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jeudi 18 octobre 2012

Derniers visionnages

Voici mes impressions et notes pour les derniers épisodes visionnés :


The Walking Dead – 3X1


L'audimat a explosé avec cet épisode de rentrée. 10 millions de téléspectateurs pour le retour de Rick et des zombies. 15 millions en comptant la rediffusion. Constat génial mais mérité pour un season premiere attendu. Tous nos personnages se retrouvaient à la rue, au milieu du chaos, après l'invasion du ranch. Plusieurs morts, une femme enceinte et la panique. Tel était le cliffhanger général avec lequel il fallait patienter. Quelques mois ont passé, les relations de Rick et sa femme sont au point mort et surtout, le groupe est épuisé de fuir sans cesse. Ils tuent à ne plus pouvoir compter, c'est gore et prenant. Un moment de répit semble soudain possible avec la fameuse prison. Parvenant à s'y installer, la visite tourne mal lorsque les marcheurs attaquent. Le pauvre Hershel se fait mordre et Rick n'a d'autre choix que de découper sa jambe à coup de hache pour peut-être éviter l'infection. Dans cette scène finale, remplie d'adrénaline, un autre élément fort est introduit : dans ce nouveau décor, il y a notre groupe bien sûr, les zombies en attaque, mais oh surprise, d'autres humains, stupéfaits par la scène de la hache. Pour la suite, il est facile d'imaginer que l'accouchement sera difficile (d'autant que le bébé est peut-être déjà mort et donc transformé. Quelle angoisse !), mais aussi que l’emménagement dans cette prison risque d'être difficile à occuper si un autre groupe y a déjà ses marques. Il ne faut pas oublier que dans ce nouveau monde, les vivres sont comptées et quand des inconnus essayent de s'incruster, on sait comment ils finissent... En conclusion, ce premier épisode n'a pas encore eu le temps de beaucoup développer le fond des choses, mais privilégie à juste titre, l'action pure et dure dans un climat de panique, qui nous divertit au plus haut point.
17/20


Once Upon A Time – 2X1 et 2X2


Après un retour plutôt loupé, notamment par la présence trop importante d'un nouveau personnage qui ne prend pas – Mulan - le 2X2 relève sacrément la barre et rappelle pourquoi Once Upon a Time est une bonne série. Ce qui est intéressant à constater, c'est que si l'épisode de rentrée a envoyé l'héroïne et sa mère à Storybrooke et qu'elle est de ce fait inexistante dans la nouvelle histoire, elle ne manque pas du tout. Il faut dire que les scénaristes n'ont pas pris beaucoup de risques en remplaçant cette absence par un épisode centré autour du meilleur personnage de la série : Régina. S'il y avait un spin-off sur l'histoire de la reine, je pense sincèrement que je plierai bagage et suivrai la reine, sans grand regrets. J'exagère car Gold me manquerait, mais c'est ma façon de saluer le très bon travail effectué sur ce personnage maléfique, pour qui j'ai pris un grand plaisir à découvrir davantage le passé. C'est aussi dans ce second épisode qu'elle a prouvé qu'elle n'était pas qu'une caricature de méchante Disney (aussi bonne soit-elle), que ses failles sont toujours là et aujourd'hui, elle laisse son fils s'en aller malgré son chagrin. J'en redemande et doublerai bien ses scènes en lieux et places des gros plans insupportables de cette Snow bien trop niaise de visage. La suite donne forcément envie, et en particulier avec Miss Morrison coincée dans un monde bien différent du sien.
10/20 et 15/20


Arrow – 1X1

 
Arrow c'est un peu Smallville qui rencontre Revenge. Comme je ne connais pas du tout ce personnage culte pour certains, j'ai complètement découvert son histoire avec ce pilote. Immédiatement on se rend compte que la production a mis les moyens et que la réalisation est efficace. Grande mode dans les séries depuis Lost, les flashback nous permettent de croiser l'origine de la transformation du personnage, qui a disparu en mer il y a 5 ans et son retour auprès des siens. Doté d'une grande force, il est déterminé à se débarrasser en secret des ennemis de son passé et plus généralement des méchants. Les mystères jouent un rôle important. Les doutes de son entourage d'une part, mais surtout les manigances cachées, en particulier de la propre mère du héros. Si Arrow continue sur cette voie, nul doute qu'elle deviendra vite addictive. Le charisme de l'acteur principal, Stephen Amell n'y sera pas étranger.
14/20


Chicago Fire – 1X1


Si depuis tout petit, je suis assez fasciné par les histoires de feu, j'ai finalement vu très peu de séries ou de films qui traitent du sujet. Il semble qu'avec Chicago Fire, j'ai trouvé le rendez-vous incontournable en la matière. Cette caserne rappelle avec ce season premiere les débuts d'Urgences, c'est à dire que le métier est au centre des histoires, le stress plus présent que jamais, mais qu'on devine rapidement que les relations entre ces êtres d'exception seront tout aussi prenantes. Si la réalisation est de qualité, le nombre important d'événements ne nous laisse pas encore le temps de véritablement nous installer. Cela dit, sans être révolutionnaires, des axes sont d'ores et déjà ouverts : la vie de couple difficile pour un homme accaparé par son travail, cette vie parallèle à l'intérieur de la caserne, l'addiction à la drogue pour calmer les douleurs, le débutant fébrile, le passé difficile des plus anciens, le rôle des femmes et surtout le deuil, puisque dès la première scène, l'un des leurs disparaît tragiquement dans une explosion, laissant chacun avec la douleur, mais aussi avec la rivalité et la culpabilité. Un autre atout pour la série est la présence de Jesse Spencer, qui n'a laissé passer qu'un été depuis la fin de House. Tant mieux parce que cet acteur me plaît. Les premiers épisodes seront importants pour déterminer le succès, mais au vu de ce 1X1, Chicago Fire pourrait bien compter dans les séries de demain.
15/20


Beauty and the Beast – 1X1


Sur le papier, le remake de cette série cu-culte des années 80 avait de quoi faire peur. Le résultat n'est pas kitsch comme je me l'imaginais, mais il est tout de même mauvais. Il est certain que la mise en image n'est pas mauvaise et rappelle des séries largement regardables telles que The Vampire Diaries, mais l'histoire est inintéressante, convenue et sans saveur. Beauty and the Beast aurait pu m'interpeller il y a 10 ou 15 ans, mais pas aujourd'hui. Non seulement, on dénombre des douzaines de séries surfant déjà sur ce créneau adolescent pour tous, mais l'ajout des enquêtes policières en font un mix lourdingue de tous les aspects surexploités ces dernières années. Kristin Kreuk est toujours bien coiffée, mais n'apporte vraiment rien de nouveau, alors que sa coéquipière joue carrément comme un pied. Beauty and the Beast, ce n'est définitivement pas pour moi. Ennuyeux à souhait. 
5/20

mercredi 10 octobre 2012

Les nouvelles comédies de 2012 – Partie 2


J'ai testé 3 autres pilotes comiques en cette rentrée 2012. L'une d'entre elles sauve les meubles.


