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samedi 2 juin 2012

Desperate Housewives - Kathryn Joosten est décédée !



Alors qu'elle vient de clôturer la dernière saison de Desperate Housewives, l'actrice Kathryn Joosten, connue pour son rôle de Karen McCluskey vient de succomber à son cancer du poumon, à l'âge de 72 ans.

La liste des séries auxquelles la comédienne a participé durant sa carrière est impressionnante. Il y eut bien sûr À la Maison Blanche, mais aussi Ally McBeal, Buffy contre les vampires, Dharma & Greg, Scrubs, X-Files, Amy, Monk, Charmed, Will & Grace, Grey's Anatomy, Gilmore Girls, Malcolm, Earl et beaucoup d'autres.

Il faut dire que Kathryn Joosten cumulait deux choses importantes : elle avait une vraie gueule et du talent. Alors qu'elle n'était qu'un second rôle dans le quartier de Wisteria Lane, elle parvenait à être dans les favorites du public. Son travail sur Karen était soigné et diversifié, à la fois très drôle mais aussi souvent touchant. Elle remporta d'ailleurs un Emmy en 2005.

Avec un pincement au coeur pour la mort de cette femme qui inspirait véritablement la sympathie, amusons-nous une dernière fois avec Karen !

lundi 21 mai 2012

Desperate Housewives, c'est fini !


Saisons 1 à 8.


Pour bien des sériephiles, ce titre doit résonner de manière particulière : Desperate Housewives, c'est fini ! Pour comprendre l'espèce de nœud marin qui se forme à l'intérieur de notre estomac à l'idée que nous ne retrouverons plus les quatre femmes au foyer de Wisteria Lane et leurs proches, il faut, pour sûr, revenir à la genèse de la série.

Nous sommes à la rentrée 2004 et découvrons non seulement quelque chose de complètement nouveau mais qui va révolutionner notre façon de regarder des séries à la télévision. En effet, pour beaucoup, Desperate Housewives sera représentatif de notre génération, nous, jeunes adultes qui, pour la première fois, grâce à Internet, allons suivre chaque semaine, un programme événement, presque simultanément avec 25 millions d'américains.

Certains avaient commencé à s'immerger avec les dernières saisons de Friends, Six Feet Under ou le début des aventures de Jack Bauer, mais 2004, les mecs, débutent Lost et Desperate Housewives ! Une révolution ! Je n'sais pas vous, mais j'en serai presque déjà nostalgique.

Dès son générique soigné et original, nous comprenons que le drama et la comédie télévisuels vivent un tournant. La passion qui naît autour de la série est proche de ce que nos parents ont dû vivre 20 ans auparavant avec Dallas. L'ajout au système addictif déjà existant qui est peut-être né dans ce genre de programme est bien sûr la modernité et l'humour. Si aujourd'hui, avec les chaînes du câble et les presque 10 ans qui ont passé, les provocations vont plus loin et que le public est davantage bousculé dans des séries hyperviolentes, hypersexuelles, hyperdécomplexées (Skins, Dexter, Breaking Bad, Californication, True Blood...), rétrospectivement le quartier bourgeois de Fairview, malgré un traité d'image volontairement plus policé, avait déjà cet avantage d'évoquer de nouveaux sujets tabous et sans qu'ils soient décriés ou pointés du doigt. Les héroïnes contemporaines peuvent désormais abandonner leur fils homosexuel sur le bord de la route, tromper leur mari avec un jardinier adolescent en profitant uniquement du compte en banque chargé de leur conjoint trahi, droguer leurs enfants hyperactifs pour avoir la paix, soudoyer et faire chanter, tester des sexualités plus extrêmes et surtout pêcher, boire, incendier, mentir, avorter, tuer ou se suicider. Desperate, programme d'avant-garde ? Franchement, on peut le dire. Imperfections et échecs sont au rendez-vous.


Pour ce qui est du scénario, il jongle entre les 4 femmes : Susan, Bree, Lynette et Gaby. L'une est seule, les trois autres mariées mais toutes dans la tourmente. Il faut dire que dès le premier épisode, leur meilleure amie et voisine, Mary Alice Young se tire une balle dans la tête. Dans un décor où l'apparat est roi - cette jeune femme suicidée, dont la vie était en fait, établie sur bien des mensonges et autres secrets -, découvrir la vérité est difficile et le scandale n'est jamais loin. Ce schéma sera répété durant 8 ans.

Huit années qui n'ont malheureusement pas toutes la même saveur. Sans me replonger littéralement dans les 180 épisodes de la série, il me semble que c'est véritablement à partir de la saison 6 que la prévisibilité des situations et la caricature des personnages sont devenus dérangeantes. Retour.

Première année : Géniale ! Mary Alice s'est suicidée parce qu'on la faisait chanter, elle n'est pas la mère du garçon qu'elle a élevé, la véritable maman chérie est enterrée sous la piscine du jardin.
Seconde année : Les Applewhite emménagent et occupent la cave. Rex est mort, un psychopathe pharmacien fait son entrée dans la vie de Bree. Andrew veut détruire sa mère. Pari réussi...
Troisième année : Nous découvrons la fille cachée de Tom en même temps que Lynette. La saison comporte un de mes épisodes préférés de la série : la prise d'otages du supermarché.
Quatrième année : Lynette révèle son cancer et débute une chimio. Une tornade dévaste le quartier dans un épisode exceptionnel ! Katherine est le fil rouge de la saison.
Cinquième année : Bonne surprise avec un bond dans le temps de 5 années. La cinquième fille star du casting : Edie Brit rencontre à son tour un schizo, Dave. La plantureuse nous quitte cette année-là dans un speach émouvant !
Sizième et septième années : On mélange des personnages qui n'ont rien en commun, tels que Bree et Karl, les épisodes voulus « catastrophes » sont moins forts, de nouveaux tueurs débarquent, Lynette pond encore, Paul Young est de retour mais la série s'est essoufflée.
 Huitième année : Avant de tirer sa révérence, Marc Cherry, créateur du show, nous a fait croire que ses héroïnes couraient un réel danger. Toutes complices du meurtre d'Alejandro, il fallait s'en douter, elles s'en sortent et la justice américaine devient tout à coup bien simpliste. Des moments agréables ont existé dans cette saison, on dénombre même deux morts importants, mais de manière générale, la conclusion de Desperate Housewives est à l'image de ce qu'elle était devenue ces dernières années : gentillette, prévisible et même parfois agaçante tant les fils manipulés par son scénariste crevaient l'écran. Les réelles surprises manquaient cruellement à l'image.

Heureusement même durant ces années où il était parfois difficile de se souvenir pourquoi nous étions tellement fans de la série, les prestations de Marcia Cross, Felicity Huffman, Eva Longoria, Teri Hatcher et Vanessa Williams étaient toujours parfaites. De très bons moments de comédie ont persisté, en particulier du côté de Gaby. Je regretterai néanmoins toujours la Bree des premières années, véritable phénomène à elle-seule, complexe, froide, préservant la face en toutes circonstances, si bourgeoise, si délicieuse, si maniaque, rigide et frigide. Il ne restait pas grand chose de cette Bree-là !


Le final nous est donné, l'émotion était là mais nous savons comme il est difficile de conclure une série en apothéose. Nous ne sommes pas dans le serie final de Six Feet Under mais les clins d'œil sont touchants. Le dernier tour de Wisteria Lane était rapide mais il nous a rappelé des choses que nous avons aimées. Passionnément, même.

Les 4 Desperate Housewives se quittent, nous quittent - ont un avenir aussi rose que celui des Filles d'à côté -, mais il est certain qu'elles auront marqué le public exigeant que nous sommes devenus. Presque comme pour une relation amoureuse, nous avons eu des débuts magnifiques, des souvenirs excellents et même si on s'est parfois plaint, ce sont tous ces bons moments (à ragoter autour d'un poker) qui l'emportent ! Bonne route les filles, vous nous manquerez !



mardi 7 février 2012

Mise à jour !

Les séries à ma semaine en dehors d’How I met Your Mother sont plutôt satisfaisantes en ce moment !


Desperate Housewives – 8x10 à 8X12:
On nous avait laissés avant la pause de Noël avec Bree sur le point de se suicider. Elle est sauvée par Renée mais sombre dans une nouvelle addiction : le sexe. Voir Marcia Cross dans ce rôle d’assoiffée de cul est assez jubilatoire, très drôle. Même lorsqu’elle est découverte et qu’elle l’assume en public, ça reste très bon. Du côté des autres, Susan est toujours aussi idiote et manque pour la douzième fois de faire tomber le groupe en rencontrant la femme de leur victime. Heureusement, Gaby réussit à la convaincre en un éclair que le feu mari était un violeur. Au rayon des bonnes nouvelles, Chuck n’est plus. Une page pourrait se tourner si les lettres du maître-chanteur ne se faisaient pas si régulières. En oubliant Lynette, caricaturale et égale à elle-même dans sa relation avec Tom ou le coiffeur qu’elle rencontre, Desperate Housewives est drôle et divertissante. 16/20 – 14/20 – 15/20.


