Affichage des articles dont le libellé est Once Upon a Time. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Once Upon a Time. Afficher tous les articles

jeudi 18 octobre 2012

Derniers visionnages

Voici mes impressions et notes pour les derniers épisodes visionnés :


The Walking Dead – 3X1


L'audimat a explosé avec cet épisode de rentrée. 10 millions de téléspectateurs pour le retour de Rick et des zombies. 15 millions en comptant la rediffusion. Constat génial mais mérité pour un season premiere attendu. Tous nos personnages se retrouvaient à la rue, au milieu du chaos, après l'invasion du ranch. Plusieurs morts, une femme enceinte et la panique. Tel était le cliffhanger général avec lequel il fallait patienter. Quelques mois ont passé, les relations de Rick et sa femme sont au point mort et surtout, le groupe est épuisé de fuir sans cesse. Ils tuent à ne plus pouvoir compter, c'est gore et prenant. Un moment de répit semble soudain possible avec la fameuse prison. Parvenant à s'y installer, la visite tourne mal lorsque les marcheurs attaquent. Le pauvre Hershel se fait mordre et Rick n'a d'autre choix que de découper sa jambe à coup de hache pour peut-être éviter l'infection. Dans cette scène finale, remplie d'adrénaline, un autre élément fort est introduit : dans ce nouveau décor, il y a notre groupe bien sûr, les zombies en attaque, mais oh surprise, d'autres humains, stupéfaits par la scène de la hache. Pour la suite, il est facile d'imaginer que l'accouchement sera difficile (d'autant que le bébé est peut-être déjà mort et donc transformé. Quelle angoisse !), mais aussi que l’emménagement dans cette prison risque d'être difficile à occuper si un autre groupe y a déjà ses marques. Il ne faut pas oublier que dans ce nouveau monde, les vivres sont comptées et quand des inconnus essayent de s'incruster, on sait comment ils finissent... En conclusion, ce premier épisode n'a pas encore eu le temps de beaucoup développer le fond des choses, mais privilégie à juste titre, l'action pure et dure dans un climat de panique, qui nous divertit au plus haut point.
17/20


Once Upon A Time – 2X1 et 2X2


Après un retour plutôt loupé, notamment par la présence trop importante d'un nouveau personnage qui ne prend pas – Mulan - le 2X2 relève sacrément la barre et rappelle pourquoi Once Upon a Time est une bonne série. Ce qui est intéressant à constater, c'est que si l'épisode de rentrée a envoyé l'héroïne et sa mère à Storybrooke et qu'elle est de ce fait inexistante dans la nouvelle histoire, elle ne manque pas du tout. Il faut dire que les scénaristes n'ont pas pris beaucoup de risques en remplaçant cette absence par un épisode centré autour du meilleur personnage de la série : Régina. S'il y avait un spin-off sur l'histoire de la reine, je pense sincèrement que je plierai bagage et suivrai la reine, sans grand regrets. J'exagère car Gold me manquerait, mais c'est ma façon de saluer le très bon travail effectué sur ce personnage maléfique, pour qui j'ai pris un grand plaisir à découvrir davantage le passé. C'est aussi dans ce second épisode qu'elle a prouvé qu'elle n'était pas qu'une caricature de méchante Disney (aussi bonne soit-elle), que ses failles sont toujours là et aujourd'hui, elle laisse son fils s'en aller malgré son chagrin. J'en redemande et doublerai bien ses scènes en lieux et places des gros plans insupportables de cette Snow bien trop niaise de visage. La suite donne forcément envie, et en particulier avec Miss Morrison coincée dans un monde bien différent du sien.
10/20 et 15/20


Arrow – 1X1

 
Arrow c'est un peu Smallville qui rencontre Revenge. Comme je ne connais pas du tout ce personnage culte pour certains, j'ai complètement découvert son histoire avec ce pilote. Immédiatement on se rend compte que la production a mis les moyens et que la réalisation est efficace. Grande mode dans les séries depuis Lost, les flashback nous permettent de croiser l'origine de la transformation du personnage, qui a disparu en mer il y a 5 ans et son retour auprès des siens. Doté d'une grande force, il est déterminé à se débarrasser en secret des ennemis de son passé et plus généralement des méchants. Les mystères jouent un rôle important. Les doutes de son entourage d'une part, mais surtout les manigances cachées, en particulier de la propre mère du héros. Si Arrow continue sur cette voie, nul doute qu'elle deviendra vite addictive. Le charisme de l'acteur principal, Stephen Amell n'y sera pas étranger.
14/20