3 - The Neighbors


Originale sur le papier, la série qui raconte l'emménagement d'une famille normale dans un quartier uniquement peuplé d'extraterrestres s'avère être un véritable calvaire. Les deux communautés, Aliens Versus Weaver, s'observant et cohabitant avaient peut-être un pitch permettant humour, folie et décalage, mais le résultat est au ras des pâquerettes. On se croirait, la plupart du temps, dans une série pour gosses. Le casting de seconde zone aurait dû me mettre la puce à l'oreille.A éviter. 5/20


2 – Partners


Partners est une déception à la hauteur de ce que j'en espérais. La sitcom devait raconter à la fois une forte amitié entre un hétéro et un gay, ainsi que leurs histoires d'amour respectives. Le casting propose le retour de Michael Urie, le célèbre Marc dans Ugly Betty, ce qui est une bon point, sauf que beaucoup de choses sont bancales dans ce pilote. L'amitié des deux personnages principaux est déjà en péril, au lieu de nous montrer leur relation, ce sont eux-mêmes qui la commentent et surtout l'humour ne décolle pas. Partners peut se redresser mais quelle mauvaise mise en bouche ! 9/20


1 – The Mindy Project


Très bonne surprise, l'une des meilleures de cette rentrée 2012. Mindy est médecin depuis peu, a vécu sa vie en rêvant au prince charmant, en particulier au travers de comédies romantiques qu'elle connaît tous à la réplique près. Pensant rencontrer the one en la personne de son collègue Tom, elle finit le cœur brisé. Cette Mindy a quelque chose de Bridget Jones et Ally McBeal avec une dose gentiment plus trash et un brin plus spontanée. Les autres personnages sont aussi travaillés et fun. Son rapport avec Chris, son collègue souvent de mauvaise humeur et assez cash sont un atout. La lutte de Mindy pour changer, maigrir, être ponctuelle, moins dépensière, plus sérieuse avec les mecs risque d'être semée d'embûches et comme les dialogues sont bons, The Mindy Project, ça se suit clairement ! 15,5/20

lundi 24 septembre 2012

Nouveautés 2012 : Revolution et Last Resort !

Depuis quelques années, les producteurs semblent tenter de lancer le nouveau phénomène télé façon Lost, ils en rêvent et nous pondent à chaque rentrée le programme catastrophe, hyper fédérateur, mêlant parfaitement aventures et mystères sans oublier la partie soapesque primordiale.

De Jericho à Flashforward en passant par Persons Unknown ou la dramatique Terra Nova de l'année dernière, la liste des tentatives devient impressionnante. Cela dit, deux candidats plutôt sérieux, au vu des pilotes, se distinguent en ce mois de septembre 2012.

Revolution et Last Resort ont respectivement proposé un premier épisode intéressant.


Revolution, tout d'abord est l'une des nouveautés que j'attendais le plus. Sa bande-annonce était sacrément bien foutue. Il s'agit de notre monde coupé, d'une minute à l'autre, de toute énergie électrique. La terre s'éteint littéralement. Plus de lumière, plus de moyens de transports, plus d'hôpitaux, plus de commerces, plus de villes. La population fait un énorme bond en arrière et s'organise de façon bien archaïque, presque sauvage. La situation est effrayante parce que la technologie gouverne notre vie, l'identification est très facile, l'imagination de ces nombreux manques, aussi. Pour ajouter du rythme, il fallait du conflit, de la puissance. Elle provient de la milice qui taxe et tue. Nous suivons une famille en particulier. L'un des membres peut avoir des réponses sur le blackout et pourrait même pouvoir réparer. La dernière image du pilote est importante car elle montre une autre personne, connectée à internet, depuis son grenier éclairé. Ce secret est excitant. D'autant qu'il est lié à un acteur que j'adore : Giancario Esposito, Gus dans Breaking Bad ou plus récemment Miroir de Once Upon A Time. Pour ce qui est des défauts, qui font qu'on ne tient pas encore le nouveau Lost, j'en dénombre trois : la quête pour retrouver le frangin disparu me semble faiblard pour un début ; aucun des autres personnages, en dehors d'Esposito, ne dégage quelque chose de particulièrement fort ; mais surtout le pitch de départ était tellement impressionnant qu'il est dommage d'avoir fait ce bond de 15 ans dans le temps. J'aurais voulu assister à la panique des premiers jours. Je suppose que les flashbacks serviront. Pour l'heure, j'aime beaucoup les références à ces choses si ancrées en nous et qui n'existent plus. Exemples : les crèmes glacées ou Google. Même si peu important, c'est l'un des aspects de la série que je préfère et puis, comme dit plus haut, l'envie de voir la suite est là. Eric Kripke, à qui l'ont doit la plupart des scénarios de Supernatural a intérêt à avoir une ligne bien claire pour cette saison une et nous surprendre. 14,5/20


Last Resort, de son côté, me semblait floue et a été une agréable surprise. Toute la première partie se déroule dans l'univers clos d'un sous-marin. Une première pour moi. Nous y suivons l'équipage du capitaine Chaplin. Leur vie est plutôt déstabilisante, mais les événements vont transformer ce léger malaise claustrophobique en stress des plus contagieux. En effet, la vie des militaires qui occupent le sous-marin s'apprête à être bouleversée à tout jamais lorsqu'un ordre leur est donné : celui d'obéir à un tir de missile nucléaire. Comme la requête n'est pas faite dans les normes et qu'elle implique un nombre de morts incalculables, Chaplin doute et ne s'exécute pas. La réponse de leur propre pays à ce refus d’obtempérer est incroyable : l'attaque contre leur propre sous-marin. Pensant vivre leurs derniers souffles, le moment des adieux est touchant. Evidemment, notre casting s'en sort et la guerre commence. L'équipage occupe une île, en prend littéralement possession. Le tout est relié avec les décisions politiques du continent. S'ajoutent différents flashbacks qui rendent le tout encore plus dense. Nous sommes pile dans le défaut de la série, énormément d'informations sont données. Trop ? C'est la suite qui nous le dira. Le second souci en découle directement puisque le rythme pressé de l’épisode fait l'impasse sur la profondeur de la plupart des personnages. Rien d'alarmant, en particulier parce que le rôle principal de la série est tenu par un véritable tueur : Andre Braugher ! Un argument de poids pour Last Resort. Le créateur de The Shield a de quoi développer un univers passionnant, mais cela dépendra bien sûr énormément des prochains épisodes. 14,5/20

Lost avait été parfaite dès son premier épisode. Revolution et Last Resort n'auront clairement pas ce parcours, mais qui sait, peut-être nous réserveront-elles de bonnes surprises ? Les bases sont bonnes. 

samedi 22 septembre 2012

Les nouvelles comédies de 2012 – Partie 1

J'ai testé et classé les pilotes des nouvelles séries comiques de la rentrée 2012 !

Au vu de cette première vague, rien d'exceptionnel du côté américain. Ce sont les anglais qui m'offre pour l'heure le meilleur !


