lundi 4 avril 2011

Weeds

Saison 6, épisode 9.


Cet épisode aura pour thème la merde de Stevie.

En effet, Nancy change son bébé pour la première fois et se rend compte que le paquet est vert. Direction : pédiatre. Hors-la-loi, la situation n'est pas simple surtout que la télévision de la salle d'attente émet un avis de recherche concernant Nancy, photo à l'appui.

Parallèlement, Silas et Shane sont en liberté. Mission du jour : dealer pour pouvoir faire le plein d'essence. En conflit sur la responsabilité de chacun, Silas se paye la tête de son petit frère. Se croyant indépendant, il pense prendre la charge de la cagnotte du jour et des ventes. Pour lui prouver son incompétence, Silas lui fait croire qu'il a perdu l'argent et le laisse galérer durant tout l'épisode pour retrouver le magot. Le duo fonctionne de mieux en mieux et enchaîne les dialogues marrants aux petits instants plus profonds.

Distillé au compte-gouttes, le fil conducteur du FBI nous rappelle uniquement que l'enquête suit son cours. Une seconde interview nous est dévoilée, la sœur de Nancy se confie.

Alors que Silas parle d'un plan de secours en évoquant une inscription à la fac, Shane, sous les conseils de sa mère apprendra au gré de la route et trouvera sa voie, un jour. Nancy, elle, décide que vivre dans l'illégalité toute sa vie n'est pas compatible avec un bébé. Le road trip devient international et l'objectif à atteindre, après un passage (adieu?) à la maison de son enfance, est le Danemark !

L'impression générale de ce 6X9 de Weeds reste la même que pour les épisodes précédents. La fuite est le seul fond de l'histoire, les occupations bouche-trous de cette saison laissent un ressenti étrange mais pas désagréable.


13/20

vendredi 1 avril 2011

Weeds

Saison 6, épisode 8.


Le début de ce 6X08 de Weeds laissait présager quelque chose d'énorme, mais il s'agira juste d'une amorce.

En effet, à la manière d'une audition filmée, nous retrouvons pour la première séquence – oh surprise ! - Dean, l'ex de Celia, se confiant à propos de Nancy. Transpirant, mal à l'aise et semble t-il, mis en accusation, Hodes reconnaît les différents moment où il a aidé la famille. Une enquête réunissant les protagonistes disparus de la série peut m'exciter, surtout si on part loin dans le parcours des Botwin.

Goutte d'eau de l'épisode, construisant certainement enfin la grande ligne de la saison, le reste est plus... indépendant. Le road trip continue dans un nouveau camping car. Anciennement occupée par un pasteur, les nouveaux acquéreurs trouvent des souvenirs : gode ceinture, porno gay et surtout la déco extérieure et l'accoutrement officiel. Contrôlé par les flics, Andy se fait passer pour un pasteur voyageur offrant sa spiritualité de ville en ville. En pause dans un trou paumé de chez paumé, blindé de gens tout autant paumés, en général en fuite également, la venue de ce qu'ils pensent être une caravane du bonheur est propice à se faire du blé. Ainsi, alors que les garçons organisent de faux événements religieux pour se faire du fric, Nancy se fait prendre bien violemment, comme elle aime par le serveur d'un bar-fantôme. Instantanément la femme du bellâtre tombe sur Nancy qu'elle accuse de coucher avec un homme marié et les débiles de la communauté rurale se rendent compte de la supercherie du soi-disant révérend. Sous les cris, la fuite reprend et les machines à laver vont tourner pour la fabrication de shit, encore et toujours.

Pouvoir transformer une série comme elle l'est devant nos yeux en ne proposant plus que des histoires presque indépendantes les unes des autres sans pour autant la gâcher n'est pas donné à tout le monde. Il ne faut pas se leurrer, impossible de dire le contraire, le programme devient moins bon que du temps d'Agrestic mais il faut reconnaître que le ton de la série, de son héroïne qui ne se fait vraiment pas baiser comme une héroïne classique, la fraîcheur, la cohésion du groupe (même avec Doug pour ce numéro 8) font que la série, bien que sur sa fin, est toujours agréable.


12,5/20

jeudi 31 mars 2011

Sons Of Anarchy

Saison 1.