Chicago Fire – 1X1


Si depuis tout petit, je suis assez fasciné par les histoires de feu, j'ai finalement vu très peu de séries ou de films qui traitent du sujet. Il semble qu'avec Chicago Fire, j'ai trouvé le rendez-vous incontournable en la matière. Cette caserne rappelle avec ce season premiere les débuts d'Urgences, c'est à dire que le métier est au centre des histoires, le stress plus présent que jamais, mais qu'on devine rapidement que les relations entre ces êtres d'exception seront tout aussi prenantes. Si la réalisation est de qualité, le nombre important d'événements ne nous laisse pas encore le temps de véritablement nous installer. Cela dit, sans être révolutionnaires, des axes sont d'ores et déjà ouverts : la vie de couple difficile pour un homme accaparé par son travail, cette vie parallèle à l'intérieur de la caserne, l'addiction à la drogue pour calmer les douleurs, le débutant fébrile, le passé difficile des plus anciens, le rôle des femmes et surtout le deuil, puisque dès la première scène, l'un des leurs disparaît tragiquement dans une explosion, laissant chacun avec la douleur, mais aussi avec la rivalité et la culpabilité. Un autre atout pour la série est la présence de Jesse Spencer, qui n'a laissé passer qu'un été depuis la fin de House. Tant mieux parce que cet acteur me plaît. Les premiers épisodes seront importants pour déterminer le succès, mais au vu de ce 1X1, Chicago Fire pourrait bien compter dans les séries de demain.
15/20


Beauty and the Beast – 1X1


Sur le papier, le remake de cette série cu-culte des années 80 avait de quoi faire peur. Le résultat n'est pas kitsch comme je me l'imaginais, mais il est tout de même mauvais. Il est certain que la mise en image n'est pas mauvaise et rappelle des séries largement regardables telles que The Vampire Diaries, mais l'histoire est inintéressante, convenue et sans saveur. Beauty and the Beast aurait pu m'interpeller il y a 10 ou 15 ans, mais pas aujourd'hui. Non seulement, on dénombre des douzaines de séries surfant déjà sur ce créneau adolescent pour tous, mais l'ajout des enquêtes policières en font un mix lourdingue de tous les aspects surexploités ces dernières années. Kristin Kreuk est toujours bien coiffée, mais n'apporte vraiment rien de nouveau, alors que sa coéquipière joue carrément comme un pied. Beauty and the Beast, ce n'est définitivement pas pour moi. Ennuyeux à souhait. 
5/20

mercredi 23 mai 2012

Once Upon A Time

Saison 1


La première saison de Once Upon A Time vient de toucher à sa fin. Quel bilan tirer de ce premier jet ?

Tout d'abord, l'univers, celui des contes de fées a de quoi surprendre. Qui aurait cru que nous allions nous intéresser à une méchante sorcière, à des fées multicolores et autre livre des secrets. Et pourtant. Le scénario façon Lost sait jongler entre le passé des héros, alors magique, et la vie quotidienne qu'ils occupent aujourd'hui à Storybrooke.

Au fil des épisodes, nous découvrons d'où est née la rage de la reine et ce qui l'a poussée à enfermer tout ce beau monde, loin de chez eux et sans aucun souvenirs en mémoire. Toujours comme dans Lost, les liens de cause à effet sont nombreux et excitants. Contrairement aux rescapés du vol Oceanic, ici, en 22 épisodes, ce sont les héros de notre enfance que nous suivons : Blanche-Neige, Charmant, les sept nains, le petit chaperon rouge, la fée bleue, Maléfique, Marraine la fée, Gepetto, Jiminy Cricket, Hansel et Gretel, la petite sirène, le miroir magique, la reine de cœur et tant d'autres. Un principe et un rendu génial !

Ces personnages ne sont pas tous comme nous les avons connus, les scénarios sont plus épiques que le classique Disney, Alice au Pays des merveilles. Ils sont pour la plupart interprétés par de très bons comédiens et je dénombre au moins trois coups de cœur, justifiés à la fois par l'écriture du rôle et l'interprétation. Rumpelstiltskin / Monsieur Gold, joué par Robert Carlyle, au courant du sort jeté, charismatique et secret, je dois dire que c'est au temps des contes de fées qu'il m'éclate : vicieux, sournois, l'incarnation est parfaite. Vient ensuite celle qui empoisonne la vie de tout le monde, qui en fait des tonnes avec ses robes de folie, ses regards noirs et ses phrases assassines : la reine bien sûr. Celle-ci arrache les cœurs, pulvérise les niais et obtient toujours ce qu'elle veut. Le rôle est cela dit plus complexe, moins gratuit puisque cette attitude a une explication qui provient comme toujours du passé atroce de la plantureuse. Son interprète, Lana Parrilla explose et devrait par la suite, cartonner. Si j'en avais le pouvoir, moi, en tout cas, je la ferai star ! ^^ Enfin, un personnage et un acteur débutant vraiment fort, le petit Henri. Nombreuses sont les scènes qu'il porte sur ses frêles épaules. Véritable bonne tête et très convaincant, il faut dire que Jared S. Gilmore a une fonction de choix, celle de convaincre l'héroïne de la véracité de son livre.

L'histoire en elle-même consacre souvent un épisode à un personnage différent tout en donnant des indices supplémentaires aux différents fils rouges de la saison. Plus on avance, plus la série devient addictive et c'est bien sûr dans la dernière ligne droite que tout s'accélère. Sans révéler clairement ce qui se passe dans l'ultime épisode pour ceux qui ne l'auraient pas encore visionné, sachez que le final attendu a bien lieu, distribue émotion et action, justement dosés. La saison deux va être du point de vue scénaristique, très différente de ce que l'on a connu étant donné les révélations finales. Pour finir, un mot sur les effets spéciaux qui sont importants car très utilisés. Le budget ne pouvant être illimité à la télévision, on ne peut s'empêcher de sourire à certains moments car les fonds verts donnent parfois un léger côté kitchouille, mais, au final, on adhère, on trouve ça charmant.