The Big Bang Theory – 5X12 à 5X14 :
Si dans ces trois derniers épisodes Leonard et Penny sont au centre des histoires en retentant d’être un couple qui communique davantage, je ne peux que retenir Amy qui offre son premier baiser improbable à Sheldon. Génial. Le 14 est en dessous du niveau général à cause de la redondance des gags. Une base drôle, Raj tombe amoureux de Siri, une reconnaissance vocale d’Apple tandis que Sheldon et Amy tournent des vidéos sur les drapeaux pour la toile, mais les deux situations tirent en longueur. 15/20 – 16/20 – 13,5/20.


Modern Family – 3X10 à 3X13 :
Après une petite baisse de régime avec notamment l’épisode spécial de Noël sans grande surprise, Jay et Claire en concurrence pour les projets scolaires de leur gosse ou Manny pris entre ses deux papas, l’épisode 13 remonte d’un cran et on se marre bien devant Claire galérant durant son premier débat politique ; Stella, la chienne accusée de tentatives de suicide dans la piscine ; ou la petite Lily jurant comme un charretier ! 13/20 - 13,5/20 – 13,5/20 – 15/20.


How I Met Your Mother - 7X8 à 7X12:
La série ne se contente pas de faire du surplace, elle tente de créer du mouvement avec les éternels rebondissements vus et revus dans les sitcoms et en particulier dans How I Met Your Mother. On remet un couple ensemble, on envisage un déménagement, on rend une des héroïnes enceinte puis finalement stérile et la sauce ne prend absolument pas. Les personnages étant devenus les caricatures d’eux-mêmes, on se tourne vers l’aspect comique qui pourrait redresser la barre mais il est d’un niveau si bas qu’à chacune des diffusions, je me disais que j’allais stopper définitivement cette série n’étant plus qu’une perte de temps. Ni Katie Holmes, ni Barney mi-canadien, ni le trip défoncé à un concert, ni Marshall coincé sur un toit ou deux potes hétéros envisageant d’adopter, ne provoquent le moindre fou rire. Seul, le retour des baffes surprises à Barney m’a fait rire mais on notera l’originalité… C’est l’habitude qui me fait rester devant une série à l’image de ce qu’est devenue Robin : fade. 8/20 – 12/20 – 10/20 – 9/20 – 9,5/20.


Once Upon A Time – 1X8 à 1X10:
La série me plaît toujours plus. Dans les trois derniers épisodes, Miss Swan devient shérif, on apprend comment Rumpelstiltskin était devenu le ténébreux, on suit l’histoire d’Hansel et Gretel et la relation de Mary-Margaret et son charmant évolue puisque dans l’épisode 10, un long baiser fougueux est échangé. Les mystères avancent certes doucement mais un journaliste bien curieux fait son entrée à Storybrooke et devrait réserver son lot de nouveautés. La grande illusion menée par Regina est tellement excitante qu’on voudrait que les bouts de vérité éclatent plus rapidement au grand jour, mais en attendant le charme opère complètement. 16/20 – 15/20 – 15/20.


Ringer – 1X11:
Ringer vient de faire sa rentrée et la série reste toujours sympa à regarder. Elle avance à son rythme. La vraie Siobhan hante son appart’ et observe sa sœur visiblement bien installée. Elle vole une bague et renoue avec son amant, qui ne comprend pas les différences importantes de sa personnalité. Le viol présumé de Juliet par son prof éclate au grand jour pour nous distraire. Si l’épisode n’est pas transcendant de suspense, il parvient à être agréable. 14/20


Touch – 1X1:
Un père découvre que son fils muet et atteint d'autisme est capable de prédire l'avenir en manipulant intellectuellement des nombres. Certes sauf que l’homme en question est Kiefer Sutherland et que dès le pilote, un énorme potentiel transparait. Le petit garçon et son pouvoir intriguent, le casting est réussi, c’est prenant sans oublier pour autant d’émouvoir, le tout dans une réalisation soignée, originale et une musique ajustée. Vivement la suite ! 16/20

vendredi 9 décembre 2011

Desperate Housewives

Saison 8, épisode 9.


Encore une très bonne surprise avec Desperate cette semaine !

En effet, le fameux secret concernant le meurtre commis par Carlos est littéralement en train de submerger nos Housewives. La plupart des filles ne se parle plus. Bree, à tort, est devenue l'ennemie public numéro un, le stress grandissant devient oppressant lorsque le déjà très présent Chuck lance les interrogatoires individuels et découvre même que la victime était le beau-père de Gaby.

Il n'y a guère que Renée qui se retrouve avec une histoire plus bancale et qui peine à intéresser. La jalousie qu'elle éprouve envers Bree, étreinte par son amant Ben afin de la consoler, lui fait croire des choses qui n'existent pas. D'une manière générale, les filles sont à la hauteur, les hommes insupportables. Tom qui se voit confier par son ex-femme ce lourd fardeau, se sent obligé de laisser tomber sa nouvelle petite amie alors qu'ils étaient prêts à partir en vacances – une bonne action qui perd de sa valeur par le comportement hautain qui l'accompagne. Mike, comme d'habitude, ne sert strictement à rien depuis fort fort longtemps dans la série, et ça continue. Carlos est dans sa cure et la palme revient bien sûr à Chuck. Je nuance cela dit le propos le concernant, car si sa tête est peut-être celle que j'aime le moins en huit ans de Desperate Housewives, je dois reconnaître que le rôle du méchant lui va comme un gant. C'est véritablement cette peur de l'avenir, ces craintes permanentes et les amitiés qui volent en éclat qui apportent le plus gros intérêt à ce 8X9.

Celle qui représente le mieux cet état de fait et que ça fait du bien de la voir à nouveau star à ce point, interprétant parfaitement sa détresse, sa rechute dans l'alcool, luttant contre le passé et tous les malheurs qui lui sont arrivés est Marcia Cross, magnifique qui plus est. L'une des dernières scènes est d'ailleurs particulièrement réussie, puisque seule au monde, avec sa bouteille, dans une chambre d'hôtel et sur le point de se suicider, c'est avec Mary Alice qu'elle discute. Quand Desperate Housewives fait écho à Six Feet Under, même pour une seule scène, on sait qu'on est clairement dans une très bonne phase. Et puis, même si on ne peut imaginer sa mort, les scénaristes nous fabriquent tout de même une scène où l'héroïne principale est sur le point de se tirer une balle dans la tête. Pas mal non ?

La conclusion, sans être phénoménale car nous avons déjà huit saisons dans les pattes, est tout de même d'un bon niveau, puisque Chuck, qui était vraiment sur le point de découvrir la vérité, se fait renverser en pleine rue. Nouveau mystère : Qui est notre chauffard ? Andrew ou Orson en guise d'hommage ultime ? Ou plus sérieusement Carlos qui a déserté sa thérapie ? Bree parce qu'elle est la victime numéro un ? Tom qui aurait gagné une paire de couilles dans un Kinder Surprise ? Mike en souvenir de Derdre et de l'époque où il avait du texte ? L'inutile Ben menacé par le même Chuck de voir son projet annulé le lendemain et qui par la même occasion offrirait une arrestation finale qui ne ferait du mal qu'à celle qui n'est pas une vraie Housewife ? Pour l'heure, c'est effectivement sur l'amant de Renee que je miserais, mais je suis ouvert aux surprises.

La série parvient à proposer du contenu, elle est même sur le point de passionner à nouveau. C'est optimiste pour cette finalement petite période si agréable à suivre, mais après tout nous le savons, Desperate en est tellement capable.

15,5/20

jeudi 24 novembre 2011

Desperate Housewives

Saison 8, épisodes 6 à 8 :


Desperate Housewives se relève avec notamment un excellent épisode 7.

