses débuts, Nip Tuck n’a jamais eu une direction linéaire vendant la chirurgie esthétique au premier degré et sans aucun contrepied critique, un nouveau personnage va « trancher ». Le « Carver » ou « Découpeur » y fait sa loi. Il s’attaque principalement à des jeunes filles mettant l’apparence au centre de leurs préoccupations. Caché par un masque blanc et une tenue noire, non sans rappeler les criminels des films d’horreur cultes de nos jeunes années, il les agresse en les mutilant. Sa signature n’est autre que le sourire de l’ange. Sean, essayant tant bien que mal de représenter la morale à l’intérieur de McNamara/Troy, se propose bénévolement de reconstruire ces victimes. Pourtant prévenus par le « Découpeur », les deux chirurgiens surmédiatisés devront payer le prix de leur engagement. Les deux amis se feront tour à tour agressés et pire que tout, Christian sera violé. Au fur et à mesure du temps, le suspense monte d’un cran, la police en la personne de Kit McGraw ne lâche pas, et jusqu’aux derniers instants de la troisième saison, le téléspectateur cherchera les indices lui permettant de démasquer le tueur potentiel. Comme attendue, l’identité non pas « du » mais « des » tueurs sera à la hauteur puisque la surprise est totale. Le nouveau collègue vite détesté Quentin Costa et sa complice Kit finiront par révéler leur identité, s’acharneront sur la pauvre Kimber en robe de mariée et chose peu commune à la télévision, s’en sortiront à l’autre bout du monde sans aucun retour.

Si j’ai évoqué la division des réactions, c’est que contrairement à mon entourage et à moi-même, une partie du public a regretté la direction prise par ces deux saisons. Trop de meurtres, trop de suspense, trop d’horreur, trop de sérieux, pour un scénario qu’ils préféraient plus léger. Pour ma part, après une première saison sympathique et sulfureuse, j’ai adoré ce récit haletant, sans compter que parallèlement au « Carver », bon nombre de personnages ont eu l’occasion soit d’évoluer, soit de vivre des histoires extérieures tout autant intéressantes, qu’elles soient légères ou profondes.

Arrivent les deux saisons suivantes dont je garde très peu de souvenirs clairs. Je retiens de la numéro 4 un bordel sans nom, un fourre-tout incroyable et qui sera pour moi, le déclin de Nip Tuck. Pourtant, à partir de la saison 5, Sean et Christian déménagent et montent leur nouvelle affaire à Los Angeles, ce qui aurait pu renouveler les scénarios. La saison 6 que je viens de visionner, malgré une première partie plutôt sympathique, utilisera toujours le même ressort, lassant le téléspectateur par ces nombreux changements et retournements de situation peu appropriés.