En conclusion, Once Upon a time a très bien fonctionné et a été renouvelée pour une saison deux. Très bonne nouvelle pour les fans comme moi, qui ont passé presque systématiquement un moment hors du temps et toujours agréable en compagnie des fées, des princes, des chevaliers et tous les autres !

  
16/20 

mardi 7 février 2012

Mise à jour !

Les séries à ma semaine en dehors d’How I met Your Mother sont plutôt satisfaisantes en ce moment !


Desperate Housewives – 8x10 à 8X12:
On nous avait laissés avant la pause de Noël avec Bree sur le point de se suicider. Elle est sauvée par Renée mais sombre dans une nouvelle addiction : le sexe. Voir Marcia Cross dans ce rôle d’assoiffée de cul est assez jubilatoire, très drôle. Même lorsqu’elle est découverte et qu’elle l’assume en public, ça reste très bon. Du côté des autres, Susan est toujours aussi idiote et manque pour la douzième fois de faire tomber le groupe en rencontrant la femme de leur victime. Heureusement, Gaby réussit à la convaincre en un éclair que le feu mari était un violeur. Au rayon des bonnes nouvelles, Chuck n’est plus. Une page pourrait se tourner si les lettres du maître-chanteur ne se faisaient pas si régulières. En oubliant Lynette, caricaturale et égale à elle-même dans sa relation avec Tom ou le coiffeur qu’elle rencontre, Desperate Housewives est drôle et divertissante. 16/20 – 14/20 – 15/20.


The Big Bang Theory – 5X12 à 5X14 :
Si dans ces trois derniers épisodes Leonard et Penny sont au centre des histoires en retentant d’être un couple qui communique davantage, je ne peux que retenir Amy qui offre son premier baiser improbable à Sheldon. Génial. Le 14 est en dessous du niveau général à cause de la redondance des gags. Une base drôle, Raj tombe amoureux de Siri, une reconnaissance vocale d’Apple tandis que Sheldon et Amy tournent des vidéos sur les drapeaux pour la toile, mais les deux situations tirent en longueur. 15/20 – 16/20 – 13,5/20.


Modern Family – 3X10 à 3X13 :
Après une petite baisse de régime avec notamment l’épisode spécial de Noël sans grande surprise, Jay et Claire en concurrence pour les projets scolaires de leur gosse ou Manny pris entre ses deux papas, l’épisode 13 remonte d’un cran et on se marre bien devant Claire galérant durant son premier débat politique ; Stella, la chienne accusée de tentatives de suicide dans la piscine ; ou la petite Lily jurant comme un charretier ! 13/20 - 13,5/20 – 13,5/20 – 15/20.


How I Met Your Mother - 7X8 à 7X12:
La série ne se contente pas de faire du surplace, elle tente de créer du mouvement avec les éternels rebondissements vus et revus dans les sitcoms et en particulier dans How I Met Your Mother. On remet un couple ensemble, on envisage un déménagement, on rend une des héroïnes enceinte puis finalement stérile et la sauce ne prend absolument pas. Les personnages étant devenus les caricatures d’eux-mêmes, on se tourne vers l’aspect comique qui pourrait redresser la barre mais il est d’un niveau si bas qu’à chacune des diffusions, je me disais que j’allais stopper définitivement cette série n’étant plus qu’une perte de temps. Ni Katie Holmes, ni Barney mi-canadien, ni le trip défoncé à un concert, ni Marshall coincé sur un toit ou deux potes hétéros envisageant d’adopter, ne provoquent le moindre fou rire. Seul, le retour des baffes surprises à Barney m’a fait rire mais on notera l’originalité… C’est l’habitude qui me fait rester devant une série à l’image de ce qu’est devenue Robin : fade. 8/20 – 12/20 – 10/20 – 9/20 – 9,5/20.


Once Upon A Time – 1X8 à 1X10:
La série me plaît toujours plus. Dans les trois derniers épisodes, Miss Swan devient shérif, on apprend comment Rumpelstiltskin était devenu le ténébreux, on suit l’histoire d’Hansel et Gretel et la relation de Mary-Margaret et son charmant évolue puisque dans l’épisode 10, un long baiser fougueux est échangé. Les mystères avancent certes doucement mais un journaliste bien curieux fait son entrée à Storybrooke et devrait réserver son lot de nouveautés. La grande illusion menée par Regina est tellement excitante qu’on voudrait que les bouts de vérité éclatent plus rapidement au grand jour, mais en attendant le charme opère complètement. 16/20 – 15/20 – 15/20.