8X6 :
Cet épisode ne sert pas à grand chose si ce n'est à créer la panique du suivant. Ainsi, l'épisode traditionnel d'Halloween propose : Susan, dont le rôle de stagiaire auprès de son prof d'art est prétexte à du baby-sitting ; Carlos, sombrant davantage dans l'alcool ; et Lynette qui, après une sombre histoire de costume parfait à dessiner pour Penny afin d'entrer en concurrence directe avec les talents de la nouvelle copine de Tom, demande clairement à celle-ci de lâcher son mari. Game Over pour notre Housewife, elle refuse. L'intérêt réel de l'épisode viendra de cette construction que l'on connaît si bien dans Desperate : le fameux principe de lâcher un gros événement et de propulser le téléspectateur ' trois jours avant '. Aujourd'hui le projet immobilier de la ville, dont s'occupe Ben, est sur le point de se faire pile à l'endroit où a été enterré le fameux beau-père de Gaby. Après une tentative inespérée de faire capoter le projet grâce à des grenouilles, il n'y a plus qu'une seule solution : déplacer le cadavre. En se rendant la nuit d'Halloween sur les lieux, Gabrielle, Lynette et Bree ont le choc du siècle : a pu ! Envolé l'Ignacio ! C'est sur ce mystère que nous laissent les scénaristes. Et comme en plus Juanita était déguisée en œuf, on apprécie. 13/20

8X7 :
Les histoires bouche-trous, dont la qualité varie d'une Housewife à l'autre, n'empêchent pas cet épisode d'être le meilleur, à mon goût, depuis le début de la saison. La jalousie de Lynette envers Jane la pousse à manipuler Penny afin que celle-ci se détourne de son père. Obtenant ce qu'elle désire, la culpabilité la rongera et elle réintégrera cette chère bonne morale, ces bonnes valeurs, dans l'éducation de sa fille. André, le prof de Susan, qui baise Amy - une autre élève du cours - ne peut se retenir de critiquer toujours plus 'Delfino'. Il l'estime vide et la vire. La comédie de qualité proviendra de la famille Solis, puisqu'ayant de grosse craintes quant à leur avenir et à leur liberté, ils choisissent Bob et Lee comme éventuels tuteurs à leurs deux monstres. Les deux gays, connaissant les enfants, veulent fuir absolument cette proposition, mais acceptent un dîner pour constater par eux-mêmes l'argument de force des parents, à savoir les toutes nouvelles bonnes manières que les deux filles auraient acquises. Ce qui m'a le plus fait rire dans cette situation est clairement Gabrielle, qui imagine sa vie en prison avec une Lynette qui créerait son propre gang et une Bree à la cuisine, alors qu'elle, la plus petite des femmes, ne s'en sortirait pas. Rien que le fait de dire que Susan ne pouvait pas être l'éventuelle tutrice de ses enfants car elle serait sa compagne de cellule, m'a éclaté. C'est justement cette peur de l'avenir qui est au centre de ce 8X7. C'est Bree qui est véritablement la meneuse dans cette quête de secrets. Elle a l'ombre de Chuck qui la menace. Menaçant et tellement tête à claques, la tension est alors énorme. Un tournant est pris puisque Van der Kamp parvient à convaincre Ben, le maître de chantier, de faire disparaître à son tour ce corps que les ouvriers avaient retrouvé la veille. Nouvel allié, bingo ! 16/20

8X8 :
Il fallait descendre d'un petit cran avec ce dernier épisode, mais on reste malgré tout dans une histoire bien divertissante. Susan a fait n'importe quoi. Pour exprimer la rage qu'elle a ressenti en apprenant que ses trois amies ne l'avaient pas mise au parfum concernant le corps disparu, elle a carrément peint un tableau mettant en scène cette fameuse nuit. Malheureusement pour elle, Felix, le critique artistique, expose ses œuvres dans son dos grâce à la complicité d'Allan, son professeur. Chuck, qui est à la limite du harcèlement auprès de son ex, débarque au vernissage et découvre le tableau qui lui confirme que la vérité est proche. Le personnage est tellement moche, stupide, insupportable, face à une Bree véritablement ravissante dans ce dernier épisode, qu'on ne peut qu'être pris par l'histoire et remercier le ciel d'être à nouveau tenu dans les filets de Desperate Housewives. 14,5/20


En conclusion, si la série maintient ce cap, satisfait je serai.

vendredi 28 octobre 2011

Desperate Housewives

Saison 8, épisode 5.


Petit miracle cette semaine dans Desperate Housewives : Quatre femmes, autant d'histoires et aucune n'est exaspérante !

Lynette tout d'abord qui n'offre rien d'exceptionnel, mais vit tout de même une situation compréhensible et plutôt touchante. Chez son conseiller conjugal, il est devenu clair que Tom s'apprête à coucher avec une autre femme et décide donc de partir à la pêche aux rencards. Après une tentative assez marrante de vidéos de présentation postée sur un site de rencontres, dans laquelle la Housewife précise maladroitement avoir vaincu un cancer, elle est tirée par Renée dans une vraie soirée où, après être tombée sur plusieurs boulets et un ami de ses jeunes fils, elle décide de s'en aller et tombe finalement sur un mec sympa, qui aurait d'ailleurs un bon potentiel pour la série. Mais alors qu'elle accepte de se rendre chez lui et envisage de passer à l'acte, elle se rend compte qu'elle n'est pas prête et craque. Cette étape est obligatoire pour une femme divorcée, après un mariage si long. Crédible et pas désagréable à suivre.

Gabrielle, de son côté, patauge dans son nouveau rôle de présidente des parents d'élèves, et alors qu'elle essaie de soudoyer les autres bonnes femmes du groupe, tout en vendant sa vie supérieure, un coup dur lui tombe dessus. Carlos qui, à juste titre, ne s'est pas remis d'avoir commis un meurtre, se sent plutôt seul au monde, rejeté notamment par Mike qui estime que Susan a besoin d'air pour pouvoir tourner la page, se crée un refuge des plus dangereux et qui sonne comme l'ultime recours à un oubli ne serait-ce que partiel : l'alcool. S'affichant bourré, ne tenant plus sur ses jambes à la préparation de la soirée qu'organise Gaby et ses nouvelles meilleures ennemies, celles-ci qui étaient jusque-là réfractaires à toute forme d'aide, volent à son secours et la laissent régler ses problèmes conjugaux en assumant la mise en place de l'événement du jour. Encore une fois, si nous ne sommes pas dans un traité inédit puisque nous pouvons facilement nous souvenir des mêmes déboires qu'avait connus Bree il y a quelques années, il faut reconnaître que, comme pour Lynette, l'affaire n'est pas trop lourdingue et parvient malgré tout à intéresser.

Bree, de son côté, m'a dans un premier temps inquiété en recevant chez elle le fameux révérend qui avait tenté de se faire la belle rouquine, mais en fin de compte il ne servira qu'à introduire son occupation du jour. En effet, Bree n'est pas au top de sa forme et en bonne catholique qu'elle est, désire contrebalancer les actes répréhensibles qu'elle a commis récemment, et décide pour le coup de s'occuper d'un foyer de sans-abris en leur préparant de la soupe. Arrivée sur place, la bourgeoise ne peut se contenter de servir des conserves et transforme en un clin d'œil ledit foyer en restaurant gastronomique. Elle attire, grâce à ses bisques de courges poivrées, un public profiteur qui vient déjeuner à l'ordre, PC portables sous le bras et autres Blackberry à la main. Même constat que pour ses consœurs, on ne saute pas au plafond, mais on peut suivre l'histoire tranquillement. En fin d'épisode, quand on lui ouvre les yeux, un semblant d'axe pour l'avenir semble se décider, puisque le nouveau voisin, Ben, en mode hyper-rédemption, l'inclut à son projet de HLM. Si Bree a ici peut-être trouvé un nouveau moyen de remplir ses journées, elle est amenée à en découvrir plus sur ce nouveau voisin qu'on nous vend comme étant bien mystérieux. Chuck, n'ayant pas pointé son nez durant ce 8X5, il est même possible qu'une relation amoureuse voit le jour et qu'elle finisse dans un nouveau combat de coqs (Chuck vs Ben) et de poules (Bree vs Renée, complétement en chaleur face à ce nouveau personnage). Sans grande surprise, mais à suivre donc.

Susan, en fin, est celle certes facilement, mais tout de même, m'a le plus fait rire dans cet épisode, et cela n'arrive pas tous les jours. Toujours dans l'optique d'alléger sa conscience, de trouver des moyens d'occuper son esprit, elle tente de devenir artiste peintre, au cours du donc très célèbre André Zeller. Deux éléments m'ont bien amusé. L'exercice proposé aujourd'hui ne concerne plus des fruits ou des légumes, mais un homme nu bâti comme un gladiateur et visiblement doté d'un 'serpent' imposant. Susan, timide et gênée dans ce genre de situation, en devient toute débile et ricane, quand elle n'explose pas de rire, en griffonnant ledit pénis. C'est tout con, mais si cette idiote pourrait toujours être cette idiote là, je l'adorerais. Légère, sans prise de tête dans ses délires, ses ricanements étaient contagieux. Par ailleurs, le rôle du professeur est franchement bon, sarcastique et éternellement de mauvaise humeur, n'hésitant pas à balancer franchement tout ce qu'il pense de sa nouvelle élève femme au foyer, par exemple lorsqu'il se trouve dans la maison Mayer : 'Veuillez m'excuser, je ne supporte plus cette pièce' et autres 'Je dois partir j'ai rendez-vous avec quelqu'un de bien plus intéressant que vous'. Ce genre de personnage manquait cruellement dans Desperate Housewives, d'autant plus si son interlocutrice principale est cette Susan, que j'aime assez voir malmenée, surtout qu'elle réagit elle-même avec humour. Satisfait.

Si ce cinquième épisode montre que la série n'a pas forcément besoin d'être enterrée avant l'heure, comme j'aurais eu tendance à le faire la semaine dernière, j'espère vivement que la courbe sera ascendante, et en attendant, je suis rassuré d'avoir pu passer un moment plutôt agréable avec Desperate.

14/20

dimanche 23 octobre 2011

Desperate Housewives

Saison 8, épisode 4.


Nous y sommes, quatrième épisode de Desperate Housewives et mon envie de commenter la série est proche de zéro !