7 – Gates


Gates raconte le quotidien d'une école : enfants, parents, profs et direction. Le charme anglais ne sauve pas la lourdeur des situations. Trop cloisonnés, trop caricaturaux, les personnages sont pour la plupart exaspérants. Dans n'importe quelle série, les parents obsédés par leurs mioches ont tendance à me gaver (Parenthood, hellooo!), mais ici, il n'est question de rien d'autre. Miss Hunter est un peu drôle parce que c'est une prof nonchalante, qui arrive avec la gueule de bois à la rentrée. Idem pour le directeur dépassé par les événements, mais l'un comme l'autre sont éclipsés par les préoccupations de débiles mentaux des autres parents d'élèves (mention spéciale à Mia, véritable tête à claques) ou la transparence du couple vedette. Gates, au revoir !  5/20


6 - Animal Practice


Le pilote sent le four assuré. Animal Practice offre à Justin Kirk, qui a été pendant 8 ans Andy dans Weeds, sa propre série. Présenté comme un grand véto aux méthodes peu orthodoxes, il s'avère en fin de compte que les animaux ne sont qu'un prétexte à une histoire d'amour difficile avec la nouvelle propriétaire des lieux, Dorothy. Qu'on soit clair : Justin Kirk a un vrai talent comique, mais il a été parasité par les dernières années de Weeds où sa lourdeur était assez pesante. Le virage attendu n'y est pas. Au final, on rit bien peu dans ce pilote et ce n'est pas le rôle de l'effroyable Betsy qui sauvera le docteur George Coleman du naufrage. 8/20


5 - Guys With Kids


Moi qui ai passé l'été avec Baby Daddy et Men At Work, je les mélange, j'y ajoute mes souvenirs de sitcom basique du style Cosby Show (géniale à l'époque) et j'obtiens Guys with Kids. Chris est père célibataire et serait un Ted Mosby, sorti d'How I met your Mother, pour l'instant moins chiant et avec un gosse. Le personnage va partir à la conquête d'une nouvelle mère et les fameux « dates » risquent de prendre beaucoup de place, rien de transcendant donc. Pour retrouver le salon des Huxtable, c'est du côté de Gary qu'il faut se tourner. Pas parce qu'il est noir, ni parce que sa femme Marny, interprétée par Tempestt Bledsoe était Vanessa dans le Cosby Show (plaisir à la revoir, au passage), mais pour l'ambiance survoltée de ces parents submergés par leurs 150 enfants. Résultat sympathique, mais qui peut vite devenir rébarbatif. Le meilleur personnage est Nick, sorte de Barney Stinson ayant fusionné avec Chandler Bing. Bonne référence donc, drôle, en plus il boit du Capri comme moi, mais représentatif du défaut principal de la série : un manque d'originalité certain. Pour ce qui est des vannes, plusieurs sont bonnes. On lorgne du côté des films entre mecs, genre Very Bad Trip, mais les bons sentiments risquent bien de prendre le dessus. Si le planning nous le permet, Guys with Kids peut donc se regarder. Si ce n'est pas le cas, tant pis. 12/20


4 - Ben and Kate


Les enfants sont plus que jamais présents pour cette rentrée. Ici, c'est Kate, jouée par Dakota Johnson, qui est maman d'une petite Maddie et comme Manny dans Modern Family, Shania dans The New Normal ou encore Max dans Parenthood, malgré leur âge, la mode est à la maturité précoce. La fillette en question reste cela dit secondaire puisqu'ici, il est question des retrouvailles entre une sœur et son boulet de frère, Ben, interprété par Nat Faxon. Exubérant, bruyant, bavard, envahissant, sa venue ne va pas passer inaperçu. En dehors de l'humour plutôt sympa, la série montre dès le pilote qu'elle souhaite aussi développer plus de profondeur, à l'inverse de Guys with kids. Les scénaristes parviennent à ajouter du beau. Lancement imparfait, mais agréable. 13/20


2 - The New Normal


Ryan Murphy à qui l'on doit American Horror Story, Glee et surtout Nip Tuck, se lance dans la pure comédie et bien entendu, elle n'est pas banale. Un couple gay veut fonder une famille. Andrew Rannells incarne la version folle, touchant et fun (il connait la rubéole parce qu'il regarde La Petite Maison dans la Prairie, demande à avoir un enfant qui ne pleure pas) alors que Justin Bartha défend la sobriété. Le couple choisit Goldie, déjà mère et tout juste cocue pour porter leur futur bébé. Grâce à elle est introduit l'un des meilleurs personnages : sa mère, une républicaine envahissante aux avis tranchés, violente dans le propos et donc très drôle. Elle estime par exemple que les lesbiennes sont juste des hommes moches ou n'hésite pas à surnommer une chinoise : Hello Kitty. J'aime. Le pilote est également imparfait mais le couple fonctionne et la série a clairement un très bon potentiel. 14/20


2 - Go On


Pour ceux qui ne me connaissent pas, sachez que comme beaucoup je voue un culte sans bornes à toute l'équipe de Friends. La trajectoire des acteurs depuis 2004 n'est pas sans failles, en particulier pour Matthew Perry. Cet énième retour serait-il enfin le bon ? Je le souhaite parce que Chandler Bing était mon mec préféré et que l'acteur a un réel talent. Au vu du pilote, ce n'est pas encore l'Amérique, mais on a de l'espoir puisque oui le premier épisode de Go On est drôle ! Matthew y interprète Ryan King, veuf, contraint de participer à un groupe de parole pour surmonter son deuil. 10 séances sont prévues et j'avoue qu'elles me semblent bien nombreuses. Comprenez ce synopsis a-t-il la matière suffisante pour durer ? En général, je ne suis pas fan des univers trop restreint en terme de comédie. Autant rester plus général et se laisser le loisir de développer des univers différents. Le deuil risque de devenir un boulet à tirer. En tout les cas, pour ce premier épisode, j'adhère toujours autant à la façon de jouer de ce Perry, en particulier quand il est outré ou apeuré par les gens qui l'entourent. Le reste du casting est justement réussi et passe de l'humour à l'émotion sans problème. A suivre... 14/20


1 - Bad Education


Pour cette première partie de visionnages des comédies 2012, ce sont les anglais qui figurent en haut du classement. Une preuve supplémentaire de la place grandissante qu'ils prennent dans le monde des séries. Le synopsis : Les tribulations du pire prof que le système éducatif anglais ait jamais connu... - n'est pas très révélateur. Tout le plaisir provient du héros principal, Alfie Wickens, incarné par Jack Whitehall, professeur qui a l'air d'être un élève, un peu looser, se présentant avec la gueule de bois, se faisant raquetter ses chaussures par la kaïra de l'école, racontant ses problèmes en classe et se prenant des claques. Sa façon d'être mi-nonchalante mi-débile est vraiment drôle. Les rôles des adolescents sont aussi bien trouvés. Nous avons la nympho, prête à niquer son prof, le mec en fauteuil qui obtient le rôle d'un tank quand il est question de reconstitution historique, l'intello de service qui n'arrive pas se faire entendre, le gay efféminé, la tête de turc alliée d'Alfie et une ribambelle de jeunes, s'exprimant un peu comme dans la génialissime Misfits. Le premier épisode n'est pas le meilleur, je n'accroche pas vraiment au rôle du principal, mais en résumé, Bad Education, c'est du bon ! 15/20 


Bientôt, d'autres nouveautés... 

mercredi 4 juillet 2012

The Newsroom - Pilote

Pas de spoilers ! Ce billet ne dévoile aucun élément de l'intrigue !


Aaron Sorkin, à qui l'on doit entre autres A la maison blanche mais aussi l'écriture de films aussi jubilatoires que The Social Network ou Le Stratège, propose en cet été 2012 de nous faire entrer dans les coulisses d'un journal télévisé.