Alors que les drama dans les années 90, pour ce que j'en garde, étaient toujours très manichéens, dans les années 2000, les héros deviennent plus graves. Souvent, malgré tout, on leur admet rapidement des circonstances atténuantes. Ainsi, Scofield dans Prison Break est prisonnier mais c'est pour libérer son frère condamné à tort, Sawyer dans Lost se comporte comme un beau salop qui ne partage pas ses Twix mais on apprend qu'il a assisté au meurtre de sa mère alors qu'il n'était qu'un enfant, Jack Bristow dans Alias trahit atrocement sa fille mais a lui-même été abusé tout au long de sa vie, Christian Troy dans Nip Tuck jette les femmes comme des moins que rien mais son comportement n'est qu'une conséquence des propres sévices qu'il subissait, gamin. La liste est longue. Aujourd'hui, la déviance est de plus en plus à l'honneur à la télévision, une déviance qu'on tolère, qu'on pardonne quand on ne la cautionne pas carrément et on se surprend à aimer des personnalités complexes et surtout criminelles. Rien ne nous arrête, nous spectateurs. Le sexe et ses excès dans Nip Tuck ou Queer as folk, la prostitution dans Hung, le viol dans Oz, la torture dans 24, la drogue dans Weeds, Nurse Jackie ou Breaking Bad, la folie dans United States of Tara et surtout, celui qui défraie vraiment la chronique, Dexter, tueur en série sympathique. Que manquait-il à ce charmant palmarès ?

Sons of Anarchy ou l'histoire d'un clan de bikers, trafiquants d'armes, assassins à leurs heures régnant en maître dans leur contrée, influents auprès de chaque individu, police corrompue comprise et organisant leurs magouilles sous la houlette d'un chef : Clay. Vraie gueule qui ne passe pas inaperçu, malgré ses attitudes de « frère » comme il aime à appeler les membres du club, n'en prend pas moins toutes les décisions et sait sur quelles cordes tirer pour obtenir ce qu'il désire. Malgré sa bonne relation, l'épaule sur laquelle il peut s'appuyer à savoir sa femme forte interprétée par Katey Sagal, l'éternelle Peggy de Mariés, deux enfants, celui-ci se réserve toujours le droit de décider. Le personnage principal de la série, celui qui, au fil des épisodes apportera le plus d'humanité est Jax. Père dès le premier épisode, la mère de l'enfant incarnée par Drea de Matteo, soeur de Joey et Angie dans la saison 6 de Desperate Housewives est une junkie, qui suite à l'accouchement semble parvenir à s'en sortir mais laissera échapper Jax avec qui elle souhaitait tant être une vraie famille, au profit de Tara, son amour de toujours.

La saison entière tourne autour des petits et gros coups du clan, son organisation, les problèmes financiers du groupe, la famille star décideuse. Je ne reviendrai pas en détail sur les différents scénarios liés à ces lignes directrices. On y voit les oppositions avec les Mayan, des corps déterrés, un violeur castré, le tout dans des scènes assez crues, violentes. Un traité d'image loin d'être aseptisé. Les relations entre « frères », entre couples, entre mères et fils jouent un rôle important mais évidemment deux grands axes principaux sont à retenir pour cette première saison.

Tout d'abord, discrètement et pourtant décisif au final, nous apprenons que le feu père de Jax était l'un des créateurs du Club. Des secrets, des non-dits flottent lorsqu'il est question de lui. Clay et l'intrigante, manipulatrice et influente Gemma semblent cacher un lourd passé à propos de ce mystérieux John. Intrigué, Jackson aura un début de réponse grâce à un manuscrit où son père explique sur des centaines de pages ce qui ne lui plaisait plus à l'intérieur du clan, ce qu'il fallait changer, la ligne de conduite décidée à la base du projet n'étant plus, les dangers qu'il percevait, la charte qu'il souhaitait établir. Cet état d'esprit moins rebelle a pu déplaire... Ces notions plus justes, ces valeurs coulent également en Jax. Il n'est pas le héros pour rien. Sa violence est toujours maîtrisé et régulièrement, il s'écarte de la masse plus « sans pitié » dirons-nous. En fin de saison, il se rebellera carrément et son statut de second semble être bien incertain...