Si nous n'assistons pas au naufrage de la semaine dernière, ce 8X4 est tout de même loin d'être digne d'intérêt. Gaby et ses gros problèmes de parking à l'école de Juanita permettent quelques blagues, en particulier sur les handicapés, qui font rire. Bree, à qui il reste tout de même quelques traces de cet être si hautement pincé qu'elle fut lors des premières saisons, accrochée à une balançoire sexuelle et rappelant que dans cette même pièce, en opposition à cette situation bien trop décadente, exigeait de ses employés de cuisine que chacun ait un filet à cheveux, est aussi comique. Lynette, dont le chagrin ne fait aucun doute quand Tom se met à fréquenter une femme médecin et se détourne donc définitivement de sa femme après plus de vingt ans de mariage, on peut être touché.

Mais à côté de cela, le retour de cette Danielle Van der Kamp franchement tête à claques et plutôt actrice de seconde zone, la nouvelle échappatoire de Susan à travers un cours de peinture qui s'avérera certainement emmerdant à souhait (malgré un prof, M. Zeller, qui a du potentiel), et surtout cette Dena, responsable des parents d'élèves à laquelle se frotte Gaby. En plus d'être mauvaise comédienne, le rôle est stéréotypé au taquet et rappelle des dizaine d'autres personnages que les housewives ont pu croiser ces huit dernières années. Cette pseudo rivalité au ras des pâquerettes, où l'enjeu est aussi important qu'à l'intérieur d'un bac à sable, a vraiment fini par me lasser. En rien catastrophique, ces différentes histoires et en particulier celle de Gabrielle, héritant du trône de nouvelle présidente de parents d'élèves et se la jouant à l'avance surbookée par des histoires de connasses au foyer, passant à côté de leur vie parce qu'elle doivent organiser des choses aussi prenantes et difficiles que des galas d'hiver ou des ventes de cookies n'a, dans le fond, rien de dramatique, mais où est le peps que diable ? Où sont les ingrédients forts qui lanceront la saison ? Où est ce cocktail savoureux de Desperate Housewives qui, il y a quelques années encore, réussissait si subtilement à se faire mélanger de bonnes comédies de situation ponctuelle et entretenant parallèlement un secret véritablement intrigant et dont chaque indice réussissait à nous passionner. Ici, en dehors de Susan ne parvenant pas à assumer ses actes, et qui par chance aujourd'hui, ne se met pas à frapper des policiers mais se dirige vers l'art, et du plan final rappelant que l'ex de Bree, Chuck (et ses quelques patates chaudes dans la bouche) nous est rebalancé l'air de rien afin de nous rappeler que, peut-être, quelque chose se prépare... Même Mary-Alice et sa voix grave pleine de suspense semble annoncer des choses aussi importantes que la météo ou les différences de prix d'un yaourt.

En conclusion, oui, Bree et Gaby parviennent encore à nous faire sourire, mais elles sont comme le reste du casting, enfermées dans un univers devenu si cloisonné qu'il en devient morne.


11/20

vendredi 14 octobre 2011

Desperate Housewives

Saison 8, épisode 3.


Alors que nous n'en sommes qu'au début de la saison, Desperate Housewives propose un épisode archinul !

Dernière saison, premiers épisodes, Alejandro tout juste tué, un terrible secret pesant sur les protagonistes de la série... Bref, tant d'éléments qui devraient accoucher du meilleur. Au lieu de ça, Desperate Housewives emmerde son monde comme jamais. Nous nous retrouvons dans des histoires non seulement déjà vues des dizaines de fois, d'un intérêt plus que limité, d'une platitude exaspérante et surtout un nombre incalculable d'événements dont il est possible de deviner la suite bien avant que cela se produise. Désespérant !

C'est très simple, sur quarante minutes nous plongeant dans un ennui des plus mortels, j'ai aimé deux répliques. La première provient de Lynette qui, face à son tout nouveau beau-frère méga zen déclare : 'Mange une racine !'. La seconde vient de Renee, rassurant Lee à propos de sa fille adoptive : 'Aujourd'hui elle veut une mère, demain ce sera une voiture...' . Renee s'en sort d'ailleurs pas mal puisque même si son histoire du jour n'est vraiment pas terrible, elle parvient, rendez-vous compte, à relever légèrement le niveau. On ne se passionne pas pour sa relation avec Jenny, la fille du couple gay, vraiment pas !, mais on peut tout de même suivre sans avoir envie de tuer tous les acteurs de la scène.

Par contre, toutes les autres options du jour proposées par Desperate Housewives pour combler ce 7X3 sont à mettre à la poubelle. Susan et Carlos ne parviennent toujours pas à tourner la page et se réconfortent l'un l'autre en pleine nuit ou pendant les TIG que Susan a à effectuer, en parlant notamment littérature. Mike a des doutes, Mike finit par frapper Carlos avant que la révélation du terrible secret lui soit faite. Mike, qui doit avoir l'un des casiers judiciaires les plus chargés de tous les Etats-Unis, trouve le moyen de se barrer.

Si ces trois idiots nous ennuient, Lynette sans Tom semble avoir tellement peu de substance à fournir en tant que nouvelle célibataire qu'on lui colle la visite d'une sœur insupportable, mauvaise actrice qui plus est, et de son nouveau copain. Lydia et Rashi lui éclaboussent tout d'abord leur tout nouveau bonheur à la tête avant de se disputer, et bien sûr que Lynette les rabiboche. Ces personnages ne seront que de passage et les scénaristes ne prennent donc même pas la peine de dissimuler leur rôle de bouche-trous insignifiant.

Pour toucher le fond, c'est du côté de Bree qu'il faut se diriger. La rouquine enquête comme elle l'a déjà fait un bon million de fois en huit ans, celle-ci trouve une photographie de sa propre main ainsi que sur une enveloppe volumineuse à son nom et camouflée dans la mallette de son flic de mec. A la seconde où ces deux découvertes sont associées, il semble évident que le Chuck en question va lui offrir une bague. Eh bien non, pendant quarante minutes, comme dans les plus mauvaises sitcoms ou les dessins-animés pour enfants, nous devons nous faire violence, faire abstraction de notre cerveau et faire 'comme si...'. Faire comme si l'éventuel chantage tant redouté par Bree était possible et par la même occasion, faire comme si Desperate Housewives arrivait encore à nous distraire. En fin de compte, Bree largue enfin cette tête tellement bête de Chuck, qui se transforme évidemment en malade mental menaçant. Aucune surprise !

En conclusion, Desperate Housewives est clairement arrivée au bout de son parcours et n'a plus grand-chose dans le bide. Si cet épisode est à l'image de ce qui nous attend, il est certain que cette huitième et dernière saison sera celle de trop


6,5/20

mercredi 5 octobre 2011

Desperate Housewives

Saison 8, épisodes 1 et 2.


Ce n'est pas rien, Desperate Housewives fait sa rentrée pour la toute dernière fois !

En effet, c'est l'info série qui aura fait couler le plus d'encre ces dernières semaines : les femmes de Wisteria Lane, après 8 saisons, préparent leur révérence. Dès le premier épisode, le ton est donné, il faudra faire avec la nostalgie. La règle que l'on observe souvent dans ce genre de feuilleton ou encore dans les films à suites, un retour en arrière est effectué. Comme dirait Randy dans Scream, nous allons découvrir que quelque chose que l'on pensait vrai, était en réalité faux. Je l'avoue, j'utilise aussi un peu cette phrase parce que parler de Scream me met toujours en joie, mais il est un fait que par le biais du meurtre commis par Carlos, et dont le secret est partagé par les quatre autres filles, le parallèle est possible. Plus que possible puisqu'utilisé dans une très bonne introduction lors du 8X2, qui nous permet de revenir sur la dernière journée de Marie-Alice, de revoir les circonstances par lesquelles le fameux maître-chanteur l'a conduite à se suicider. Bree reçoit exactement les mêmes mots :

'Je sais ce que tu as fait,
Ça me dégoute,
Je vais tout dire'


Pour les fans de la première heure comme moi, l'excitation est alors totale. Il faut dire que le season premiere de cette huitième saison est réussi. On nous fait reprendre à l'endroit où l'on s'était arrêté, avec un cadavre sur les bras. Bree motive Gabrielle, Lynette et surtout Susan pour faire disparaître le corps en l'enterrant dans la forêt. La Mayer est la plus réticente et déclare 'Notre truc à nous c'est pas le crime, c'est le covoiturage', ce qui m'a bien fait rire. Le maître mot de la saison sera donc le secret, comme souvent dans Desperate Housewives.

Dans le premier épisode, la vie reprend plus ou moins son cours. Renee drague le nouveau, Ben ; Lynette et Tom cachent leur séparation à leurs enfants jusqu'au moment où ils recouchent ensemble une dernière fois et finissent par l'annoncer. Bree et surtout Gabrielle sont drôles lorsqu'elles se débarrassent de la voiture de leur enterré, ne sachant pas se servir d'une voiture à boîte manuelle. Les choses se gâtent du côté de Carlos et Susan qui ont du mal à passer outre leur culpabilité. Si celle de Susan se manifeste par un besoin de rester à l'écart de ses amies, Carlos souhaite se diriger vers la religion. Gaby avec ses gros sabots lui apporte le père Dugan et offre des dialogues assez savoureux en qualifiant son futur périple chez les pauvres de 'vacances' et concluant d'un hilarant 'vos amis lépreux du Rwanda devront attendre'.