Comme je n'ai jamais vu A la maison blanche (mais l'intégrale DVD trône), je ne peux comparer ou du moins aligner la série aux créations cinématographiques de Sorkin. Pour ce que j'en ai vu, le réalisateur nous invite à regarder par le trou de la serrure et ça fonctionne ! Dans ses œuvres, c'est notre curiosité qui est appâtée. Tout à coup, nous avons accès à ce qu'il se passe derrière le rideau, nous avons le droit d'écouter et de voir ce qu'on ne nous montre jamais : les décisions politiques et secrètes du président des Etats-Unis, l'élaboration d'un réseau social mondial révolutionnaire, la mise en place d'une tactique sportive triomphante liée aux mathématiques... et aujourd'hui, dans The Newsroom, on entre dans une rédaction sous haute tension. Attention, s'il est question de curiosité, elle est mêlée à la fascination car les personnages que nous suivons chez Sorkin ont ce point commun : ils ont au mieux un destin incroyable, au pire une intelligence au-dessus de la moyenne. Cette fascination est alors souvent multipliée par la grande exposition publique de ces hommes et femmes. Suivre des personnalités d'exception dans un cadre dynamique et stressant serait le fil d'Ariane qui réunirait les différents scénarios de l'auteur.

Si d'habitude les médias face à un empire ont toujours tenu un rôle important parce qu'ils apportaient l'opposition attendue et la critique en tant que masse extérieure mettant des bâtons dans les roues d'une stratégie que nous suivions alors uniquement du côté des politiques, des inventeurs, des coachs sportifs, des créateurs et qui peinaient justement à éviter ces pièges médiatiques, Sorkin retourne désormais le jeu et nous positionne du côté de ceux qui réalisent l'actualité, qui la choisissent, la dénoncent, la dissimulent ou la critiquent. Le parcours est logique et excitant.

Au niveau de ce 1X1, on entre donc en immersion mais la machine est loin d'être huilée comme elle devrait. Au contraire. Le présentateur vedette, Will McAvoy (incarné par le très bon Jeff Daniels) est en pleine controverse suite à des propos tenus en direct remettant en cause le rêve américain. Alors que son équipe a déserté, il se voit attribuer une nouvelle productrice exécutive, Mackenzie MacHale (interprétée par la non moins talentueuse Emily Mortimer) avec laquelle il a passé commun et tumultueux...

L'urgence est omniprésente, l'excitation monte, des décisions à la portée mondiale sont prises, les dialogues fusent et l'antenne est là. Moins réaliste que dans  la vraie organisation journalistique télévisuelle où malgré les états de crise, j'imagine qu'une rédaction travaille légèrement moins « à l'arrache », le résultat est tout de même assez captivant. Prenant, ça ne fait aucun doute, pour peu qu'on adore l'univers de la télévision.

Enfin, bon à savoir : du côté coulisses des coulisses, aux States, la série fait quelques remous. Je ne veux pas prendre le rôle du benêt révolutionnaire au rabais, mais j'ai du mal à penser que les critiques ne sont pas juste émises par des Américains un brun trop chauvins et un peu trop habitués à être vendus comme étant la nation la plus irréprochable qui soit.



The Newsroom a tout d'une grande série en devenir ! Vivement la suite !

17/20

jeudi 21 juin 2012

Bunheads

Saison 1, épisode 1


Un pilote coup de cœur pour ce nouveau drama d'ABC, malgré la  photo promo, complétement niaise.

La reconversion d’une danseuse de Las Vegas qui, après s’être mariée à une connaissance lors d’une nuit de folie, devient professeur de danse dans une école tenue par sa nouvelle belle-mère au cœur d’une petite ville très calme nommée Paradise…

A lire le synopsis, on se dit que la série n'aura rien de très palpitant. Après visionnage, « palpitant » ne serait, en effet, pas le bon mot, mais que ces 40 minutes furent agréables ! L'essentiel de cette bonne impression repose sur son héroïne principale, à la fois nonchalante mais charismatique, possédant un vrai talent comique et émotionnel, elle n'est pas sans rappeler Nancy Botwin, la dealeuse de Weeds. Étant donné comme j'adore les histoires débutées à Agrestic, vous comprendrez la hauteur du compliment. L'actrice-danseuse, Sutton Foster m'était complètement inconnue, comme le reste de l'équipe.

En effet, les fans de Gilmore Girls tombent en pâmoison car c'est la créatrice de leur série chouchou qui est à la tête de Bunheads. Pour ma part, je n'en ai jamais vu un seul épisode, je ne peux donc comparer. La créatrice en question, Amy Sherman-Palladino avait aussi pondu Roseanne, mais 20 ans ayant passé, difficile de vous mettre tout ça en relation. C'est donc vierge d'acteurs et de Palladino que j'ai découvert, mais clairement apprécié ce très bon pilote. Je ne l'explique pas vraiment, j'ai trouvé le personnage principal plutôt parfait, j'ai déjà bien ri, la fin est des plus surprenantes, le thème de la danse sans être omniprésent est hyper plaisant d'autant qu'il introduit un personnage important : celui de la nouvelle belle-mère autoritaire et forte, mais nous dévoile aussi l'équipe des jeunes filles. Elles sont 4, le temps manque en un seul épisode, mais les présentations ont, là aussi, été sympathiques.

Si les prochains épisodes collent à ce pilote si charmant et si intelligent de Bunheads, je la suivrai avec plaisir. Pour tout vous dire, je suis déjà pressé.


16/20

samedi 16 juin 2012

Dallas (2012)

Saison 1, épisode 1


2012 fait renaître la série la plus marquante des années 80 et la pari est réussi.


Pour la génération avant la mienne, Dallas était un véritable phénomène télévisuel. Et pour cause, la série qui a révélé Larry Hagman, Patrick Duffy et Linda Gray, incarnant respectivement « J.R. », "Bobby" et Sue Ellen Ewing, évoluant dans un luxueux ranch du Texas avaient dès 1978 tous les ingrédients du soap intrigant et prenant. Les téléspectateurs de l'époque ont véritablement été marqués par ces exploitants pétroliers et éleveurs de bétail, qui passaient le plus clair de leur temps à se déchirer.


Cette suite de 2012 garde ces mêmes ingrédients en y ajoutant une modernité exigée. Dès le générique, les « anciens » replongent dans le bain Ewing. L'épisode commence, les codes sont les mêmes, les personnages clairement cultes du programme font leur apparition, mais laisse une grande place aux petits nouveaux. Deux recrues de Desperate Housewives font leur apparitions : Jesse Metcalfe, qui incarnait John, le jardinier de Wisteria Lane interprète Christopher Ewing alors que Josh Henderson, ex-Austin, l'ancien neveu d'Edie Britt devient le nouveau John Ross. Comme annoncé, les deux garçons sont immédiatement en opposition. Alors que le premier, non sans dommages, cherche à implanter une nouvelle énergie écologique, le second veut se servir des terres familiales et exploiter le pétrole qui s'y trouve. Hors de question pour Bobby qui veut respecter la mémoire de sa mère. Les coups bas commencent. Il faut dire que le contexte s'y prête : Christopher est un enfant adopté, son cousin John Ross estime avoir droit aux privilèges qu'on lui refuse, la copine actuelle du bad guy a été volé à son cousin grâce à un stratagème qui explose au grand jour dès ce premier épisode, tandis que des alliances inattendues nous sont dévoilées, qu'un des héros est déjà mourant et la méthode universelle du chantage pointe à l'horizon.