Ringer – 1X11:
Ringer vient de faire sa rentrée et la série reste toujours sympa à regarder. Elle avance à son rythme. La vraie Siobhan hante son appart’ et observe sa sœur visiblement bien installée. Elle vole une bague et renoue avec son amant, qui ne comprend pas les différences importantes de sa personnalité. Le viol présumé de Juliet par son prof éclate au grand jour pour nous distraire. Si l’épisode n’est pas transcendant de suspense, il parvient à être agréable. 14/20


Touch – 1X1:
Un père découvre que son fils muet et atteint d'autisme est capable de prédire l'avenir en manipulant intellectuellement des nombres. Certes sauf que l’homme en question est Kiefer Sutherland et que dès le pilote, un énorme potentiel transparait. Le petit garçon et son pouvoir intriguent, le casting est réussi, c’est prenant sans oublier pour autant d’émouvoir, le tout dans une réalisation soignée, originale et une musique ajustée. Vivement la suite ! 16/20

jeudi 15 décembre 2011

Once Upon a Time

Saison 1, épisode 7.


Once Upon a Time se réveille pour sa dernière semaine, avant la pause hivernale, grâce à sa méchante reine qui entre véritablement en action.

Avec ce 1x7, les héros principaux sont mis au centre de l'histoire et c'est déjà une bonne chose en soit. Le récit en lui-même est intéressant puisqu'il nous présente le shérif au temps des contes de fées et comment ce dernier a été choisi par la reine en tant que chasseur devant, par définition, arracher le cœur de Blanche Neige. Élevé par les loups et ayant peu de compassion, il est la personne idéale pour cette mission, sur le papier du moins. Car finalement touché par sa jeune proie, il laisse la jeune fille s'échapper et ramène un cœur de biche à la fameuse belle-mère. Mais la reine, pas conne, est dotée d'une armoire certainement conçue par Apple, top qualité et surtout une fiabilité hors pair. Le tiroir magique ne s'ouvrant pas face au cœur apporté parle chasseur, sa trahison ne fait aucun doute. En guise de punition c'est son propre cœur qui sera arraché, rangé dans le tiroir et à disposition de la reine pour torture éventuelle ou pire...

Le pire arrivera du côté de Storybooke, puisque le chasseur devenu shérif se tape celle qui est devenue maire, mais tombe amoureux d'Emma et quitte sa maîtresse pour vivre quelque chose de bien plus pur avec notre héroïne qui semble elle-même soudainement OP. Délaissée, Regina, ni une ni deux, réduit le cœur du bellâtre en poussières. Non seulement Graham était, en particulier grâce à son rapport au loup, devenu attachant, mais a représenté à lui tout seul une des deux grandes premières de la série.

En effet, deux éléments, attendus pour ma part, se sont produits. Un personnage, par le biais de différents flashs, s'est enfin souvenu de sa vie passée. S'il meurt au moment précis où son souvenir devient clair, il aura eu le temps de paraître suffisamment bizarre, de donner suffisamment d'indices, en particulier à Henry, Mary Margaret et Emma, pour que le livre de contes soit à nouveau bien au centre de l'intrigue et surtout qu'un doute plus grand s'installe pour nos protagonistes. La seconde nouveauté, également encore une fois attendue pour ma part, est le lien direct fait entre la sorcière et le maire qu'elle est devenue. Sous le mausolée de son père, se trouve une trappe secrète qui abrite la fameuse armoire conçue par Steve Jobbs et dans laquelle sont collectionnés moult cœurs et autres secrets. Nous le savions, mais cette confirmation visuelle, mêlant ces deux mondes que l'on nous propose depuis sept semaines, a été un réel plaisir à observer.

En conclusion, Once Upon a Time a réussi son coup en faisant oublier l'aspect trop indépendant des derniers scénarios, pour laisser la place à de l'inédit, à une mort soudaine et à un ensemble agréable. Vivement le mois de janvier, en espérant que Henry soit à nouveau plus présent car j'adore ce gosse.


15,5/20

dimanche 11 décembre 2011

Once Upon a Time

Saison 1, épisode 6.


Retour bref sur le sixième épisode de Once Upon a Time.

Pourquoi bref ? Tout d'abord parce que nous sommes dimanche et que travailler dans le commerce signifie avoir à faire aux mêmes clients chiants que l'on se tape toute l'année, sauf qu'en temps normal à cette heure-ci on est sous sa couette allongé avec ses séries dans un endroit chaud et beaucoup moins austère. Le monde des fées de Once Upon a Time peut donc, pour l'heure, se mettre un petit doigt dans le cul.

Je me reprends et en vérité les deux autres raisons qui influencent ce choix de ne pas revenir en détail sur l'épisode du jour sont tout d'abord que les qualités et reproches que l'on peut faire à ce 1X6 sont à peu de choses près identiques aux précédents. La seconde est que le niveau a tout de même légèrement baissé et nous sommes ici dans le moins bon épisode depuis le commencement de la saison.

