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mercredi 14 novembre 2012

Derniers Visionnages


Revolution – 1X2 à 1X5
La suite de Revolution était plutôt intéressante jusqu'ici, notamment en faisant déjà mourir un personnage, mais avec ce cinquième épisode, l'ennui pointe son nez... Le souci, c'est que le frère de l’héroïne est toujours entre les mains de son kidnappeur, que les retrouvailles étaient enfin à l'ordre du jour et... eh bien non. C'est reparti, le groupe, perdu au milieu de nulle part en est toujours au même stade. La quête devient pénible car très peu d'autres éléments entrent en considération et l'objectif final est faiblard. Le blondinet est bien gentil, mais la planète sans ressources et la population aux ordres d'une milice si cruelle a tout de même plus de potentiel. D'ailleurs, c'est quand il est question du blackout que l'intérêt remonte, surtout quand les flashback concernent le meilleur personnage : Tom Neville. Malheureusement, ces scènes du passé représentent 5% de l'histoire ! Quelle erreur, mais quelle erreur de ne pas nous faire partager entièrement le moment où tout s'est effondré, la guéguerre 15 ans plus tard dans les bois n'est franchement plus réjouissante... Signe d'espoir : Rachel vient de cracher le morceau : pour retrouver l'électricité, il faut partir à la recherche de 12 médaillons... On n'est pas sorti de l'auberge, surtout que Bass et compagnie n'ont pas la chance d'avoir une Bulma dans la poche...
14/20 – 14/20 – 15/20 – 10/20

Brickleberry – 1X1 à 1X3
Longtemps que je n'avais pas suivi un dessin animé à la semaine et pour ce faire, j'ai choisi Brickleberry. On y suit un groupe de gardes forestiers et leurs multiples activités. Autant le dire, on est loin de Bouba ou Bibifoc... Les dialogues sont crus, l'animation trash. Ainsi, quand on ne baise pas les animaux, ils se font tirer une balle ou peuvent même flamber. Les personnages parlent de leur vagin trop gros, les petits aveugles se font dévorer par des crocodiles, les clowns pédophiles rôdent aux abords du camp et le final du dernier épisode se conclut sur une greffe de testicules humains sur l'ourson vedette de la série. Si vous ne connaissez pas, le ton vous est donné. Si vous aimez les vannes cruelles et les héros stupides et lâches, façon Homer Simpson, cette série est faite pour vous !
14/20

Go On – 1X2 à 1X6
La nouvelle série de Matthew Perry confirme ses qualités : elle est drôle, le groupe fonctionne bien et le rôle du taré, Monsieur K., m'éclate. Par contre, comme toutes les comédies de cette saison (même si dans le haut du panier), elle ne décolle pas pour parvenir à être géniale, telle 2 Broke Girls l'année dernière. Le talent de Matthew, l'effet team de cinglés toujours fourrés ensemble et ignorant l'intimité des autres en font un moment toujours agréable.

14/20

lundi 24 septembre 2012

Nouveautés 2012 : Revolution et Last Resort !

Depuis quelques années, les producteurs semblent tenter de lancer le nouveau phénomène télé façon Lost, ils en rêvent et nous pondent à chaque rentrée le programme catastrophe, hyper fédérateur, mêlant parfaitement aventures et mystères sans oublier la partie soapesque primordiale.

De Jericho à Flashforward en passant par Persons Unknown ou la dramatique Terra Nova de l'année dernière, la liste des tentatives devient impressionnante. Cela dit, deux candidats plutôt sérieux, au vu des pilotes, se distinguent en ce mois de septembre 2012.

Revolution et Last Resort ont respectivement proposé un premier épisode intéressant.


Revolution, tout d'abord est l'une des nouveautés que j'attendais le plus. Sa bande-annonce était sacrément bien foutue. Il s'agit de notre monde coupé, d'une minute à l'autre, de toute énergie électrique. La terre s'éteint littéralement. Plus de lumière, plus de moyens de transports, plus d'hôpitaux, plus de commerces, plus de villes. La population fait un énorme bond en arrière et s'organise de façon bien archaïque, presque sauvage. La situation est effrayante parce que la technologie gouverne notre vie, l'identification est très facile, l'imagination de ces nombreux manques, aussi. Pour ajouter du rythme, il fallait du conflit, de la puissance. Elle provient de la milice qui taxe et tue. Nous suivons une famille en particulier. L'un des membres peut avoir des réponses sur le blackout et pourrait même pouvoir réparer. La dernière image du pilote est importante car elle montre une autre personne, connectée à internet, depuis son grenier éclairé. Ce secret est excitant. D'autant qu'il est lié à un acteur que j'adore : Giancario Esposito, Gus dans Breaking Bad ou plus récemment Miroir de Once Upon A Time. Pour ce qui est des défauts, qui font qu'on ne tient pas encore le nouveau Lost, j'en dénombre trois : la quête pour retrouver le frangin disparu me semble faiblard pour un début ; aucun des autres personnages, en dehors d'Esposito, ne dégage quelque chose de particulièrement fort ; mais surtout le pitch de départ était tellement impressionnant qu'il est dommage d'avoir fait ce bond de 15 ans dans le temps. J'aurais voulu assister à la panique des premiers jours. Je suppose que les flashbacks serviront. Pour l'heure, j'aime beaucoup les références à ces choses si ancrées en nous et qui n'existent plus. Exemples : les crèmes glacées ou Google. Même si peu important, c'est l'un des aspects de la série que je préfère et puis, comme dit plus haut, l'envie de voir la suite est là. Eric Kripke, à qui l'ont doit la plupart des scénarios de Supernatural a intérêt à avoir une ligne bien claire pour cette saison une et nous surprendre. 14,5/20


Last Resort, de son côté, me semblait floue et a été une agréable surprise. Toute la première partie se déroule dans l'univers clos d'un sous-marin. Une première pour moi. Nous y suivons l'équipage du capitaine Chaplin. Leur vie est plutôt déstabilisante, mais les événements vont transformer ce léger malaise claustrophobique en stress des plus contagieux. En effet, la vie des militaires qui occupent le sous-marin s'apprête à être bouleversée à tout jamais lorsqu'un ordre leur est donné : celui d'obéir à un tir de missile nucléaire. Comme la requête n'est pas faite dans les normes et qu'elle implique un nombre de morts incalculables, Chaplin doute et ne s'exécute pas. La réponse de leur propre pays à ce refus d’obtempérer est incroyable : l'attaque contre leur propre sous-marin. Pensant vivre leurs derniers souffles, le moment des adieux est touchant. Evidemment, notre casting s'en sort et la guerre commence. L'équipage occupe une île, en prend littéralement possession. Le tout est relié avec les décisions politiques du continent. S'ajoutent différents flashbacks qui rendent le tout encore plus dense. Nous sommes pile dans le défaut de la série, énormément d'informations sont données. Trop ? C'est la suite qui nous le dira. Le second souci en découle directement puisque le rythme pressé de l’épisode fait l'impasse sur la profondeur de la plupart des personnages. Rien d'alarmant, en particulier parce que le rôle principal de la série est tenu par un véritable tueur : Andre Braugher ! Un argument de poids pour Last Resort. Le créateur de The Shield a de quoi développer un univers passionnant, mais cela dépendra bien sûr énormément des prochains épisodes. 14,5/20

Lost avait été parfaite dès son premier épisode. Revolution et Last Resort n'auront clairement pas ce parcours, mais qui sait, peut-être nous réserveront-elles de bonnes surprises ? Les bases sont bonnes.