Avec ce season premiere, Dallas (2012) montre qu'elle a clairement de la ressource, les rivalités et les trahisons d'antan ne sont pas loin, alors que les nouvelles se préparent et parviennent déjà à titiller. Qu'on ait connu ou non la série originale, les textes sont suffisamment bien écrits pour tous nous mettre dans le bain, le duo Hagman/Duffy a toujours une classe inouïe et la nouvelle génération au travers de ces deux acteurs principaux prouve qu'elle sait faire autre chose qu'exhiber une plastique de jeune premier. Réellement, la relève est assurée.


En conclusion, l'aspect "kitchouille" a peu de place dans ce pilote de Dallas. Fans de base des Ewing ou non, en selle ! Dallas, ça l'fait et en plus, ça cartonne déjà !


15,5/20

mardi 7 février 2012

Mise à jour !

Les séries à ma semaine en dehors d’How I met Your Mother sont plutôt satisfaisantes en ce moment !


Desperate Housewives – 8x10 à 8X12:
On nous avait laissés avant la pause de Noël avec Bree sur le point de se suicider. Elle est sauvée par Renée mais sombre dans une nouvelle addiction : le sexe. Voir Marcia Cross dans ce rôle d’assoiffée de cul est assez jubilatoire, très drôle. Même lorsqu’elle est découverte et qu’elle l’assume en public, ça reste très bon. Du côté des autres, Susan est toujours aussi idiote et manque pour la douzième fois de faire tomber le groupe en rencontrant la femme de leur victime. Heureusement, Gaby réussit à la convaincre en un éclair que le feu mari était un violeur. Au rayon des bonnes nouvelles, Chuck n’est plus. Une page pourrait se tourner si les lettres du maître-chanteur ne se faisaient pas si régulières. En oubliant Lynette, caricaturale et égale à elle-même dans sa relation avec Tom ou le coiffeur qu’elle rencontre, Desperate Housewives est drôle et divertissante. 16/20 – 14/20 – 15/20.


The Big Bang Theory – 5X12 à 5X14 :
Si dans ces trois derniers épisodes Leonard et Penny sont au centre des histoires en retentant d’être un couple qui communique davantage, je ne peux que retenir Amy qui offre son premier baiser improbable à Sheldon. Génial. Le 14 est en dessous du niveau général à cause de la redondance des gags. Une base drôle, Raj tombe amoureux de Siri, une reconnaissance vocale d’Apple tandis que Sheldon et Amy tournent des vidéos sur les drapeaux pour la toile, mais les deux situations tirent en longueur. 15/20 – 16/20 – 13,5/20.


Modern Family – 3X10 à 3X13 :
Après une petite baisse de régime avec notamment l’épisode spécial de Noël sans grande surprise, Jay et Claire en concurrence pour les projets scolaires de leur gosse ou Manny pris entre ses deux papas, l’épisode 13 remonte d’un cran et on se marre bien devant Claire galérant durant son premier débat politique ; Stella, la chienne accusée de tentatives de suicide dans la piscine ; ou la petite Lily jurant comme un charretier ! 13/20 - 13,5/20 – 13,5/20 – 15/20.


How I Met Your Mother - 7X8 à 7X12:
La série ne se contente pas de faire du surplace, elle tente de créer du mouvement avec les éternels rebondissements vus et revus dans les sitcoms et en particulier dans How I Met Your Mother. On remet un couple ensemble, on envisage un déménagement, on rend une des héroïnes enceinte puis finalement stérile et la sauce ne prend absolument pas. Les personnages étant devenus les caricatures d’eux-mêmes, on se tourne vers l’aspect comique qui pourrait redresser la barre mais il est d’un niveau si bas qu’à chacune des diffusions, je me disais que j’allais stopper définitivement cette série n’étant plus qu’une perte de temps. Ni Katie Holmes, ni Barney mi-canadien, ni le trip défoncé à un concert, ni Marshall coincé sur un toit ou deux potes hétéros envisageant d’adopter, ne provoquent le moindre fou rire. Seul, le retour des baffes surprises à Barney m’a fait rire mais on notera l’originalité… C’est l’habitude qui me fait rester devant une série à l’image de ce qu’est devenue Robin : fade. 8/20 – 12/20 – 10/20 – 9/20 – 9,5/20.


Once Upon A Time – 1X8 à 1X10:
La série me plaît toujours plus. Dans les trois derniers épisodes, Miss Swan devient shérif, on apprend comment Rumpelstiltskin était devenu le ténébreux, on suit l’histoire d’Hansel et Gretel et la relation de Mary-Margaret et son charmant évolue puisque dans l’épisode 10, un long baiser fougueux est échangé. Les mystères avancent certes doucement mais un journaliste bien curieux fait son entrée à Storybrooke et devrait réserver son lot de nouveautés. La grande illusion menée par Regina est tellement excitante qu’on voudrait que les bouts de vérité éclatent plus rapidement au grand jour, mais en attendant le charme opère complètement. 16/20 – 15/20 – 15/20.


Ringer – 1X11:
Ringer vient de faire sa rentrée et la série reste toujours sympa à regarder. Elle avance à son rythme. La vraie Siobhan hante son appart’ et observe sa sœur visiblement bien installée. Elle vole une bague et renoue avec son amant, qui ne comprend pas les différences importantes de sa personnalité. Le viol présumé de Juliet par son prof éclate au grand jour pour nous distraire. Si l’épisode n’est pas transcendant de suspense, il parvient à être agréable. 14/20


Touch – 1X1:
Un père découvre que son fils muet et atteint d'autisme est capable de prédire l'avenir en manipulant intellectuellement des nombres. Certes sauf que l’homme en question est Kiefer Sutherland et que dès le pilote, un énorme potentiel transparait. Le petit garçon et son pouvoir intriguent, le casting est réussi, c’est prenant sans oublier pour autant d’émouvoir, le tout dans une réalisation soignée, originale et une musique ajustée. Vivement la suite ! 16/20

vendredi 4 novembre 2011

American Horror Story

Saison 1, épisodes 1 à 3.


Si Once Upon a Time revisite les contes de notre enfance dans un univers obscur, la rentrée 2011 apporte également une nouvelle série flirtant carrément avec l'horreur...

Présenté comme un ovni télévisuel, il faut bien l'admettre, Ryan Murphy et Brad Falchuk, deux des créateurs et réalisateurs de Nip/Tuck et Glee possédant chacune, c'est vrai, un univers bien défini, réussissent leur pari une nouvelle fois en misant sur la véritable angoisse et les fantômes.

Attention, ne vous méprenez pas, nous ne sommes ni dans un remake de Chair de poule (et Dieu sait que je vénère Le Masque de Caroline en deux parties) ni dans les Contes d'une Crypte plutôt kitschouille et encore moins dans une boucherie de sang ne visant qu'à attirer les fans de découpage japonais métaleux ridicule. Ici, un véritable univers esthétique est créé. Avec ses décors, ses costumes, sa musique, la totalité du siècle qui est traversée et l'ambiance générale, uniquement au niveau de l'image, le jeu en vaut largement la chandelle. L'atmosphère glauque sans pour autant nous glacer le sang (et c'est tant mieux !) parvient à happer le téléspectateur en quelques minutes. Très vite, nous nous prenons une claque, nous rendant immédiatement compte que ce qu'on nous propose ici est inédit, original et captivant.