Si j'aime particulièrement monsieur Gold, que ce soit au temps des contes de fées ou depuis qu'il a cette boutique aux objets si intrigants tels que ces deux marionnettes ou ce moulin rappelant ses souvenirs à Charmant, les deals qu'il a conclus dans l'autre monde avec la famille de ce dernier pour l'offrir au roi George, qui rêvait d'un fils combattant un dragon et sauvant son royaume, avec une contrepartie qui nous est pour l'instant inconnue, intéresse énormément. Le petit Henry a manqué dans cet épisode et la vie de Charmant ne m'a pas suffisamment intéressé pour que j'ai envie de vous la raconter. Il est juste à retenir que M'dame Blanchard est plantée par celui qui lui avoue néanmoins avoir des sentiments mais qui préfère rester avec sa blonde pour le moment. Pour ce qui est de l'héroïne, il faut attendre la fin de l'épisode où celle-ci découvre que son patron, le shérif, couche avec son ennemie de toujours, la reine...

En conclusion, j'évoquais la semaine dernière l'originalité de la série, mais aussi le fait qu'il manquait un certain sursaut scénaristique pour nous intéresser davantage. Le sursaut peine non seulement à arriver et ce manque devient clairement attendu.

13/20

mardi 29 novembre 2011

Once Upon a Time

Saison 1, épisode 5.


L'originalité de Once Upon a Time est rafraîchissante cette semaine.

En effet, même si nous pourrions faire le même genre de pseudo-reproche à la série que lors du 1X4, à savoir la mise en place d'une structure visant à mettre en vedette systématiquement un nouveau personnage de conte de fées en sucrant trop de temps d'image aux protagonistes principaux, cette semaine, j'y trouve plus de qualités.

Déjà, du côté 'conte', c'est Jiminy Cricket à qui l'on s'intéresse : ses troubadours de parents ont profité de sa naïveté d'enfant pour le manipuler toute sa vie et en faire un voleur professionnel. Sa conscience le rattrapant, il devient bon, et - apothéose ! - a la possibilité de réaliser un vœu. Les effets spéciaux sont alors très réussis, et que ce soit la fée bleue un peu hot ou sa transformation en cricket pour devenir la petite voix de Gepetto, tous deux sont sublimes et la féerie est bien présente. On ne peut que saluer cette ambiance si particulière qu'on ne risque pas de croiser ailleurs. 2011, qu'est-il devenu ? C'est le psy de notre cher Henry. Contraint par le maire d'accélérer la cadence au cours de la thérapie, il devient catégorique avec le jeune garçon et, la peur au ventre, évoque même l'enfermement. Ni une ni deux, le gamin s'enfuit et se réfugie dans les décombres d'une mine qui vient de s'effondrer et qui finira son travail d'éboulement au moment où le Dr Hoper, ayant pris conscience de son erreur, y pénètre pour secourir son patient. A l'extérieur, tout le monde est en pleine ébullition et pour cause, Emma effectue son premier jour en temps qu'adjointe du shérif et doit faire face à l'autorité de Madame le maire. Bien sûr, tout le monde est sain et sauf et j'aime particulièrement lorsque le conte finit par faire des clins d'œils dans la réalité d'aujourd'hui. Ici, le psy survit grâce à un parapluie au bout duquel il est accroché. Fun ! Pour ce qui est des débordements ou du moins l'influence inexpliquée qui frappe certains personnages, il y a les sentiments amoureux qu'éprouve, sans pouvoir l'expliquer, le charmant de Blanche Neige, tout juste réveillé de son coma et qui prépare sa future déclaration.

Deux remarques pour finir. La mise en avant du personnage de Cricket cette semaine n'a pas été vaine, car s'il a été tenté par la lâcheté ou du moins par la peur de tout perdre face à cette femme menaçante, son sursaut en fin d'épisode a fait mouche. Il soignera Henry comme il l'entend et menace à son tour, avec une réplique fracassante et franchement bien pensée. Il annonce tout de go à cette Regina Mills dont le pouvoir ne fait aucun doute qu'un jour un procès pour la garde de son enfant débutera et que l'expert qui a suivi l'évolution psychologique de son fils sera amené à témoigner, si elle désire ne pas tout perdre, qu'elle le laisse agir comme bon lui semble. Cette phrase était énorme car le personnage s'est relevé, a fait face, et surtout il annonce une prévision comme si c'était une vérité, car effectivement, un jour sans doute très prochain, Henry et Emma voudront être ensemble. Le second point qui m'a titillé à la fin de ce 1X5 est le mystère qui entoure justement cette sorcière. Jusqu'ici, les différents plans sur ses regards noirs, les interprétations que l'on peut faire quand on la voit se dresser, le menton vers le haut face à un miroir, laissaient peu de place aux suppositions quant aux vrais traits de ce personnage maléfique. Et pourtant, avec l'accident de la mine, la disparition d'Henry, puis ses retrouvailles avec lui semblaient réellement sincères et sur ces courtes scènes, aucun clin d'œil au spectateur en ce qui concerne son éventuelle hypocrisie n'est placé. On ne l'a d'ailleurs encore jamais vu évoquer clairement la malédiction ou par exemple utiliser des pouvoirs magiques. Elle en devient d'autant plus intéressante et replace davantage le fil conducteur de la série à un niveau plus haut.