Malheureusement dès le second épisode, l'humour est franchement moins évident et Desperate Housewives retourne plutôt dans ses travers. Les deux personnages qui tirent alors la série vers le bas sont Tom et Susan évidemment. Si Scavo agace car il se comporte de nouveau comme un homme de Neandertal mixé à l'enfant sans responsabilité qu'il est, c'est Susan qui, sans finesse ni demi-mesure, manifeste sa culpabilité avec une lourdeur des plus exaspérantes. En effet, celle-ci ressent le besoin d'être punie et passe donc son temps à fumer dans des lieux où le tabac est interdit, bouscule des policiers et se voit soulagée lorsque la sentence humiliante en public tombe. C'est quand même très chiant que si vite les grosses ficelles des scénaristes, manipulées sur Susan depuis plusieurs saisons, nous soient imposées. Sa maladie de la saison précédente s'est envolée et c'est dommage, car la dimension qu'elle avait prise était tout de même plus intéressante. Heureusement, il y a tout de même d'autres choses dans l'épisode, notamment la participation de McCluskey, qui fait toujours plaisir. Gabrielle, encore une fois, tente de ranimer la libido défectueuse de son mari en engageant une stripteaseuse. La démarche, le manque de grâce autour de cette barre et cette façon d'annoncer qu'elle est, comme ce professeur de strip', 'née en 92', était fun. Pour l'intrigue, c'est du côté de Bree qu'il faut se diriger. Paul Young la contacte, et il semblerait que son nouvel amant, Chuck, ne soit pas étranger à ces lettres de chantage...

Après un premier épisode drôle et convaincant, le soufflet retombe légèrement pendant le second mais pas au point de nous enlever l'espoir d'une bonne saison de fin.


Note de l'épisode 8X1 : 15,5/20
Note de l'épisode 8X2 : 13,5/20

vendredi 30 septembre 2011

Desperate Housewives

Fin de saison 7 - Épisodes 19 à 23.


Vite, vite, donner ses impressions sur les derniers épisodes de la saison 7 de Desperate Housewives visionnée il y a plusieurs mois, afin de pouvoir regarder et commenter l'ultime saison 8 qui vient de débuter aux Etats-Unis !

Ce qu'à posteriori j'ai réussi à retenir de cette saison est que l'on assiste aux conséquences d'événements plus ou moins graves dans la vie des Housewives. Deux d'entre elles sortent du lot et préparent déjà les téléspectateurs à ce que seront les dernières intrigues de la série.

Lynette et Tom, qui étaient de plus en plus en désaccord et en conflit, explosent littéralement devant nos yeux. Le couple le plus 'familial', celui qui malgré les différentes crises tenait le coup, vole en éclat. Le couperet tombe : Tom décide de quitter sa femme. Les raisons m'ont semblé personnellement assez légères pour une décision aussi radicale, mais en fin de compte tant mieux car après 7 années, autant dans la rivalité que dans la complicité, et surtout dans l'éducation de ces bien trop nombreux enfants, il restait peu de perspective possible à la famille Scavo. J'avoue avoir néanmoins ressenti un petit pincement au cœur en voyant le couple phare de la série se séparer, mais je trouve intéressante l'idée de faire vivre des aventures 100% inédites (croisons les doigts) à Tom et Lynette.

La seconde actrice à être complètement mise en lumière en cette fin de saison est Eva Longoria. Nous le savions, le passé de Gaby avait des zones d'ombre et cachait bien des souffrances. Cette autre vie, qui avait déjà refait surface au cours de la saison, se transforme en drame puisque son terrible beau-père s'introduit à Wysteria Lane et agresse la petite fille qu'elle n'est plus. Badaboum, la rue la plus meurtrière qui n'ait jamais existé sur la planète Terre hérite d'un cadavre supplémentaire. Son 'retourne dans la tombe' expédie l'acteur, connu pour son rôle d'Ignacio dans Ugly Betty, dans le cimetière le plus fourni d'Hollywood. Bree, que Carlos avait définitivement éliminée de sa vie, prend les choses en main, et le groupe de femme, en un clin d'œil, s'unit pour cacher le corps. Une fois de plus, ce sont les secrets entre voisins qui domineront la saison suivante.

Dans cette saison 7, Desperate Housewives a continué sur sa lancée de ces dernières années, oscillant entre le bon et le moyen, même si cette série de 5 épisodes a été plutôt agréable. Fans du monde entier, souvent un peu dépités par la tournure qu'a pris la série, car conscient qu'elle est capable du meilleur, espérons, espérons, que le meilleur reste à venir.

Notes des épisodes :
7X19 : 14/20
7X20 : 14/20
7X21 : 12,5/20
7X22-23 : 15/20

jeudi 8 septembre 2011

Desperate Housewives

Saison 7, épisodes 15 à 18.


Épisode 15 : En dehors d'une bonne scène pour Gaby qui s'est rendue sur la tombe de son beau-père dans le trou perdu où elle a grandi, lui donnant l'occasion de faire sortir sa rage sur la bonne soeur qui avait connaissance du calvaire que vivait la gamine, mais qui n'a pourtant rien fait. Bon jeu. Émotions. Parallèlement les Housewives ne proposent rien de bien folichon... Les Scavo mettent leurs immatures de jumeaux à la porte, qui emménagent chez Karen. Départ plus lointain pour Keith, puisque Bree le dirige vers la porte de sortie. Mike et Paul de leur côté conduisent Zack en cure. Un Zack qui d'ailleurs affirme que plus personne ne peut l'aimer. Enfin Susan qui s'en sortait plutôt bien ces derniers temps, se retrouve à nouveau affublée d'une intrigue à la mords-moi-le-noeud, et surtout une façon de faire déjà vue mille fois dans Desperate Housewives. En effet, pour compenser la souffrance de sa dialyse, Susan joue de son malheur pour gagner des places dans la file d'attente des supermarchés. Heureusement, juste retour des choses, l'héroïne s'effondre. 12/20

Épisode 16 : Dans cet épisode, alors que Gaby et Lee sont occupés avec d'insupportables concours pour gosses et que tous les autres personnages ne servent à rien (Bree est triste, Renée garde Paige, Lynette range les affaires de ses jumeaux, Susan et Mike partent en pique-nique), l'histoire Beth se voit conclue d'une balle dans la tête. Cette dernière souhaite offrir son rein à Susan. Pour une fois, la saison en cours prend un tournant avant le moment du final. Quand on assiste à ce genre d'épisode où pourtant l'un des gros fils rouges prend fin et où l'ambiance générale n'est pas mauvaise, mais que tout ce méli-mélo, ponctué par des platitudes sans intérêt crèvent l'écran, on se dit qu'il est réellement temps que Depserate Housewives tire sa révérence. 13/20

Épisode 17 : Ce 7X17 reste complètement dans la veine du précédent, ni réellement mauvais, mais loin d'être très bon, les histoires « sympas sans plus » côtoient les grosses ficelles de Desperate Housewives, vues et revues. Les disputes de Tom et Lynette en sont le meilleur exemple. Complètement calqué sur ce que le couple propose maintenant depuis 7 saisons. Et le résultat est toujours le même, Lynette à force de manipulation, obtient toujours ce qu'elle désire. Ici, Tom accepte une promotion. Si Andrew est alcoolique et qu'on s'en fout un peu, on s'interroge davantage sur ce comportement soudain de Paul, qui accepte que son ennemie de toujours, Susan, obtienne le rein de Beth. Comme l'écervelée rejoint le très grand cimetière de Wysteria Lane et que Paul semble avoir enterré sa méchanceté dans un nouveau coffre au fond de sa piscine, il fallait quelqu'un à combattre, un nouveau suspense... C'est chose faite : La mère Thillman est libérée. 13/20

Épisode 18 : Pour cet épisode 18, je prend le parti de n'évoquer que les moments intéressants de l'épisode. La chance de Susan, l'argent de Tom, les fringues de Renée, les cendres « de » Felicia ne valent pas le huis clos de la montagne. En effet Andrew, coincé dans un chalet avec sa mère et les Solis, désire se racheter une conscience, assumer ses actes. Carlos apprend la vérité sur la mort de sa mère, Andrew l'a renversé alors qu'il n'était qu'un adolescent, c'est pour cette raison que le latino lui pardonne. Les choses sont différentes pour Bree, qu'il voit non seulement comme son amie depuis des années, la responsable de son enfant et surtout celle qui a trahi. Il décide de ne plus jamais lui adresser la parole. Ces scènes sont assez excitantes, mais à force de savoir que toutes les embrouilles existantes dans cette série finissent toujours par s'arranger, il est difficile de se sentir touché outre mesure. Retenons que les personnages sont bons et qu'en parlant d'un drame s'étant déroulé à une époque où Desperate était passionnante, on y gagne un minimum. 14/20


On connait les lieux, on a pas besoin d'avoir peur, Desperate Housewives reste ce qu'elle est depuis quelques années... On s'y retrouve. Ou pas.

lundi 25 juillet 2011

Desperate Housewives

Saison 7, épisodes 11 à 14.