Le contour étant plaisant, l'intérieur se devait d'être à la hauteur. Chers amis, foncez ! C'est une réussite ! Comme dans The Walking Dead, on se retrouve complétement satisfait devant son écran en nous disant qu'on nous offre une super intrigue de cinéma et que celle-ci ne s'arrêtera pas au bout d'une heure trente. La comparaison avec le cinéma est en effet de rigueur, tant le scénario est béton. Vivien (Connie Britton), après une fausse couche et un adultère dont elle vient d'être victime et qu'elle tente, tant bien que mal, de pardonner à son mari Ben (Dylan McDermott), débarque avec ce dernier et leur fille adolescente, Violet (Taissa Farmiga), dans une nouvelle ville. Entre alors en jeu la star de la série : la maison. Une typique maison victorienne de 1922, construite à l'époque par le docteur Charles Montgomery, marié à Nora, une mondaine de la côte, très en vue, qui s'est retrouvé dans une relation qui ne le satisfait pas, devenant accro aux drogues et développant un complexe de Frankenstein. Au sous-sol, Nora lui fait venir Dorothy Hudson, puis onze autres femmes que le psychopathe peut faire passer sous son scalpel. Parmi les nombreux suspenses qui sont installés, on nous fait savoir que le paroxysme de sa terreur a eu lieu lors du 'grand final' de 1926. Ce que notre famille fraîchement débarquée ne sait pas encore, c'est donc que contrairement à ce que leur a révélé leur agent immobilier (interprétée par Christine Estabrook, connue pour son rôle de Martha Huber dans Desperate Housewives), il n'y a pas eu qu'un seul meurtre à l'intérieur de leur nouvelle acquisition... Au cours des trois premiers épisodes, nous faisons donc tour à tour connaissance avec les jumeaux tués dans la maison, puis Maria et Gladys qui occupaient à l'époque ce qui était un internat de jeunes filles, l'une noyée, l'autre poignardée ; ou en 1983, l'assassinat par balles d'un mari trompeur et de sa maitresse. Ces fantômes apparaissent et se manifestent ponctuellement. Ils semblent jouer un rôle déterminant et peuvent en tous les cas, toujours intervenir. Sont-ils la cause ou la conséquence de cette 'maison du meurtre' comme l'appellent les touristes ou les fanatiques qui s'en approchent ? L'intérêt et les mystères qui entourent ce lieu si atypique sont une force de poids et imposent, de la même manière que Lost a pu le faire avec son île, doutes et questionnements.

S'il faut parler des forces de American Horror Story, celle qui ne fait aucun doute est la distribution de personnages interprétés non seulement par des acteurs de grand talent qui habitent littéralement leurs personnages, mais aussi ceux-ci en eux-mêmes qui ont véritablement été travaillés et qui possèdent chacun une histoire intrigante. Les voisins tout d'abord, Constance est une bourgeoise froide, au sourire glacial, qui semble être une véritable bible de connaissances dissimulant ses intentions et son passé. Elle est incarnée par la charismatique Jessica Lange, parfaitement choisie, et affublée du maquillage, de la coiffure et des vêtements idéaux afin de la rendre intemporelle. Cette femme contrôle plusieurs autres personnages et semble être à la tête d'un groupe à ses ordres. Elle a d'ailleurs tué son propre mari et tiré une balle dans l'œil de sa jeune maîtresse. Quand elle offre un gâteau à sa jeune voisine Violet, elle demande à sa fille de cracher dedans et y ajoute un produit provoquant des vomissements. Pour les suspicions quant à son implication dans les différents événements malheureux qui gravitent autour de la famille arrivante, il y a cette phrase prononcée à Ben alors qu'il est en pleine crise de somnambulisme: 'Retournez vous coucher, ce n'est pas encore votre heure'. Constance a une fille trisomique qui a toujours été fascinée par cette maison si particulière. Ce personnage peut être des plus flippants car il s'introduit régulièrement, en pleine nuit, dans une demeure bondée de fantômes, que la jeune fille voit à chacune de ses visites. La relation entre les deux personnages est un mix vraiment intéressant, compliqué, original, dans laquelle la mère alterne les sourires hypocrites et les insultes, en passant par des punitions qui donnent la chair de poule. Elle l'enferme dans un placard rempli de miroirs du sol au plafond.


Pour parler du prochain personnage, il faut évoquer le métier du père de famille qui vient d'emménager dans cette fichue maison, Ben. Celui-ci est psy et tente de se faire une clientèle en recevant ses patients sur place, à son domicile, dans un bureau. L'un des premiers cas qu'il traite est celui de Tate, un jeune garçon très perturbé, violent. L'adolescent semble avoir un lien particulier avec Constance, peut-être sa mère, puisque cette dernière a avoué à Vivien, émue, qu'elle avait eu quatre enfants.
Trois 'mongoliens' ou 'dans ce goût-là', comme elle le dit, et un quatrième d'une beauté parfaite mais qui lui a été arraché. Le Tate en question, en traînant régulièrement chez son psy, finit par se rapprocher de la propre fille qui habite sur place, Violet. Ben, le découvrant, leur interdit cette relation qui devient secrète. La jeune fille, nouvelle à l'école, tombe sur une pétasse agressive ne vivant que pour Channel. Confiant cette affaire à son nouvel ami, celui-ci décide de lui donner un coup de main. Les choses ne se passent pas comme prévues et pendant sa mise en scène à la cave, à l'endroit même où les jumeaux des années 20 avaient été tués, la jeune fille que Violet voulait uniquement effrayer se retrouve blessée et traumatisée par une chose bien mystérieuse, que chacune peine à définir. Sa blessure sur la joue est en tous les cas bien profonde. En dehors de sa violence et de ses manifestations irréelles qui entourent le personnage, par le biais d'un dialogue avec Constance, un aveu nous est fait : il y a bien un but à cette thérapie, et l'objectif leur est commun, puisque tous deux mettent une priorité à ce que Ben continue de le traiter.

Arrive Larry Harvey, interprété par Denis O'Hare (vu récemment avec son rôle de Russel Edington dans True Blood), au visage ravagé par d'importantes brûlures et atteint d'un cancer du cerveau en phase terminale. Ce dernier n'a de cesse de suivre Ben en particulier au moment où ce dernier fait son jogging, pour le convaincre d'absolument quitter les lieux. Il raconte son histoire: il a lui aussi été habitant de cette maison, qui l'a rendu complètement fou au point de mettre le feu aux lits de ses propres filles de six et dix ans et de sa femme. Il déclare : 'Cette maison, c'est le Diable'. Quand l'ex-maîtresse de Ben refait surface dans le but de briser sa vie parce que ce dernier l'a récemment aidé à avorter en le cachant à sa femme, Larry apparaît et la tue à coups de pelle prétextant qu'il le fallait et enterrant le corps dans un jardin déjà bien fourni en cadavres. Ben se retrouve, après des jours à le rejeter, bien malgré lui, complice de meurtre.