En conclusion, Once Upon a Time est audacieuse et esthétique, elle n'a plus qu'à être propulsée avec un gros coup scénaristique.

14,5/20

vendredi 25 novembre 2011

Once Upon a Time

Saison 1, épisode 4


Once Upon a time reste de qualité mais fait l'erreur de se diriger vers un schéma d'épisodes aux scénarios plus indépendants les unes des autres.

En effet, même si les histoires du jour retraçant les contes de fées d'antan peuvent nous présenter des personnages qui auront largement l'occasion d'être réincrustés dans des épisodes futurs - d'autant plus qu'il ont tous été touchés par cette fameuse malédiction et qu'ils ont donc toutes les opportunités du monde de croiser Emma, Henri et les autres -, il est dommage de constater que ces mises en avant desservent le fil conducteur général du récit, celui qui nous intéresse le plus.

Aujourd'hui nous faisons donc la connaissance de Cendrillon. Sa marraine la bonne fée, qui était sur le point de la délivrer de sa vie de pouilleuse, se fait assassiner par Rumpelstiltskin. Cendrillon, complètement désespérée et désœuvrée face à cette vie de souillon, n'hésite pas une seconde à passer un marché avec le sale type qui est face à elle. Telle une idiote, elle signe le papier qu'elle prend pour une reconnaissance de dettes pécuniaire mais qui s'avère être en fait bien plus fourbe... La blonde se retrouve riche, belle et amoureuse de son prince. Mais alors qu'elle tombe enceinte, le magicien qui lui a fabriqué cette existence apparaît et réclame son dû. Il ne s'agit ni de bijoux, ni d'argent, mais de son premier enfant. Après s'être confié à son fiancé, elle se joint à lui, et avec l'aide du charmant de Blanche Neige, lui tend un piège. Les malins pensent avoir réussi leur coup, mais que nenni. Certes enfermé, Rumpelstiltskin fait disparaître le prince Thomas, son chéri, et lui annonce qu'elle ne le retrouvera que le jour où elle tiendra ses paroles et où elle lui offrira son bébé.

En 2011, et c'est là que le bât blesse, les répercussions sur nos héros sont moindres et les effets de la malédiction ne sont quasiment observables que du côté de Cendrillon, devenue Ashley, travaillant avec sa pote ex-Petit Chaperon Rouge (aujourd'hui coquine), et dans la même dèche que lors de ses jeunes années, et qui a conclu le même genre d'accord avec M. Gold, le susdit. Accouchant, après un accident de voiture alors qu'elle tentait, en vain, de s'enfuir, c'est Miss Swan qui lui sauve la mise. Pour que Gold laisse tomber son projet d'enfant, elle accepte d'avoir une dette envers lui, à ses risques et périls.

Pour ce qui est du reste, Henri et sa mère retrouvée sont toujours comme cul et chemise, alors que la maire menace sans grande nouveauté. Par contre en fin d'épisode, le shérif Graham propose à notre héroïne un poste qu'elle acceptera, sans savoir que ce dernier est un faux ami puisqu'il couche avec la reine...

En conclusion, l'histoire de Cendrillon n'est pas désagréable à suivre, mais éclipse l'affaire principale qui nous intéresse davantage.

13,5/20

vendredi 11 novembre 2011

Once Upon a Time

Saison 1, épisode 3.


Once upon a time est clairement l'une des bonnes surprises de la rentrée télé 2011, mais descend malgré tout cette semaine d'un petit cran au niveau de la richesse de l'histoire.

En effet, ce 1X3, continue à mettre en parallèle le monde des contes de fées et celui de la réalité dans laquelle sont enfermés ces mêmes personnages, mais à l'intérieur de ces mondes bien distincts, les deux fils conducteurs du jour, bien que de qualité, m'étaient un peu trop linéaires.

Nous avons d'un côté la rencontre initiale de Blanche Neige, qui était alors une fugitive, une chapardeuse, avec son prince charmant. Bien moins niaise et plus fun que dans son rôle d'institutrice, l'aventurière tente de voler le prince James. Alors qu'elle est sur le point de se faire arracher le cœur par son ennemi de toujours, elle est sauvée in extremis pour son bellâtre sur son destrier. Reconnaissante, elle lui rend la pareille plus tard, lorsque ce dernier manque d'y passer à cause d'une bande de trolls (eux-même d'ailleurs très bien faits). Au bout du compte, le futur couple a déjà une petite étincelle dans les yeux mais se sépare. Leur réel coup de foudre servira sans nul doute à un prochain épisode. Les futures exploitations sur le passé de tous ces personnages de contes de fées est clairement un puits sans fond, et il faut espérer qu'elles seront toujours non seulement intéressantes et que leur intégration à l'histoire principale s'imbriquera toujours aussi justement.