Je ne m’attarderai pas pendant des lignes et des lignes sur cette ultime histoire, tant elle n’aura pas été passionnante. En gros résumé : Sean, après s’être entiché d’une jeune psychopathe manipulatrice – Teddy – elle-même assassinée dans les bois par un autre taré, tente de se suicider, perd pied, devient alcoolique, recouche avec Julia (fiancée à un vieux et toujours plus insupportable), entretient une aventure sexuelle avec Kimber, se dirige vers l’humanitaire avec Curtis, et pour la sixième saison consécutive, emmerde son monde avec des crises de doute sur l’intérêt de sa vie et de son métier. Lassant. Christian, quant à lui, n’en est pas moins caricaturalement détestable tant ses traits de caractère et réactions sont prévisibles et manquent de dosage. Soigné de son cancer inexistant, après avoir largué Liz comme une chaussette, le chirurgien étale son ego d’épisode en épisode en se plaignant de Mike – nouvel amant bombe sexuelle de Kimber - fait envoyer son fils en prison, manipule son monde pour s’en sortir financièrement, tente de s’envoyer toujours autant de filles, dont Julia, pour finalement – ô surprise ! – se remettre avec Kimber. Cette dernière, ex-star du porno, ex-droguée, ex de Matt , ex-tout, laisse une fois de plus sa fierté au vestiaire en se prosternant devant son Christian toujours plus odieux. Enceinte, forcée d’avorter, à nouveau larguée, Kimber saute d’un bateau. Perdue en mer, elle sera déclarée morte et quitte la série quelques épisodes avant la fin. Nous retrouvons un Christian qui, sans surprise, ouvre les yeux sur ce grand amour pur et éternel qu’il avait pour Kimber, mais qui ne l’empêche pas pour autant de coucher avec sa propre mère. Mère interprétée par une Mélanie Griffith insupportable de niaiseries, et qu’on essaye, comble du comble, de nous vendre comme étant une petite campagnarde naturelle et sans artifice. C’te bonne blague ! Enfin, Matt, dont la base, il y a six ans, avait un réel potentiel, s’est transformé peu à peu en un ramassis de problèmes existentiels tous plus graves les uns que les autres, sans aucun rapport entre eux et qui atteignent leur apogée dans cette saison 6. Après les 2 papas, les aventures sexuelles avec des femmes mûres, des travestis, des transsexuels, des hommes, après les différentes addictions à toutes sortes de produits illicites, les phases de manque, de maladie, le meurtre, les nazis, les coucheries avec sa belle-mère, l’appartenance à une secte de scientologues etc., Matt se pose enfin et devient… mime. On aurait pu y croire, mais évidemment non ! Au bout de quelques jours dans ce costume ridicule, il se met à braquer et finit violé en prison, avant de vouloir changer de sexe. Après le meurtre de son macro, l’éternel adolescent au regard bête se retrouve à l’extérieur toujours paumé, tentant de s’occuper de sa petite fille Jenna, vendant de la moquette, se fiançant à une sainte-nitouche, proclamant une fois de plus des gros changements de vie qui, comme toujours, ne tiendront pas. Ava Moore, personnage important des premières saisons, refait surface et Matt la récupère grâce à un chantage débile. Dès la mi-saison, Ava représente parfaitement et grossièrement ce que les scénaristes de Nip Tuck préparent pour tirer leur révérence, à savoir jouer de la surprise et de la nostalgie. Ce procédé fonctionne souvent très bien - en particulier sur moi - mais ici, TOUS les personnages marquants du show ont droit à un revival sans intérêt : Julia, Annie qui mange ses cheveux, Mike, Erika, Ava donc et même Escobar. La série se termine sur la séparation de McNamara et Troy, puisque Sean, poussé par son entourage, part s’engager dans l’humanitaire à l’autre bout du monde. Christian continue de s’occuper d’opérations chirurgicales en s’associant avec Liz, elle-même enceinte grâce à Sean… Ces dernières lignes suffisent à démontrer à quel point Nip Tuck s’est encroûté de saison en saison.

Sur ces dix-neuf derniers épisodes, si les premiers coulent plus ou moins bien, que ces dix derniers sont mauvais (excepté le numéro 16 se déroulant entièrement dans le cabinet d’un psy), c’est l’épisode 10 qui tire son épingle du jeu grâce à Liz qui tape complètement juste dans son monologue face à Christian, et surtout à un guest de choix Eric Stonestreet (révélé avec son rôle de Cameron dans Modern Family) accusé à tort pour un horrible viol, il finira sur la chaise électrique arrachant des larmes aux téléspectateurs.

En conclusion, vous l’aurez compris, Nip Tuck était une série qu’il était temps de finir. Les trois premières saisons ont été exceptionnelles. Désirant retrouver la fraîcheur de ses débuts, puis se renouveler, la mayonnaise prend difficilement. Le défaut principal de cette deuxième moitié et le manque de lignes directrices pour les personnages en eux-mêmes, les rapports qu’ils entretiennent et les choses qui leur arrivent. Tout le monde aura couché avec tout le monde. Aucune sexualité ne reste stable. Les personnages finissent toujours par faire marche arrière dans ce que l’on pensait être leur évolution, trahissant ce qu’ils avaient un jour entrepris. Sean et Christian perdent de leur attrait physique et même moral. Leur relation amicale, voire familiale, devient toujours plus bancale. Les événements extérieurs, que ce soit les patients et les intrigues principales quand elles tiennent debout, relèvent de l’exception.


Notes des épisodes :
1 : 13,5/20 - 2 : 13/20 - 3 : 14/20 - 4 : 13,5/20 - 5 : 13,5/20 - 6 : 13,5/20 - 7 : 13,5/20 - 8 : 12/20 - 9 : 12,5/20 - 10 : 16/20 - 11 : 12,5/20 - 12 : 8/20 - 13 : 7,5/20- 14 : 13,5/20 - 15 : 6,5/20 - 15 : 12/20 - 16 : 14,5/20 - 17 : 9,5/20 - 18 : 8/20 - 19 : 9,5/20

vendredi 14 janvier 2011

Lost, c'est fini !


Attendant la sortie du sublime coffret blu ray de l'ultime saison de Lost à l'hiver dernier, la mission aura été de ne pas être spoilé sur le final de la série qui a peut-être le plus fait parler pendant ces années 2000. Gagné, jusqu'en ce mois de janvier, rien ne sera parvenu à mes oreilles malgré 1000 occasions heureusement déjouées.