Enfin, un personnage encore une fois ultra-mystérieux, celui de Moira, la gouvernante pour ainsi dire vendue avec la maison et ayant elle-même nettoyé les dernières scènes de crimes, au passé extrêmement flou et incarné par une actrice que les sériphiles de ma génération adorent : Frances Conroy, qui a été durant cinq ans l'extraordinaire Ruth Fisher de Six Feet Under. Sa diction si particulière, son physique qui l'est tout autant et son jeu intelligent, sont ici agrémentés d'un œil de verre, rendant son regard encore plus inquiétant. Deux choses essentielles la concernant : alors que pour les femmes elle est une vieille dame, loin d'être fraîche mais travailleuse, les hommes eux la perçoivent d'une toute autre manière. Dans leurs yeux, elle est une jeune soubrette aguicheuse prête à écarter les cuisses à la moindre occasion, sensuelle au possible et assoiffée de sexe. La deuxième chose est qu'elle a elle aussi un lien à part avec Constance. La femme de ménage qu'elle est pour Vivien et Ben, ou du moins la version jeune et allumeuse, était celle qui travaillait pour Constance et qui a couché jadis avec son mari. Lorsque Constance lui a tiré dessus, c'était dans l'œil ! Alors qui est-elle vraiment ? Morte depuis des décennies ? Ressuscitée par Constance ou la maison ? Elle semble elle-même piégée, voulant s'enfuir de cette 'vie', mais retenue contre son gré, protégeant tout de même son secret de multiples apparences.

Vous l'aurez compris, ces trois premiers épisodes sont d'une densité incroyable et nous présentent un couple qui d'heures en heures s'apprête à sombrer. Les placards qui s'ouvrent et les voisins si étranges qui se promènent à l'intérieur de leur maison hantée laissent place à un homme vêtu de noir qui engrosse notre héroïne, alors que celle-ci imagine assouvir le fantasme de son mari. Les fanatiques qui prennent Vivien et Violet en otage en tentant de reconstituer une ancienne scène de massacre leur ouvre les yeux, et ils savent désormais qu'il est temps de partir. Malheureusement des soucis bien contemporains, bien de chez nous, à savoir : le manque d'argent ne leur permet pas de quitter cet endroit en un clin d'œil. Il va falloir attendre, alors que les menaces se multiplient et que Ben manifeste de plus en plus d'absences avec des pertes de connaissance inexpliquées, pendant lesquelles pourtant sa vie semble continuer. Vivien a beau mettre la pression à son agent immobilier, la malédiction de cette maison semble irrévocable. S'en sortiront-ils ? Qui est et qui sera victime de qui ?

En conclusion, American Horror Story est le résultat d'un travail visuel et scénaristique épatant.


16/20

mercredi 2 novembre 2011

Once Upon a Time

Saison 1, épisode 1.


Once upon a time ou comment faire le pari fou de choisir un univers enfantin, traité de façon plus dark, et de le confronter à une réalité contemporaine et pour le coup en opposition complète.

Cette toute nouvelle série, pour laquelle Jennifer Morrisson, connue pour son rôle de Cameron dans Dr. House ou plus brièvement dans celui de Zoey de How I met your Mother, propose une expérience toute nouvelle, et dans son scénario, et dans son traité visuel.

L'histoire débute avec le célèbre conte de Blanche Neige mais de manière revisitée. La voix off nous l'annonce : les fins heureuses n'existent pas dans notre histoire. La princesse sur le point d'épouser son prince charmant, dans des décors très beaux et soignés qui rappellent l'univers d'Harry Potter au cinéma, se fait attaquer par la méchante sorcière, qui annonce que la malédiction qu'elle s'apprête à lancer sur tout le royaume va plonger l'ensemble de ses habitants dans des souffrances atroces qui dureront pour l'éternité. Grâce à une fée Clochette ou Marraine la bonne fée, minuscule mais dotée d'une poitrine qui fait vite oublier l'univers des enfants, il existerait une possibilité de garder espoir, et c'est ce qui se passera. En effet, Blanche Neige accouche et grâce à la magie, sa fille sera protégée de ce sort atroce et aura l'occasion, dans 28 ans, de combattre la reine dans une bataille finale. La malédiction en question consiste à envoyer tout le monde dans notre réalité, coincé pour toujours et ignorant tout de leur passé.


Commence alors la deuxième phase, parce que oui, les épisodes font s'entrecroiser les origines de cette malédiction, à savoir les raisons et l'organisation de ce coup d'éclat organisé par la reine, et le quotidien de ces personnages de contes de fées. Envoyés à Storybrooke, Blanche Neige y est institutrice; "Charmant", qui avait été blessé juste avant ce voyage spatio-temporel, est à l'hôpital dans le coma, à l'endroit même où celle qui fut jadis sa femme travaille en bénévole après ses cours; et la reine, qui s'est donc construit cette vie, est devenue la toute puissante maire de la ville. Cette dernière a adopté un enfant alors qu'il n'est qu'un bébé, et c'est de là que viendra l'intrigue principale de la série. Cet enfant de dix ans se rend chez Emma (Jennifer Morrisson) et lui annonce plusieurs choses décisives. Tout d'abord qu'elle est sa mère biologique et que l'enfant qu'elle a abandonné il y a dix ans se trouve aujourd'hui face à elle, et qu'il a besoin de son aide pour combattre la méchante sorcière qui l'a adopté. Et oui, ce petit bonhomme est le seul à savoir ces choses secrètes grâce à un livre de contes qui raconte toute l'histoire de ce groupe maudit. Il partage avec cette vraie maman une bonne partie de ses secrets et n'oublie pas de lui révéler son passé et ses origines : elle est la fille de Blanche Neige et du Prince Charmant.


En écrivant ces lignes, et vous je l'imagine en les lisant, si vous n'avez pas encore vu le pilote, on peut se dire que nous nous trouvons éventuellement face à un programme pour la jeunesse, qui ne saura divertir qu'une toute petite part du public. Ce serait une erreur ! Les scénaristes traitent ici de contes que l'on a tous aimés, rappellent les films de Walt Disney qui sont multi-générationnels, évoquent un monde féerique comme a pu le faire Tim Burton dans certains de ses films, et le résultat est là, on est sacrément embarqué. Grande réussite également pour le casting, car au vu du pitch, il fallait vraiment que tous les éléments soient maîtrisés pour ne pas tomber dans le ridicule, et ici, grande chance, il n'est même pas frôlé. Toutes ces victimes retrouveront-elles leur mémoire et leur passé ou la reine parviendra-t-elle éternellement à ses fins diaboliques ? L'enfant parviendra-t-il à convaincre la star de la série de la véracité de ses propos ? L'envie d'en savoir plus au bout de seulement quarante minutes est déjà clairement présente.

En conclusion, s'il fallait une preuve supplémentaire que l'originalité à la télévision paie, quand en plus le tout est présenté intelligemment et dans un bel esthétisme, Once Upon a Time le démontre. Le voyage risque d'être sacrément agréable.

16/20

vendredi 23 septembre 2011

The Secret Circle

Saison 1, épisode 1.

Présentée par beaucoup comme la série rappelant fortement le film des années 90 avec Neve Campbell 'The Craft', The Secret Circle entre en scène.

Ledit 'Dangereuses Alliances' est plutôt considéré, par les gens de ma génération, comme un bon film, les autres diront que c'est un navet. Pour ma part et pour en finir là avec la comparaison, j'ai adoré l'histoire des 4 sorcières flottant dans l'air parce que 'légères comme l'air, raides comme un bâton', transformant la couleur de leurs cheveux au gré de leurs envies, pour finir par s'entretuer dans un très bon final.

Au vu du pilote de The Secret Circle, la nouvelle série semble bien davantage ancrée dans le modèle teenager des années 2010. La B.O. est rock, les décors et les regards, remplis de mystères, rappellent Twilight et les stylistes ont mélangé le look folk et tendance.