Épisode 11 : Après notre très bon épisode catastrophe de la saison, le soufflet retombe plus que jamais avec ce 7x11. En vrac : nous apprenons que Felicia avait tenté d'engager Mike pour tuer Paul ; mais surtout, deux Housewives brillent par leur stupidité. Tout d'abord Bree, qui accueille l'inutile et chiantissime Orson à roulettes, suinte de bourgeoisie et l'impose en colocation à Keith, le qualifiant de « fragile ». L'humour est aussi au ras des pâquerettes dans cet épisode, puisque comme dans les grandes heures de La Vie de Famille, les scènes les plus subtiles allient batailles de nourriture et de fumier. La palme revient néanmoins à Gabrielle qui m'exaspère plus que jamais. En effet, la détresse capricieuse liée à la disparition soudaine de la petite Grace est traitée d'une manière des plus insupportable. Tout d'abord accro aux photos de l'enfant, Gaby pousse le bouchon jusqu'à s'acheter une poupée de porcelaine remplaçant cette progéniture perdue. Les gros sabots des scénaristes nous écrasent le cerveau ! Heureusement, et avec surprise, c'est Susan qui sauve l'histoire puisque suite à l'accident de l'émeute, celle-ci tombe gravement malade. Alors, même si nous sommes dans Desperate Housewives et qu'elle en sortira indemne, il faut reconnaître que l'héroïne sous dialyse protégeant son petit MJ nous offre des scènes touchantes. 11/20

Épisode 12 : Dans l'épisode précédent, Renée a avoué à Lynette la relation qu'elle a eu avec Tom il y a 20 ans. Résultat, Lynette se venge par de petits pièges au quotidien, le faisant notamment chuter. Ce n'est ni très intéressant ni très drôle, mais il faut reconnaître que cette histoire étant tellement nulle à la base qu'il est difficile d'en sortir. En fin de compte, Lynette décide de pardonner à Renée. Pouf pouf. Pour Gaby, j'essaie de me contenir, mais cette nouvelle relation maman/poupée me fait excessivemement mal aux yeux et aux oreilles. Je ne sais pas si Desperate Housewives avait déjà offert un cliché et une réaction soi-disant post-traumatique aussi exaspérante que celle-ci. Comme Lee et Bob adoptent, Gabriel pleure et se réfugie dans ce nouveau monde délirant et se fait une nouvelle amie, la vieille vendeuse tarée d'une boutique luxueuse de poupées. Une fois de plus, mais de manière plus nuancée cette fois-ci, Susan apporte le petit intérêt de l'histoire. En attente d'une greffe de rein, elle reçoit sa mère et tante Claire. Compatible mais refusant l'opération, Susan rejette cette maman si spéciale. Complètement sans surprise, il n'était pas question une seconde d'égoïsme, mais au contraire d'altruisme puisque la femme est atteinte d'un cancer et ne souhaite pas inquiéter sa fille. De cette situation découle la réplique de Susan que j'ai préféré : "Pourquoi tu ne m'acceptes pas sur Facebook, je t'ai donné un rein !" Susan touchante, Susan marrante, dans les aspects positifs il y a aussi le retour flippant de Zack Young, et Renée que nous pouvons remercier pour ses déclarations anti-gosse anti-moche et anti-pauvre. 11,5/20

Épisode 13 : Il semble que Marc Cherry attribue à chacune de ses actrices un numéro, qu'il les place à l'intérieur d'un sac, et tire, pour chaque saison, les gagnants et les perdants. Dans cette saison, les vainqueurs sont Susan et Paul, les loosers sont par ordre chronologique : Gabrielle, Bree et Lynette. Plus flagrante que jamais, la scission est évidente dans ce numéro 13. Susan est fidèle à elle-même et souhaite toujours être aimée des gens qu'elle rencontre, mais elle est une fois de plus très touchante. Elle rencontre un patient, en attente, dans la même situation qu'elle. Antipathique, de mauvaise humeur permanente, souffrant, il rejette la bonté sur pattes qu'est Susan. Sans gros sabots, assez rare pour être souligné, la relation se transforme et provoque une belle émotion. On se dit même que le courage de Susan force le respect. Paul et Zack ont également tiré le bon numéro, puisqu'ils continuent d'apporter des éléments à l'histoire. Paul apprend en effet que c'est Zack qui a déposé une arme chez Bree, et se ravise sur le meurtre qu'il préparait pour Beth. Renée s'en sort vite fait avec la décoration de la chambre du futur enfant chez Bob et Lee. La gosse arrive d'ailleurs dans cet épisode et l'on offre à Renée le statut de tante. Rien d'exceptionnel, mais au moins rien d'énervant. Malheureusement, la mère de Lynette apparaît et souhaite se marier avec Franck, par cupidité, ce qui ne plaît pas à notre housewife. Inintéressant au possible ! Nous montons d'un cran avec Bree qui rencontre Amber, une ex du transparent Keith. Cette Amber a un enfant, un Charlie, qui correspond aux dates de l'ex-couple : 7 ans. Bree, et c'est tout à fait normal dans Desperate Housewives, soudoie celle qu'elle considère peut-être comme la noire de service, et cache la vérité à Keith. Monde des fées chez la rouquine. Si nous voulions de l'idiotie, il faut bien sûr attendre sur notre championne toutes catégories de la saison : Madame Gabrielle Solis interprétée par Eva Longoria. Cette dernière, accompagnée de son Carlos, se fait braquer, et est contrainte d'abandonner son machin en porcelaine. Nous avons alors droit à une crise d'hystérie qui, je suppose, sera comprise uniquement par les téléspectatrices de « Toute une histoire » sur France 2. 11/20

Épisode 14 : Le niveau remonte très légèrement dans cet épisode 14. Ce ne sera pas grâce à l'histoire Amber/enfant/Keith. L'ex-copine s'incruste. Keith, qui semble n'avoir jamais vu un mioche de sa vie, se transforme en insupportable pote de basket. En ignorant bien sûr que cet enfant lui appartient, jusqu'à ce que Bree lui avoue enfin. Gaby se trouve enfin chez un psy, il était temps ! D'abord traité comme un talk-show, on finit par apprendre que son mal de vivre provient de sa propre enfance puisqu'elle était maltraitée. Susan tombe sur un taré, Monroe, qui est amoureux d'elle depuis le lycée et qui souhaite lui offrir... son rein. Heureusement l'option psychopathe vs housewife, ne durera que le temps d'un épisode. Enfin, le nouveau papy Franck de la famille Scavo, très riche, est très vite très mort. Pour pouvoir toucher l'héritage, la famille passe la nuit avec le corps froid de feu Franck sur leur canapé. Lynette joue avec le drap et c'est drôle. Vous voyez, il ne m'en faut pas beaucoup pour accorder un demi point de plus à Desperate Housewives. 12,5/20


En résumé, ce petit lot de 4 contient des moments sympa, drôles ou émouvants, mais à la différence des autres séries que je suis, quand elle est négative, elle ne se contente pas d'être plate, mais aussi énervante. La caricature des sentiments et des situations y est par moments difficilement supportable.

samedi 9 juillet 2011

Desperate Housewives

Saison 7, épisodes 7 à 10.


Complètement dépassé par mes visionnages pour lesquels je n'ai écrit aucune ligne il y a quelques mois, je souhaite absolument que pour la rentrée, le blog soit à jour avec le rythme de diffusion. Pour ce faire, Desperate Housewives devient ma première victime de regroupement.
Aujourd'hui, les épisodes 7 à 10.

Épisode 7 : Épisode important pour la mystérieuse Beth puisque nous avons la confirmation qu'elle est bien la fille de Félicia Thillman. Alors qu'elle passe enfin à la casserole, elle apprend les plans de son taré de mari. Par la même occasion, on fait grimper le suspense : « Ce que tu veux leur faire m'a choquée, ça a l'air fou ». Parallèlement, Susan fait toujours chier avec sa pseudo pauvreté, Lynette et Renée décorent, Bree fait savoir à Keith qu'elle ne voudra plus d'enfants, alors que Gabi réunit enfin Bob et Lee. Les aspects les plus énervants de cet épisode ont été les facilités scénaristiques et le gros manque de surprises. Bree, fraîchement ménopausée, se confie à sa gynéco alors que le soir même elle rencontre la mère de Keith. Gros comme une maison, on l'attendait, on le savait, on est dans Desperate Housewives, ladite gynéco est bien évidemment la mère de Keith. Le traité de Susan est tout autant insupportable, en Cosette de Wysteria Lane. Heureusement, l'intrigue de Beth et Paul remonte le niveau. 13,5/20.