Pour rappel, après l'écrasement du vol 815 d'Oceanic Airlines sur une île déserte, les survivants doivent apprendre à cohabiter et survivre dans cet environnement hostile. Les personnages ont chacun un lourd passé révélé dans les épisodes par des flashbacks.

Au fur et à mesure du temps, les survivants devront faire face à des ours polaires, à un monstre de fumée noire et à un autre groupe d'habitants bien mystérieux, « les Autres ». Leur première grande découverte sera celle d'une trappe celée. Elle regorge de nourriture, est équipée d'un confort certain et aidera à la découverte du projet Dharma, à savoir un regroupement de scientifiques venus s'installer dans les années 70 à l'intérieur de plusieurs stations pour étudier et tester bien des domaines, des animaux au comportement humain sans oublier la météo ou encore l'électromagnétisme. Ils sont à l'origine de nombreuses manifestations étranges sur l'île. Après bien des conflits entraînants morts et suspicions entre les différents groupes allant des survivants de l'avant aux survivants de l'arrière, à l'équipe de sauvetage et surtout avec les « Autres », six des héros parviennent à quitter l'île. Les flashbacks présents depuis la création de la série et racontant le passé des survivants sont alors remplacés par la vie des 6 de retour dans leur quotidien citadin. Parallèlement, nous découvrons que les rescapés restés sur l'île ont voyagé dans le temps et vivent au sein du projet Dharma initial. Au final, contactés par Benjamin Linus, les fameux 6 acceptent pour sauver leurs anciens compagnons de retourner sur l'île.
Ce résumé est des plus basique mais ce sont pour moi les grandes lignes à retenir sans entrer dans les détails de la série la plus dense qui soit.

Notre nouvelle saison 6 est découpée en deux parties distinctes : La vie des héros sans crash et la suite directe de leurs aventures sur l'île.

Deux aspects, deux histoires, deux finalités, deux conclusions et malheureusement deux impressions.

Sur l'île :

Enfin, nous apprenons les origines du bien représenté par Jacob et du Mal représenté d'abord par la fumée noire. Jacob est né sur l'île ainsi que son frère jumeau. Recueilli par une femme qui a tué la véritable mère des deux garçons, ils vivront en trio les premiers temps, elle leur montrera la grotte dont jaillit la lumière, celle qui est le cœur et la source de l'île, ils en sont les gardiens.
Trahi par cette femme, le fameux frère l'assassine. Pris en flagrant délit par Jacob, ce dernier le frappe et le fait tomber dans l'eau qui l'emportera dans le fond de cette grotte. La fumée noire en ressortira. Ce frère qui voulait quitter l'île a alors le pouvoir de faire le mal.

Durant toute sa vie, Jacob a alors une certitude : un jour, son frère se vengera ; s'il y arrive, il faudra de nouveaux gardiens à la protection de l'île. Il se met alors à la recherche de candidats, des individus fragiles qui lui ressemblent, qui ont une faille en eux, il les observe toute leur vie jusqu'au jour fatidique du crash où il les fait rencontrer l'île. Tout ce que nous nous demandions sur le pourquoi de ce crash, le pourquoi de ces naufragés en particulier nous est révélé : Jacob les a tous choisis pour sauver la lumière.

Jacob avait raison puisque le Mal a manipulé Benjamin Linus et il s'est effectivement fait assassiner. Grâce à Hurley qui communique avec les morts, les messages passent et Jack peut se porter volontaire en nouveau protecteur de l'île.

Si Jacob a trouvé son remplaçant, « l'homme en noir » a besoin également d'enveloppes charnelles pour se matérialiser. Il se servira du corps de John Lock. Son acteur Terry O'Quinn, brave monsieur en chaise roulante en saison une devient donc pour cette ultime partie et pour notre plus grand plaisir le « méchant » de la saison, et même de toute l'histoire. Le frère de Jacob qui savait prendre la forme des défunts a usé de cette technique auprès de bon nombre de survivants afin de les manipuler. Désormais, tout le monde sait que le vrai Lock est mort mais les intentions de ce « Bad Lock » ne sont pas claires. Certains comme Claire ou Sayid le suivront jusqu'à frôler la folie.
Son but: quitter l'île et la détruire. Tous ont un jour ou l'autre répondu présents au recrutement. Jacob et les fantômes (la femme de Richard, Michael...) qui hantent Hurley n'auront qu'un message clair au long des 15 épisodes : empêcher ce Lock de quitter l'île, sous peine que tous finiront en enfer.

Tour d'horizon des personnages.