L'histoire n'est, par conséquent, pas très compliquée, pas très originale, mais pas déplaisante pour autant. Après Charmed, Buffy contre les vampires, Supernatural, Vampire Diaries, Ghost Whisperer, Eastwick et tant d'autres, l'ésotérisme refrappe ses trois coups.

Ici, il est question de Cassie Blake - dont la mère Amelia vient de flamber - qui se dirige alors à Chance Harbor vivre chez sa grand-mère. Elle est très vite accostée par un groupe d'adolescents qui la conduit dans son QG : une maison à l'abri des regards. Ils lui apprennent la vérité sur sa nature, à savoir : chacun parmi les six personnages fait partie d'un cercle, d'une communauté qui existe depuis 1692, chacun possède son livre, mais tous n'ont pas encore mis la main dessus. Ensemble ils ont la force. Dans un premier temps, Cassie les prend pour des fous et ne veut pas y croire, mais en réussissant à contrôler un orage, et surtout en trouvant son fameux livre d'incantations et la lettre laissée par sa mère, elle n'a plus le choix, voit la vérité en face, elle est bel et bien une sorcière.

Tour d'horizon rapide des personnages. Comme pour le reste, rien d'alarmant, rien de transcendant. Les jeunes jouent juste, entrent clairement dans le moule 'teenager' et leurs traits son déjà, pour la plupart, définis. Il y a Nick, le voisin beau gosse, un peu à l'écart; Diana, la chef sympa qui sort avec Adam depuis trois ans, mais cela n'empêche pas ce dernier de prendre Cassie sous son aile ni de tenter de l'embrasser après une première démo de magie consistant à transformer "une goutte d'eau légère en air". Enfin, Melissa, celle que l'on a le moins vue; et Faye, la peste dont l'addiction à la magie posera des problèmes un jour ou l'autre.

La partie la plus intéressante concerne le passé avec les mystères qui planent sur l'histoire de ces cercles. On apprend en effet que la lignée précédente de sorciers, à savoir les parents de ces adolescents, ont vécu un drame, qu'il y a eu des morts et que c'est pour cette raison que tout ce qui concerne la magie a été banni et caché aux enfants. D'où le 'Secret'.

Enfin, une phase de double jeu a été ajoutée au scénario, puisque la mort d'Amelia Blake n'est pas un accident. C'est le père de Diana, Charles, qui en est l'instigateur. Il complote avec la principale Chamberlain, elle-même mère de Faye.

Pour ce qui est du casting, la tête connue est celle du grand méchant, puisqu'il s'agit de Gale Harold, qui interprète Charles. Après son rôle de niqueur fou dans Queer as Folk, nous l'avons revu en amant de Susan dans Desperate Housewives, mais nous ne pouvons pas dire que sa participation restera dans les annales. Impossible à l'heure actuelle de pronostiquer un succès outre mesure pour lui-même et le show tout entier mais si les ados s'en emparent et en font un nouveau phénomène télé, qui sait ?

En conclusion, le public assez jeune et féminin semble être la cible idéale pour ce pilote, mais il faudra juger avec la suite des événements car, bien traités, les différents mystères peuvent peut-être brasser un public plus large.

12/20

samedi 17 septembre 2011

Game of Thrones

Saison 1, épisode 1.


Alors que la saison 2 est en tournage jusqu'au mois de décembre et qu'elle sera diffusée au printemps 2012, Game of Thrones est considérée par beaucoup comme la meilleure série de 2011, il était temps que je visionne son pilote.

Dans un souci de précision, pour ceux qui désirent connaître le pitch de la série, voici une retranscription du synopsis officiel.

Sur le continent de Westeros, le roi Robert Baratheon règne sur le Royaume des Sept Couronnes depuis qu'il a mené à la victoire la rébellion contre le roi fou Aerys II Targaryen, dix-sept ans plus tôt. Son guide et principal conseiller, Jon Arryn, venant de décéder, il part dans le nord du royaume demander à son vieil ami Eddard Stark, seigneur suzerain du Nord et de la Maison Stark, de remplacer leur regretté mentor au poste de « main du Roi ». Eddard, peu désireux de quitter ses terres, accepte à contrecœur de partir à la Cour avec son jeune fils Bran et ses deux filles, alors que Jon Snow, son fils bâtard, se prépare à intégrer la fameuse Garde de Nuit : la confrérie protégeant le royaume depuis des siècles à son septentrion, de toute créature pouvant provenir d'au-delà du Mur protecteur. Mais, juste avant le départ pour le Sud, Bran fait une découverte en escaladant une tour de Winterfell dont découleront des conséquences inattendues…

Dans le même temps, sur le continent Est, Viserys Targaryen, héritier « légitime » en exil des Sept Couronnes et fils d'Aerys, projette de marier sa jeune sœur Daenerys à Drogo, le chef d'une puissante horde de cavaliers nomades afin de s'en faire des alliés, en vue de la reconquête du royaume. Mais Viserys est presque aussi instable mentalement que son père.


A la lecture de ce résumé, vous comprendrez peut-être la raison pour laquelle je ne me suis pas lancé après cet unique visionnage, dans les détails de ces nombreux personnages. D'autant plus que j'ai une expérience plutôt limitée du genre médiéval/fantasy. Je suis fan de la saga Harry Potter, comme tout le monde j'aime le Seigneur des anneaux et j'ai visionné la plupart des derniers péplums américains. Niveau télé, je garde plutôt des souvenirs bien mauvais de Xena et Hercule, et encore tout récemment en testant Legend of the Seeker, je n'ai pas été convaincu. C'était à se demander si en matière de séries, ce genre n'était peut-être tout simplement pas fait pour moi.

Eh bien si ! Il fallait juste attendre 2011, pour avoir le programme médiéval de qualité et il s'agit clairement de Game of Thrones. Malgré des premiers instants confus de par la multiplicité des situations et la tripotée de personnages qui mettent parfois du temps à être clairement identifiés, on est rapidement happé par l'histoire.

Dans Game of Thrones, tout est d'abord question de détails, d'ambiance et, il faut bien le dire, de budget. La mise en scène est grandiose ; les effets, même gores, réussis ; les décors fabuleux ; les costumes très convaincants ; et même les animaux semblent avoir été castés avec goût. ^^

Comme toujours et en particulier ici, le casting est très important. Là aussi c'est une réussite. On y trouve de vraies "gueules", des acteurs imprégnés. Mention spéciale au "Lutin", interprété par Peter Dinklage.

Tant de qualités dès le pilote de la série, on est peu habitués à en avoir autant au commencement d'une histoire, et pourtant l'essence même du scénario réserve le meilleur. Remplissant non seulement sa fonction de présentation, ce 1X1 lance parfaitement les intrigues. Des mystères planent, la peur de l'avenir est présente et on nous révèle déjà la nature des premiers bons et mauvais personnages. La scène finale entre les deux jumeaux incestueux et Bran nous laisse baba, et nous donne la furieuse envie de sauter sur la suite !

En conclusion, sachez que Game of Thrones contient même pour les non-initiés et pour ceux qui, comme moi, n'ont pas lu les romans, tous les éléments pour passionner le spectateur : le combat, le pouvoir, les mensonges, les secrets, la trahison, le sexe, le drame et la passion ! Foncez !


16/20