En effet, la seconde histoire à retenir et non sans conséquences lors de cette saison débute au dixième épisode. Les agents fédéraux de l'ATF en la personne de June Stahl mènent l'enquête. Ce très bon personnage persuadé de la culpabilité des Sons qui saute aux yeux ne les lâche pas une seconde et chaque étape sera intéressante. Interrogeant, se faisant violemment tabasser, manipulant, ce sera au travers d'Opie, meilleur ami de Jax, que la tournure des choses montera d'un cran important dans l'intérêt de la série. Bidouillant avec des micros cachés et réussissant à le faire passer pour une balance auprès du reste de la bande, Clay prendra alors une lourde décision sans précédents : organiser une fausse altercation afin de pouvoir faire buter Opie sans que personne, membres des Sons compris, ne puisse le soupçonner. Malheureusement, les choses ne se passent pas comme prévues, un drame survient, c'est la femme d'Opie qui est tuée par erreur. Le dernier épisode permet à Jax d'apprendre que celui qu'il considérait comme son père était à l'origine de ce massacre. Auprès du père d'Opie, co-fondateur du club avec John, ils déclarent alors que le temps du changement est venu...

Sons Of Anarchy a eu besoin de quelques épisodes pour être sur des rails et chaque épisode devient en général meilleur que le précédent, évolution qui est toujours plus intéressante dans ce sens là que l'inverse. Le meurtre d'une mère innocente commis par le chef tout puissant du club remet beaucoup de choses en questions. Mêlés au passé de l'"affaire John", les réactions de chacun intriguent pour l'avenir, en particulier celle de Jackson, qui comme le reste du casting interprète un personnage fort avec nuances et talent. La saison 2 a le potentiel pour être exceptionnelle.


Pour les réticents, ne soyez pas rebutés par ce que vous pensez être un « truc de motos et de bières ». Il s'agit ici d'une communauté atypique, loin des clichés qu'elle peut évoquer et dont l'ensemble vaut le coup d'œil.

Notes de cette saison 1 :
1 : 12,5/20 – 2 : 13,5/20 – 3 : 12/20 – 4 : 12,5/20 – 5 : 13,5/20 – 6 : 14/20 – 7 : 13/20 – 8 : 14/20 – 9 : 12,5 – 10 : 15/20 – 11 : 14,5/20 – 12 : 15,5/20 – 13 : 15/20

mercredi 30 mars 2011

How I Met Your Mother

Saison 6, épisode 5.


Deux histoires moyennes pour un épisode qui l'est tout autant.

Ted, tout d'abord, travaille avec Barney sur la reconstruction d'un immeuble, l'"Arcadian", ancien grand hôtel de la ville. Malheureusement pour Barney, Ted y rencontre Zoey, charmante mais surtout prônant la conservation du patrimoine de la ville. Une fois grillé avec Zoey qui se révèle être mariée, Ted l'envoie bouler et valide à nouveau la destruction. Á noter que le rôle de la militante est tenu par Jennifer Morrison connue pour son rôle de sbire puis docteur dans House. Une guest qui fait plaisir.


Parallèlement, Robin sort avec un pote de Marshall, Max. Si tous s'accordent à dire que le mec en question est génial, les confidences intimes des filles révélées aux trois garçons leur feront un drôle d'effet puisqu'il s'agit de la petite taille du pénis de Max. Entre mecs, on ne parle pas de ça et on ne veut pas imaginer que les femmes le font de leur côté. Gag récurrent tout au long de l'épisode, il n'en avait pourtant pas la force.

En fin de compte, ce sont de petits détails qui amusent. Par exemple Barney qui donne son cultissime « Legen...dary » par écrit, par le biais de sa secrétaire, y met le ton et le découpe carrément sur deux jours. J'adore. Sa misogynie est toujours mignonne (« Seins ? »). Parfaitement, mignonne ! Le reste est comme souvent dans HIMYM, ces dernières années, inégal.

13/20

Bonus perso, moi qui adore les lapins depuis tout petit (vos gueules !), je trouve que cette capture réunit ce que la planète compte de meilleur :

mardi 29 mars 2011

What's in the box ?

Premier billet « hors série » du blog pour vous annoncer que désormais, vous retrouverez un billet minimum chaque jour. Dans un premier temps, je m'octroie une période d'essai d'un mois pour tester ma cadence.