A retenir : La première partie de la saison tout d'abord se déroule au temple. Leur chef, Dogen en est le responsable missionné par Jacob. Il se fera tuer par Sayid, atteint par le mal des ténèbres. Ce même mal a atteint Claire qui vit aux côtés de « Lock », depuis que ses amis ont quitté l'île. Sans explication, ce mal finit par s'atténuer puisque l'un comme l'autre finiront par retrouver au moins une part de leur personnalité ,voire feront preuve d'altruisme.

Une nouvelle équipe fait également son arrivée sur l'île, celle de Charles Widmore. Tout comme Ilana et Richard, le père de Penny a une mission ordonnée par Jacob. Il doit sauver l'île en y amenant Desmond qui est l'arme ultime. Il résiste à la puissance magnétique.

Qui dit saison ultime, dit bien sûr disparitions tragiques. Depuis que Sun a quitté l'île, elle n'a jamais retrouvé son mari. C'est enfin chose faite. Heureux, ils envisagent un avenir avec leur enfant que Jin n'a jamais connu. A ce moment, mené par Sawyer, il est temps de ne plus suivre ce Lock si mystérieux. Alors que le groupe feignait la conciliation, nos héros prennent les choses en main, se sauvent avec le sous-marin de Widmore. C'est exactement ce que « Lock » avait prévu puisqu'il a placé une bombe dans un des sacs. Sayid se sacrifie et explose à l'intérieur du sous-marin. A peine le temps pour nous de nous remettre de la mort de ce personnage fort que le couple coréen qui venait à peine de se retrouver se voit pris au piège par les eaux et nous offre par la même occasion la plus grande scène de la saison. Coincée, condamnée, en larmes, Sun ne sortira plus. Son amour l'emportant, Jin restera à ses côtés pour une mort commune, main dans la main. Nous assistons, médusés à une scène d'émotion comme Lost n'en avait offert que très rarement. Le retour des naufragés Sawyer, Kate, Hugo et Jack sur la plage n'en est pas moins émouvant. Face à la mort de leurs amis, leurs larmes douloureuses accompagnent les miennes. Grand grand moment !

Fin de l'histoire validée :

Alors que Desmond échoue dans la grotte de lumière, Jack, aidé par Kate, réussit à tuer l'homme en noir, toujours dans la peau d'un Lock, soudainement moins invincible que prévu. L'affrontement final tant attendu est finalement assez moyen. Comme l'île tremble toujours, Jack redevient le superhéros qu'il n'était plus et se sacrifie dans la caverne hilare aux merveilles, sauve Desmond et passe le relais de protection à Hurley qui – quel beau cadeau ! – passera donc sa vie sur l'île avec Benjamin Linus. Youhou !

Pourquoi valider cette partie de l'histoire ? Tout d'abord, ayant suivi en direct les diffusions de la série aux États-Unis, je ne me souviens pas suffisamment de détails qui ne colleraient pas particulièrement à cette fin. Ensuite, Jacob et son frère noir sans nom ont orchestré, l'un, l'arrivée des naufragés, l'autre, aidé par Dharma, tout ce qui semblait exceptionnel sur l'île. Nous avons nos réponses, Jacob était ce grand manitou bienfaiteur qui protège cette lumière, cela dit mal définie. La fumée naît d'une erreur, voulait s'enfuir de cette île et a tout fait pour y arriver. Au passage, on nous explique les apparitions des morts, les squelettes de la crypte, les cailloux blancs et noirs... Il est un fait que le côté hyperpuissant de Jacob aurait pu être expliqué davantage, en particulier quand on observe que ces deux successeurs Jack et Hugo ne sont en rien transformés... Mes chers amis, si tels étaient nos uniques problèmes de compréhension avec cette saison 6, nous pourrions être bien satisfaits du voyage mais c'était sans compter le monde parallèle ajouté à la série...

Le foutage de gueule :

Dès le premier épisode, une vie « à côté » nous est dévoilée. Vite, il devient compréhensible qu'il s'agit des événements vécus par tous les passagers d'origine de l'avion, morts ou vivants sans que le crash n'ait eu lieu.

Ainsi, nous découvrons :
- Kate toujours en fuite pour un meurtre qu'elle n'a pas commis.
- Jack égare le cercueil de son père, tout juste décédé et s'occupe de son adolescent de fils.
- Jin, dans les magouilles financières du père de Sun, avec laquelle il n'est pas marié.
- Lock, lui sur le point de se marier et toujours en fauteuil.
- Hurley superpuissant.
- Rose, employée de recrutement; Bernard, médecin.
- Sayid, négociateur d'une compagnie de pétrole et frustré par le mariage de Nadia avec son propre frère. Toujours meurtrier à ses heures et donc en cavale.
- Benjamin, professeur d'histoire s'occupant de son père malade.
- Sawyer et Miles, devenus flics.
- Desmond, bras droit de Charles Widmore.
- Charlie, toujours rock star défoncée.
- Eloïse, mariée à Widmore et mère de Dan.
- Libby, internée dans un hôpital psychiatrique.
- Ana Lucia en flic corrompu.
- Shannon et Boone, bien vivants.