Pour ce qui est de la vie loin des carrosses et des châteaux, un trio se forme plus clairement. Notre héroïne, Emma, zone pas mal avec Marie-Margaret, l'institutrice et maman dans l'autre vie, et sont toutes deux guidées par le petit Henry. Si la maire de la ville tente plus que jamais de leur mettre des bâtons dans les roues pour les empêcher d'avancer dans l'intrigue de ce fameux livre, les ensorcelées parviennent à leur fin. A chaque fois qu'elles tentent de démontrer gentiment au jeune garçon qu'il se trompe et que les contes n'existent pas, un détail vient brouiller leur esprit et appuie la thèse féerique. Tel est le cas avec John Doe, l'inconnu depuis toujours endormi à l'hôpital, qui est en fait le 'Charmant' de la béate. Pour cesser la fixette de son petit protégé, Marie-Margaret accepte de rendre visite au malade et de lui lire le livre de leur soi-disant vie. Perdu, à l'écoute, le grand endormi se réveille et se sauve dans les bois. Après des fouilles nocturnes, on retrouve sa trace, mais pas de chance pour la maîtresse - très clairement sous le charme et perturbée - la sorcière lui pond une identité, David Nolan, et une fiancée, Katherin, elle-même piégée par la malédiction qui l'a arrachée à sa vie de pimbêche aisée, première promise du prince. L'épisode permet enfin d'accueillir un nouveau personnage, allié supplémentaire de la reine, le Dr. Whale, interprété par l'inoubliable Julian Sark (David Anders), de la non moins formidable Alias. Très bonne surprise !

Aucun réel problème avec ce troisième épisode de Once Upon a Time, mais comme la série est partie de bien haut, il faut se mettre en tête qu'un épisode peut se permettre de n'être, à l'occasion, 'que' beau et bon.

14/20

samedi 5 novembre 2011

Once Upon a Time

Saison 1, épisode 2.


Once Upon a Time confirme la très bonne impression laissée par le pilote la semaine dernière.

En effet, la série parvient encore à cumuler une intrigue prenante et un univers marquant.

L'univers provient du monde duquel tous ces personnages ont été arrachés. Il est temps pour nous d'en savoir plus sur l'organisation pratique de cette malédiction noire. Dans ces préparatifs, on croise Maléfique, oui la Maléfique de la Belle au bois dormant, incarnée par Kristin Bauer, Pam dans True Blood. Amies de longue date certes, mais amies spéciales puisque les deux femmes n'hésitent pas à en venir aux mains ou plutôt aux pouvoirs parce que l'une veut dissuader l'autre d'aspirer toute leur atmosphère. Grâce aux dialogues de ce 1X2, nous apprenons également que les origines de cette haine envers Blanche Neige n'est pas gratuite et même clairement étudiée, puisque la sorcière le déclare clairement : 'Blanche Neige m'a arraché quelque chose'. Sa vengeance est donc nécessaire et primordiale. Pour ce qui est de l'aspect pratique que j'évoquais plus haut, quand il est développé, c'est un nouveau personnage qui est mis en lumière, celui d'un fou au visage dégueulasse, enfermé dans un trou à rats, suintant littéralement la crasse. Ce dernier a une carte à jouer quand la reine se trouve dans une impasse dont seul le mécréant peut la sortir. Elle désire savoir ce qui lui manque pour que la malédiction fonctionne et en échange de cette information cruciale, il exige une place de choix dans le monde qu'elle va fabriquer. Exaucé, il sera riche au point d'être propriétaire de la ville entière. Quant à la fameuse méthode manquante, elle n'est pas triste, puisque la sorcière, pour réaliser son plan diabolique, devra arracher le cœur de la seule personne qu'elle aime profondément, à savoir sa seule famille : son père. Certes émue, s'excusant volontiers, elle l'exécutera de sang froid. Ce personnage tellement 'reine du monde', cruelle et hautaine, vêtue de sa combinaison sexy, perchée sur ses hauts talons et faisant valdinguer cette énorme cape noire a carrément tout du bon méchant, qui parvient à rendre crédibles et excitants ces moments de rage.

Parallèlement dans notre monde, alors que le clocher de Storybrooke, qui n'avait plus bougé d'un millimètre depuis que la malédiction était en marche, reprend vie comme signe d'un espoir pointant à l'horizon, avec l'arrivée d'Emma dans le quotidien du jeune Henry. Ce dernier justement a du pain sur la planche dans cet épisode, puisqu'après avoir expliqué son 'Opération Cobra' à sa vraie mère et qui consiste à vaincre la méchante sorcière, est pris dans la tourmente de la bataille qui éclate entre les deux femmes de sa vie. Le maire de la ville fait arrêter Emma en lui donnant l'idée de voler le dossier psychiatrique de ce dernier. En réponse à cette mise en scène, Emma se rebiffe et tronçonne un arbre de son jardin privé. En fin de compte la reine pense avoir trouvé le meilleur moyen pour l'éliminer du paysage. Elle lui fait dire que cette histoire de conte de fée réel est une folie, alors que le petit Henry écoute à la porte. Et c'est que son plan a failli marcher. L'enfant est déçu mais la jeune femme sait trouver les mots justes pour remettre leur toute nouvelle relation sur le bon chemin. Elle annonce que si ce récit pourtant si difficile à croire est vrai, il n'y a qu'un seul moyen pour battre la reine : faire croire à l'ennemie qu'en aucun cas elle a du crédit. Henry trouve ça brillant et le duo est reformé.

