
Comme pour Supernatural et Ghost Whisperer, j'ai visionné cette première saison de Chuck il y a peut-être deux ans et prévoyant enfin de lancer sa seconde, il est temps pour moi de laisser une trace de son visionnage.
Pour revenir sur cette série, le découpage est simple. On y trouve deux éléments distincts rarement mélangés, mais pourtant ici regroupés : l'action et l'humour.
L'histoire, tout d'abord, concerne Chuck Bartowski – véritable geek – travaillant dans un magasin d'informatique « Buy More » aux côtés de son meilleur ami, Morgan. Leurs conversations favorites sont les jeux vidéos et bien sûr les filles. Le nerf de la guerre proviendra d'un ancien ami de fac, Bryce Larkin. Celui-ci lui fait parvenir un mail bien étrange : un nombre incalculable d'images qui, sans le savoir, vont s'enregistrer dans sa mémoire et faire de lui une base de données humaine. Tous les plus grands secrets d'état sont désormais en Chuck. Il est « l'intersecret ». Véritable catastrophe pour les hautes autorités, deux énormes organisations entrent alors en course : la NSA par le biais de John Casey qui, en guise de couverture, obtient un poste de vendeur chez « Buy More » et se devra de surveiller Chuck ; d'un autre côté, Sarah Walker, agent de la CIA, devient son garde du corps, le protégeant d'éventuelles menaces. Au fil des épisodes, Chuck participe à ses premières missions et tente tant bien que mal de rester vivant. Les éléments importants se bousculent en fin de saison puisque d'une part, nous apprenons que Bryce est toujours en vie, et d'autre part que le général Beckman ordonne l'exécution de Chuck. Du point de vue amoureux, Sarah et Chuck nous rejouent « Je t'aime, moi non plus » d'épisode en épisode. De par leur fonction, leur position et leur secret, ils ne savent pas vraiment sur quel pied danser. Lors du dernier épisode, Chuck se demande si le moment de changer de vie et de ne plus jamais revoir ses proches (en particulier Ellie, sa soeur et son futur mari Devon) est arrivé.
Ensuite, la comédie en elle-même. En dehors de feuilletons des années 80, j'ai rarement eu l'occasion de suivre une série où l'action prenait autant de place que l'humour. En effet, les scènes d'espionnage ou de baston sont agrémentées par la fébrilité, la naïveté et la maladresse du personnage principal. Très drôle, ce Chuck qu'on bouscule et qui ne comprend rien à ce qui lui arrive face à des cascades, des gens violents est un ressort de la comédie, certes connu depuis la nuit des temps mais toujours efficace. Il faut dire que Zachary Levi a une bonne tête et interprète efficacement ce personnage en plein tourbillon. Reste l'univers de Chuck, à savoir les autres personnages et les interactions qu'il entretient avec eux. Je trouve Sarah plutôt bidon, mais Casey en ours mal léché plutôt drôle. La famille de Chuck n'a rien d'exceptionnelle, mais c'est surtout cette équipe de geeks chez « Buy More » qui a le moins d'effets sur moi – plutôt lourdingue, leur humour n'est pas le mien.
En conclusion, je soulignerai l'audace de la série, je garderai le personnage principal et le principe d'immersion d'un gentil naze dans un univers aux antipodes du sien. Mais je reverrai clairement ma copie tant du point du vue des blagues que du déroulement de l'histoire. En grand fan d'Alias, on ne peut que rappeler à quel point les séries d'espionnage peuvent être passionnantes et au travers de personnages comme Marshall, l'informaticien, qui apportait une bonne dose d'humour et d'attachement, sans pour autant que les grosses ficelles des scénaristes ne nous polluent le champ de vision.

12,5/20