Tout ce beau petit monde évolue loin des préoccupations d'une île déserte. Le mystère est alors total. Si on se dit effectivement que cette nouvelle intrigue a peut-être été ajoutée pour être fermée plus simplement et plus génialement que les mystères principaux, il n'en reste pas moins que la pari est réussi puisque durant 17 épisodes, on ne fait que se demander comment cette vie-là est possible, que s'est-il passé ? Comment ces événements seront imbriqués dans la vie des naufragés ? On nous fait dévier de l'intérêt principal, mais puisque Jacob et son frère ont donné la clé de leurs agissements, pourquoi pas ?! Surtout que l'évolution est intéressante, à coups de flashs, en particulier quand les naufragés à la mémoire perdue se croisent, peu à peu, les souvenirs reviennent. Emmenés par Desmond et Hugo, la réunion finale approche, chacun se souvient de son aventure sur l'île. Claire accouche d'Aaron et retrouve Charlie; Sawyer embrasse l'ex-femme de Jack, Juliette; l'enfant de Sun est sauvée. Tout le monde n'a plus qu'à se rejoindre pour nous donner l'explication à cette seconde existence. Grâce à Jack, qui sera le dernier à se souvenir de l'île, nous recevons la réponse que l'on espère divine tant l'impatience est grande. Son père lui apparaît. Son père est mort, comment peut-il le voir ? Il est mort aussi, au revoir !

Donc nous v'là bien. Tout a bien existé, Jack a bien sauvé l'île puis, il est mort. Ses compagnons de fortune ont tous existé aussi et ils sont morts avant ou après lui, mais ils sont donc morts. Comme les plus grands moments de leurs vies respectives se sont déroulés ensemble, ils se sont fabriqués cet endroit pour demeurer ensemble...

Tout être normalement constitué se demande alors à quoi a servi cette vie parallèle où Sun se fait tirer dessus, Sawyer est l'agent Hooker, Libby se retrouve chez les fous etc. A rien. C était un pré-paradis je suppose. C'est surtout une grosse merde ! Il s'agissait ici juste d'un prétexte pour inventer des situations qui n'existent pas et qui n'ont donc aucunement besoin d'être expliquées.
Vous remarquerez que dans ce giga foutage de gueule, les scénaristes n'y vont pas avec le dos de la cuillère puisque non contents d'inventer du n'importe quoi rêvé à leurs personnages, ils en changent même le passé. Si l'île et les événements qui s'y sont déroulés ont existé, que les héros y sont morts avant ou après Jack et qu'à ce moment, ils ont fabriqué ce rêve le temps de tous se rejoindre, pourquoi le passé pré-crash a été changé ? Pourquoi Jack a un enfant ? Pourquoi Sun et Jin ne sont pas mariés ? Comme ce monde n'existe pas, la supercherie peut-elle être entière à ce point ? Même ces retrouvailles idéales dans l'au-delà me laissent perplexes. Que des relations très fortes se soient faites sur l'île, ça ne fait aucun doute mais que ces gens, après une vie remplie (pour ceux morts longtemps après Jack donc...) se retrouvent à ne vouloir n'être qu'avec les survivants de leur crash d'antan me laisse bien triste pour eux. Sawyer était donc entouré de personnes qu'il aimait plus que tout, Rose était la meilleure cop's de Claire et Vince est un chat !


En conclusion, J.J Abrams, créateur de la série s'est sabordé tout seul. A force d'ajouter des saisons à sa superbe série, il s'est imposé un ajout d'intrigue qui aurait pu être grandiose, conclue incroyablement mal. Il faudra retenir de Lost tant de choses géniales : un casting qui s'est amélioré d'année en année, un univers incroyable, des retournements de situations à ne plus en dormir la nuit et un Jack Shepard tellement insupportable à ses débuts qui a fini par porter la série à bout de bras, un John Lock exceptionnel, un Benjamin Linus des plus atypique, une musique toujours mieux maîtrisée, un ensemble égal, profond et esthétique.
Alors comment une réussite pareille peut finir dans une explication aussi vaseuse ? Ah oui, comme ça !