
Mon retour par écrit sur la première saison de Veronica Mars sera très court pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, mon visionnage remonte à plusieurs mois et cette série contient tellement d’éléments différents que je ne saurais être précis. Dans les grandes lignes, il faut savoir que Veronica, jeune lycéenne, avait la même vie que toutes les héroïnes des feuilletons pour ados des Etats-Unis. Elle et son chéri Duncan Kane, sa meilleure amie Lilly Kane et le petit ami de celle-ci, Logan, formaient le quatuor idéal : jeunes, beaux, riches et populaires. Mais la vie de Veronica est bouleversée lorsque Duncan la quitte mais surtout lorsque Lilly est retrouvée assassinée. Le père de Veronica, alors shérif de la ville est accusé puis innocenté. Cet énorme scandale laisse des traces sur Veronica qui devient le « vilain petit canard ». Parallèlement, nous apprenons que Veronica a été violée et que sa mère a abandonné sa famille sans laisser de traces. Monsieur Mars ouvre alors un cabinet de détective privé pour gagner sa vie et déteint sur sa fille. En effet, celle-ci, si elle a pour objectif profond de trouver le véritable meurtrier de sa meilleure amie, mais aussi de savoir ce qu’il s’est passé pour sa mère et souhaite bien sûr connaitre l’identité de son agresseur sexuel, son quotidien est rythmé par l’aide qu’elle apporte à « Mars Investigation » ou aux propres enquêtes qu’elle facture aux élèves de son lycée.
Que dire de cette première saison ? Le manque de second degré de cette série est assez insupportable. Il est tempéré par le personnage et le caractère de Veronica, qui n’est pas une poule mais une fille qui agit. Par contre, le sérieux apporté à ces quêtes aussi inintéressantes que peu crédibles ennuie l’adolescent que je ne suis plus. Les personnages de la série en eux-mêmes comportent un bon lot de têtes à claques : Duncan, Lilly, ce père détestable de pseudo-assurance, de moralité et d’humour au ras des pâquerettes, et la palme revenant à Logan, pseudo-beau gosse tellement laid et tellement con, enfoncent la série. Pour ce qui est de l’intrigue générale, le meurtre de Lilly est plutôt intéressant, le viol (qui évidemment n’en était pas un) l’est déjà moins et je ne parle pas des histoires de famille qui assomment carrément. Tout le monde reste toujours dans le même registre et si le final amène enfin un peu d’action, il n’en est pas moins fourre-tout et ne parvient pas à faire oublier une saison médiocre, peut-être conçue davantage pour les filles.
Comme le visionnage de cette première saison remonte à assez loin, comme la réputation de la série est plutôt bonne, comme je suis indulgent et surtout comme je me suis déjà offert l’intégrale, je visionnerai sa saison 2.

9/20