Épisode 8 : Spécial Thanksgiving ! Les choses que nous connaissons par cœur dans Desperate Housewives, et qui étaient déjà présentes dans l'épisode précédent, crèvent l'écran dans ce numéro 8. Susan est déconcertante de niaiserie... Lynette qui a pondu 150 enfants dans sa vie décide de ne pas céder à tous leurs caprices. Ainsi lorsque son bébé pleure comme une malade parce qu'elle ne veut pas dormir, Lynette laisse faire. Susan, complètement abrutie, passe l'épisode à désobéir et va bercer l'enfant à longueur de temps. Évidemment Lynette s'énerve et évidemment Susan craque. Elle verse des torrents de larmes, expliquant qu'elle ne supporte pas les cris des enfants car dans sa vie, il y a déjà bien trop de malheur... Coup de fusil ! Bree n'est pas en reste au niveau de la lourdeur de son histoire, puisque son adolescent de petit ami désire l'épouser, mais n'arrive pas à faire sa demande, car son propre père tient la chandelle. Passionnant et complètement inédit n'est-ce pas ?! Heureusement, Renée est là, elle organise une soirée et installe la table des enfants dans l'allée de son garage et annonce qu'on ne lui a pas permis de la laisser sur le trottoir. J'aime cette cruauté. L'intrigue principale, quant à elle, avance doucettement puisque Thillman cherche des preuves de l'assassinat de sa sœur Martha et devient hystérique quand sa fille lui annonce que Paul serait peut-être innocent. 12/20

Épisode 9 : Lynette chouine parce que son 25ème gosse, Paige, grandit trop vite. Tom, pour la consoler, la pine bien fort dans la cuisine. La nounou, Susan, qui a oublié la poupée de l'enfant, entre et les surprend. B-A-BA de la comédie de situation, mais Susan m'a fait mourir de rire en prononçant, paniquée, ces quelques mots en sortant de la pièce : « Je lui dirai que sa poupée est morte ». L'information essentielle de l'épisode découle de cette scène, puisque Lynette et Susan en viennent à discuter de la taille impressionnante du sexe de Tom. La virilité de M. Scavo lui vaut à nouveau une crise identitaire, mais sa femme, quant à elle, en a marre d'être prise pour la castratrice. J'ai tout de même l'impression qu'on nous chante ce refrain, encore une fois depuis fort longtemps. Mais avec Desperate Housewives, ne vous inquiétez pas, quand on croit qu'on est dans le chiant, il y a toujours pire qui vous tombe dessus. En effet : Keith rate sa demande en mariage ; les parents de Grace, révélés clandestins, dénoncés par Gabi puis sauvés par Gabi, sont contraints de s'enfuir. Gabi est triste. Renée, pour son anniversaire, bourrée, avoue à Susan qu'elle est amoureuse de Tom. Pouf pouf. Heureusement, la grande scène de Paul survient. C'est dire à quel point le personnage est important pour cette saison et dans quelle mesure son retour est bénéfique. Il sème en effet la zizanie, en annonçant à tous nos bourgeois proprets qu'un centre de réinsertion va être installé en plein Wysteria Lane. Ils ont beau être agaçants par moment, tous nos protagonistes, s'agitant dans le même bocal, restent pour cette série un atout majeur. 13/20

Épisode 10 : Le fameux épisode tant attendu par les fans et par moi-même : l'épisode catastrophe !
Génial pour les saisons 3 et 4 (prise d'otages et tornade), il était devenu impossible de frôler le niveau de qualité de ces années-là. Bonne nouvelle, si ce n'est évidemment pas le cas pour cette saison 7, la bousculade du jour est une réussite. En effet, suite à la révélation de Paul concernant le centre de réinsertion, le quartier, porté par Lynette, veut se battre et le sauver. Paul doit obtenir les félicitations de la mairie pour son travail social, les bikers sont installés. Lynette engage alors des hommes extérieurs à la rue pour soutenir leur manifestation devant le maire... Parallèlement et s'imbriquant parfaitement dans cette journée de catastrophe annoncée, chacun vit un événement personnel important. Lee, en agent immobilier de Paul, s'est fait manipuler et devient vite le vilain petit canard de toute cette cour de récréation. Lui et Bob sont alors sur le départ. Alors qu'un ex-taulard, dans une scène plutôt flippante, s'introduit chez Bree, nous avons le plaisir de constater que le père de Keith est tout autant dérangé.Nous sommes à Wysteria Lane, il faut donc des réactions insupportables, il s'agit tout d'abord de Susan qui propose carrément à Renee de quitter sa maison, la ville, sa vie, par respect pour Lynette. À ce moment précis, nous avons un tout petit peu envie que cette dernière retourne à ses bijoux en pâte à modeler ou qu'elle les déguste. Gabrielle, de son côté, nous joue bien sûr le désarroi parce que l'autre manouche est retournée dans sa roulotte. Elle écrit une lettre à Grace, juste pour se libérer de ce poids insupportable. Bien sûr de chez bien sûr de chez bien sûr de chez évidemment, Juanita, entre deux glaces, trouve cette déclaration d'amour et rappelle à quel point la psychologie de bazar est inutile. Tout ce beau monde, souvent en pleine dispute, se retrouve dans la foule. Les bousculades de part et d'autre se transforment en véritable émeute. Le temps de quelques minutes, l'ambiance devient anxiogène, stressante, oppressante... Même si nous avions déjà tous eu l'envie de le faire, Susan se fait enfin piétiner et c'est tout de même triste. Alors que les palissades blanches volent en éclats, Felicity Huffman, toujours expressive du drame, porte la scène. Chaque acteur, chaque actrice, est touchant. La panique est extrêmement bien retranscrite. Alors que Juanita est en danger, la scène finale entre Lee et Lynette est un peu too much, on veut nous faire comprendre qu'il est pardonné, mais ce qui aurait dû être le cri d'amour de notre Housewife, tombe complètement à plat : « C'est mon voisin ! ». On a envie de dire : « Et alors ? ». Au final, Paul, en bonne ordure qu'il est, est heureux au milieu de ce tas de merde, et je partage sa joie pour cet épisode qui sera le plus réussi de la saison. 16/20

lundi 23 mai 2011

Desperate Housewives

Saison 7, épisode 6.


Retour sur les différentes histoires de ce 7X06 de Desperate Housewives !

Paul, tout d’abord. Nous apprenons dans le cabinet d’un psy que la nouvelle femme de Paul est vierge et qu’il va devoir la conquérir. Malgré ses efforts, elle se refuse toujours jusqu’à ce que notre psychopathe national annonce qu’il souhaite la quitter. Survient alors un appel téléphonique truffé d’indices sur les motivations de Beth : elle s’est engagée, fait tout pour rester et c’est sa mère qui la motive à le faire. Pourquoi ? Mystère ! Mais le jeu en vaut suffisamment la chandelle pour qu’au final, la toute nouvelle madame Young donne de sa personne pour le récupérer ! Prête à tout, elle nous montre sa vraie nature, prête à braquer une arme sur une Housewive.. Wisteria Lane est décidément le repère à déséquilibrés du coin.

Renée, en manque de mondanités, invite ce quartier qui l’ennuie à une fête d’Halloween. L’alchimie entre femmes prend toujours. Je parlais récemment des scènes de groupes réussies pour Parenthood mais depuis le début, j’ai toujours trouvé que ces réunions étaient vraiment un grand atout pour Desperate. Renee n’aime pas les enfants ou les vieux et les interdits. Bree rétorque alors qu’elle se présentera si elle a l’autorisation d’amener son jeune amant. Drôle.

Keeth, d’ailleurs, présente Mimi, sa colocataire à sa rouquine qui a le loisir de constater que son nouveau mec a, une fois de plus, des problèmes psychologiques, ça faisait longtemps…

La mère de Tom a de plus en plus d’absences, devient agressive. Tom, qui refuse de l’accepter, préfère une fois de plus se prendre le bec avec sa femme. Il faudra attendre qu’elle se perde et frappe Lynette dans une scène poignante pour que son fils ouvre les yeux et la place à contrecœur dans une maison de retraite.

Susan annonce sa carrière porno du net à Mike. En homme de Neanderthal qu’il est, le plombier s’empare d’un marteau pour faire la peau à Paul. Heureusement, Susan a une idée… Si, si ! Elle passe d’abord par une obscure histoire de punaise pour virer Paul de sa maison et le menace en lui faisant comprendre que son ours le frapperait bien fort s’il ouvrait sa bouche. Vaine tentative puisque le bouche à oreilles commence auprès des parents d’élèves. Susan est alors virée de son école. Charles Ingalls n’a plus le choix et se doit de partir en Alaska gratter la caillasse pour subvenir aux besoins de sa famille. Susan a alors droit à une scène très drôle, comme quoi, tout arrive, elle agresse Paul en tenue de petite fille à couettes en hurlant qu’il n y a plus de bonbons aux enfants qui sonnent à la porte. Si Beth la menace d’une arme pour sauver son mari, Susan aura eu le mérite de réagir et surtout de me faire rire.