Pour ce qui est du vieux fou qui a donné le tuyau du cœur arraché à la reine, il est bien présent dans cette ville comme prévu, c'est monsieur Gold. Un homme qui entretient des relations complexes avec la reine et nous comprenons vite pourquoi. C'est lui qui, il y a dix ans, lui a fourni Henry et surtout on comprend qu'il est un des rares personnages à se souvenir de son passé...

En conclusion, Once Upon a Time réussit, dans un bon épisode, à lâcher habilement de nouveaux mystères pour nous rendre addict à la série, tout en donnant de nouvelles informations et en créant des relations fortes.


15/20

mercredi 2 novembre 2011

Once Upon a Time

Saison 1, épisode 1.


Once upon a time ou comment faire le pari fou de choisir un univers enfantin, traité de façon plus dark, et de le confronter à une réalité contemporaine et pour le coup en opposition complète.

Cette toute nouvelle série, pour laquelle Jennifer Morrisson, connue pour son rôle de Cameron dans Dr. House ou plus brièvement dans celui de Zoey de How I met your Mother, propose une expérience toute nouvelle, et dans son scénario, et dans son traité visuel.

L'histoire débute avec le célèbre conte de Blanche Neige mais de manière revisitée. La voix off nous l'annonce : les fins heureuses n'existent pas dans notre histoire. La princesse sur le point d'épouser son prince charmant, dans des décors très beaux et soignés qui rappellent l'univers d'Harry Potter au cinéma, se fait attaquer par la méchante sorcière, qui annonce que la malédiction qu'elle s'apprête à lancer sur tout le royaume va plonger l'ensemble de ses habitants dans des souffrances atroces qui dureront pour l'éternité. Grâce à une fée Clochette ou Marraine la bonne fée, minuscule mais dotée d'une poitrine qui fait vite oublier l'univers des enfants, il existerait une possibilité de garder espoir, et c'est ce qui se passera. En effet, Blanche Neige accouche et grâce à la magie, sa fille sera protégée de ce sort atroce et aura l'occasion, dans 28 ans, de combattre la reine dans une bataille finale. La malédiction en question consiste à envoyer tout le monde dans notre réalité, coincé pour toujours et ignorant tout de leur passé.


Commence alors la deuxième phase, parce que oui, les épisodes font s'entrecroiser les origines de cette malédiction, à savoir les raisons et l'organisation de ce coup d'éclat organisé par la reine, et le quotidien de ces personnages de contes de fées. Envoyés à Storybrooke, Blanche Neige y est institutrice; "Charmant", qui avait été blessé juste avant ce voyage spatio-temporel, est à l'hôpital dans le coma, à l'endroit même où celle qui fut jadis sa femme travaille en bénévole après ses cours; et la reine, qui s'est donc construit cette vie, est devenue la toute puissante maire de la ville. Cette dernière a adopté un enfant alors qu'il n'est qu'un bébé, et c'est de là que viendra l'intrigue principale de la série. Cet enfant de dix ans se rend chez Emma (Jennifer Morrisson) et lui annonce plusieurs choses décisives. Tout d'abord qu'elle est sa mère biologique et que l'enfant qu'elle a abandonné il y a dix ans se trouve aujourd'hui face à elle, et qu'il a besoin de son aide pour combattre la méchante sorcière qui l'a adopté. Et oui, ce petit bonhomme est le seul à savoir ces choses secrètes grâce à un livre de contes qui raconte toute l'histoire de ce groupe maudit. Il partage avec cette vraie maman une bonne partie de ses secrets et n'oublie pas de lui révéler son passé et ses origines : elle est la fille de Blanche Neige et du Prince Charmant.


En écrivant ces lignes, et vous je l'imagine en les lisant, si vous n'avez pas encore vu le pilote, on peut se dire que nous nous trouvons éventuellement face à un programme pour la jeunesse, qui ne saura divertir qu'une toute petite part du public. Ce serait une erreur ! Les scénaristes traitent ici de contes que l'on a tous aimés, rappellent les films de Walt Disney qui sont multi-générationnels, évoquent un monde féerique comme a pu le faire Tim Burton dans certains de ses films, et le résultat est là, on est sacrément embarqué. Grande réussite également pour le casting, car au vu du pitch, il fallait vraiment que tous les éléments soient maîtrisés pour ne pas tomber dans le ridicule, et ici, grande chance, il n'est même pas frôlé. Toutes ces victimes retrouveront-elles leur mémoire et leur passé ou la reine parviendra-t-elle éternellement à ses fins diaboliques ? L'enfant parviendra-t-il à convaincre la star de la série de la véracité de ses propos ? L'envie d'en savoir plus au bout de seulement quarante minutes est déjà clairement présente.

En conclusion, s'il fallait une preuve supplémentaire que l'originalité à la télévision paie, quand en plus le tout est présenté intelligemment et dans un bel esthétisme, Once Upon a Time le démontre. Le voyage risque d'être sacrément agréable.

16/20