Les gros sabots font davantage leur apparition dans l’affaire des bébés échangés. Le sang Solis qui coule dans les veines de la petite Grace en font forcément une princesse qui aime les bijoux et les vêtements. Gabrielle se comporte en débile mentale qui préfère s’occuper de sa nouvelle fille et délaisse Juanita qui s’en rend évidemment compte. Lourd d’idiotie !

Du bon et du mauvais en particulier pour Gaby qui montre que sa jeune fille a plus de plomb dans la tête qu’elle-même. Ces ficelles bien trop épaisses entachent un épisode allant du moyen au sympathique.


13/20

lundi 24 janvier 2011

Desperate Housewives

Saison 7, épisode 5.


Quel plaisir avec cet épisode plutôt génial de Desperate Housewives. Il est arrivé et il s’agit de ce 7X5.

Tout d’abord, la trame de fond qui aura droit à son « one week earlier » concerne la bagarre publique de Gaby et Renee. Pour connaitre la cause de la discorde, on nous montre tout d’abord le rapprochement des deux femmes qui passent un peu à contrecœur une soirée en tête à tête. Elles se confient. Si Renee raconte son aventure récente avec l’avocat qui la représente pour son divorce, Gaby finit par avouer qu’elle a eu recours à la chirurgie esthétique alors qu’elle n’avait que 19 ans. A part Carlos, personne ne sait que son nez est faux. L’élément déclencheur de la guerre sera l’ex-mari de Renee qui souhaite la reconquérir. Les Housewives comprennent le pardon, de l’adultère notamment, mais Gaby insiste sur sa faiblesse si elle venait à y retourner, qu’elle se devait d’ouvrir les yeux. Ce à quoi Renee lui répond en bonne peste et devant témoins qu’elle ne devait pas mettre son faux nez dans ses affaires. La trahison est totale et entraîne les moqueries jubilatoires d’un duo qui fonctionne à merveille (même s’il fût bref), celui de Bree et Lynette. Vexée, Gaby s’en va mais comme il fallait s’en douter, la jeune femme au sang chaud débarque à la soirée organisée pour une chanteuse résidente de Wisteria Lane, Emma Graham, avec – l’alcool aidant – l’envie de se venger. Renee qui dîne avec l’ex qui ne l’est plus a droit à la tornade Solis qui, l’air de rien, balance à la tête du fameux Doug que sa femme s’est envoyée l’avocat. Conséquences : Bagarre entre les deux harpies s’insultant de « Salope » et laissant le public plutôt médusé.

Passons aux deux chaudes de l’épisode. Bree se fait retourner dans tous les sens par son nouvel amant. Ne pouvant plus suivre le rythme de la libido du jeune ouvrier, Bree en vient à marcher de travers. Il fait admettre que la distinguée Marcia Cross ne nous avait encore jamais offert ce registre. Nous avons droit à ses répliques bien drôles : Sous sa douche après plusieurs rapports sexuels, le trentenaire la rejoint, bite en avant : « Pitié, dis moi que tu viens me poignarder » ; se confiant à ses amies, « J’ai l’impression d’être un tunnel » et ma préférée, « Tu m’épuises avec ta libido à la Woody Woodpecker ».

La chaudasse numéro deux est bien sûr Susan, qui passe tous les épisodes à poil sur le net. Désormais, elle communique directement avec l’internaute, lui aussi en webcam. Mike est sur le point de tout découvrir mais Lynette lui sauve la mise. Le point négatif revient à cette partie de l’histoire puisqu’une fois de plus la pauvreté façon Desperate Housewives est caricatural à l’extrême. Susan s’occupe à des soirées « découpage de bons de réduction », se plaint de son appartement qu’elle tente de vendre comme étant l’endroit le plus honteux du monde et y met la dose d’exagération qu’on lui connait : son fils ne peut plus manger chaud à midi. N’importe quoi ! En dehors de ces détails, on s’en sort puisque même si la surprise n’est pas totale, le dernier client porno de la journée est Paul qui la fait désormais chanter : Elle lui vendra sa maison ou il racontera la nouvelle activité de « Tania » à Wisteria Lane et la honte l’abattra.

Enfin, Lynette, toujours au bord du gouffre avec 152 enfants se voit affubler d’une nouvelle nounou : la mère de Tom, Allison. Gentille grand-mère plutôt réaliste, celle-ci fonctionne à l’ancienne, les femmes à la cuisine, les hommes se font servir. Evidement Lynette est contre cette façon de faire qu’elle juge à juste titre d’un autre temps. La mère de famille parle un peu vite et remballe Allison assez violement en la renvoyant à l’échec de son propre mariage. S’excusant, les deux femmes repartent sur de bonnes bases mais un événement se profile… La vieille dame ne reconnait plus la petite Penny, ce qui laisse présager Alzheimer… Si le traité est un peu caricatural que ce soit du point de vue de l’éducation ou des symptômes de la maladie, j’ai trouvé l’actrice touchante et ses échanges avec Lynette tout autant attendrissants.

Desperate Housewives réussit toujours à distraire. L’intrigue devient plus claire grâce à la voix-off de Mary Alice qui annonce le but de son mari : la vengeance de ceux qui l’ont trahi, détruire les amitiés, les faire voler en éclat. Des rebondissements tels qu’on les connait sont à prévoir mais il reste clairement de bons mots à distribuer, de purs moments de comédie à offrir et qui sait, un petit plus. Dans ce cinquième épisode, l’alchimie prend parfaitement.


15,5/20

lundi 1 novembre 2010

Desperate Housewives

Saison 7, épisode 4.


Ces femmes qui abusent :

Dans ce 7X4, les Housewives sont à nouveau fines comme du gros sel dans leurs différentes réactions.

Tout d’abord, Gabrielle. Ayant la chance que cette situation inédite de bébés échangés se passe pour le mieux avec la famille Sanchez, en charge de la petite Grace, tout pourrait se passer au mieux avec ce couple tout à fait normal. Carlos s’entend parfaitement avec le père, de part et d’autre, on envisage l’avenir de la même façon. Chacun élève la fille qui a grandi dans son foyer d’origine mais les rencontres régulières favoriseront le contact. Évidemment, Gaby ne peut s’y résoudre et met les pieds dans le plat. Grace, comme une petite fille sur deux, aime les vêtements. Gabrielle y fait le parallèle avec son parcours personnel, celui de l’enfance difficile sans sac à main de luxe. Insupportable, elle se mêle de ce qui ne la regarde pas et débarque avec ses cadeaux hors de prix. C’est bien connu, une enfant ne peut être heureuse sans bijoux ou accessoires Chanel. Comme pour l’esprit étriqué de Susan et son appartement de pauvre, Desperate Housewives n'y va pas avec le dos de la cuillère et sans aucun second degré associe le fric sans mesure au bonheur. On imagine aisément que ce qui aurait pu être simple sera détruit par l’avidité, l’égoïsme et la stupidité de Gaby.

Lynette n’est pas en reste dans l’abus de réactions stupides. Complètement cloisonnée dans son rôle de mère surchargée depuis 7 ans, les scénaristes ne semblent pas enclins à lui proposer autre chose. Sa jeune fille, bien plus humaine que ses frères, vient en aide à sa mère blindée de travail (même si tout le monde est absent de la maison et qu’elle n’est en charge que d’un bébé à temps complet). Après réflexion et sans surprises, Lynette abuse et laisse le poupon à Penny pour prendre des bains, jouer aux cartes, faire son jogging. Évidemment, après coup, Lynette ouvre les yeux et comme Susan avec Julie, la remercie mais la laisse à ses problèmes d’enfant.

Si en plus d’être énervant de répétitions et/ou de clichés, ces histoires ne sont pas des plus passionnantes.

Bree, Renee et même Susan apportent plus de drôlerie, à défaut d’originalité. Bree est toujours en compétition pour l’ouvrier avec Renee mais celle-ci est bien drôle avec sa phobie des nains et surtout face à Gaby dont elle ne connaît pas le prénom ou encore de son jugement approbateur par rapport aux cadeaux faits à Grace.

Ce qui devait arriver, arriva, Susan est sur le point de se faire prendre et sans demi-mesure puisque des clichés d’elle, en sous-vêtements sont sur le point d’être placardés partout. Elle parvient à arracher le prototype affiché en ville dans une scène plutôt drôle. On n’oublie pas pour autant de la faire pleurer telle Annette dans Premiers Baisers. Tout dans le dosage...

L'ombre d'un homme ramasse cette photo dénudée de Susan. J’hésite entre Mike ou un pervers sexuel. A suivre. Par ailleurs, pour gagner plus d’argent, Susan accepte d’aller plus loin dans la débauche du net. Striptease intégral ? Jeux de rôle à plusieurs ? Mystère.

En conclusion, deux des personnages sont exaspérants, les autres s’en sortent, Danielle revient, Paul inquiète légèrement mais pas suffisamment, Madame McCluskey récupère du texte mais il est moyen. Moyen, tel est aussi l’épisode du jour. Quand elles n’agacent pas, les Housewives détendent sans passionner.


14/20