J'en profite pour vous remercier de vos visites et de votre fidélité malgré mon rythme de publications jusqu'ici assez bancal. Big Bang Séries vient d'enregistrer son 10 000ème visiteur unique et ça fait très plaisir. Merci aux gentils gens qui commentent, ça motive toujours et merci aussi aux autres sites amis qui ont ajouté le blog à leurs favoris. J'aime ce qu'on fait les mecs !


BAZINGA !

lundi 28 mars 2011

How I Met Your Mother

Saison 6, épisode 4.


Les 20 minutes de ce quatrième épisode d'How I Met Your Mother ont défilé sans qu'on ait le temps de faire autre chose que de se marrer.

En effet, après un épisode sans intérêt, HIM montre qu'elle a encore de la ressource, au moins du point de vue de l'humour et de la mise en scène. Pour ce qui est de l'intrigue de fond et du scénario, c'est une autre chose... Peu importe, nous sommes dans une sitcom après tout et les 5 amis nous entraînent dans une course contre la montre à travers New York et le moins que l'on puisse dire est que le rythme ne s'essouffle pas un instant. Par goût de la compétition, chacun veut prouver que son moyen sera le meilleur afin de se rendre le plus rapidement possible à 10 kilomètres, rejoindre Woddy Allen dans son restaurant fétiche. Taxi, bus, à pied, métro ou la technique de Barney, à savoir d'abord l'ambulance (après la feinte d'un arrêt cardiaque au restaurant) puis la conduite d'un pousse-pousse et tous veulent prouver qu'ils sont les plus forts et ont une raison intérieure, un coup de mou qui leur a sapé le moral ces derniers jours et dont la victoire ferait un bien fou à l'égo.

L'épisode n'en est pas pour autant linéaire. On s'intéresse au fond des personnages, à leurs relation, Barney et Robin se rapprochent à nouveau avec tendresse, Lily et Marshall se rendent compte que l'urgence n'est pas aux bébés.
Le top reste le gag. Nombreux et tous bons. J'ai aimé que Robin explique que la ville la rejetait comme une mauvaise greffe, Marshall et sa chanson de country/superhéros courant en benêt qu'il est, Lily se faisant insulter dans le métro, même Ted en fou rejeté du bus, Ranjit juste présent et Barney, génial comme toujours, fait de prétention, de perfection et d'odeur incroyablement bonne en toutes circonstances. ^^

Réalisation impeccable, personnages toujours attachants, bon rythme, une réussite !


15,5/20

dimanche 27 mars 2011

Hung

Saison 1


Hung, pour cette saison une, raconte la vie de Ray Drecker (interprété par Thomas Jane), professeur d'histoire, entraîneur de basket dans un lycée (avant de se faire licencier en fin de saison), fraîchement largué par sa femme Jessica (interprétée par Anne Heche), père de deux adolescents – Damon et Darby - et dont la maison part en fumée dès le premier épisode. Parvenant difficilement à joindre les deux bouts, une opportunité des plus fantaisistes se présente à lui par le biais de Tanya, partenaire sexuelle d'un soir, poète dans la tourmente depuis bien des années, professeur au chômage, éternelle frustrée, mais véritable gentille. En couchant avec Ray, celle-ci fait la connaissance du bras d'enfant que le héros possède en guise de sexe et qu'il manie avec un talent certain. Née alors l'Idée. Ray, sous le pseudonyme de Randall, devient le prototype de leur nouvelle affaire. Intitulé « consultant du bonheur », Ray est alors prostituée et Tanya, mac organisatrice.

Dans un premier temps, les rendez-vous sont rares et le démarrage, difficile. Peu à peu, deux clientes sortent du lot : Jenna et Lenore. La première, femme d'affaires et malheureuse, fera naître des sentiments chez Ray, encore novice en la matière. Après diverses tentatives d'approche, celle-ci refusera de perdre son statut de consommatrice au profit d'une vraie relation et l'histoire s'arrêtera là. La seconde, plus libérée, plus manipulatrice et plus opportuniste, intégrera en fin de saison l' « entreprise ». De par ses relations bourgeoises et son bagou, elle assure à ses deux nouveaux partenaires un catalogue - des plus importants et surtout des plus rentables - de femmes prêtes à payer pour baiser.

Parallèlement à ces aventures sexuelles, les éléments extérieurs concernent en majorité la vie de Tanya, ses doutes, ses histoires bancales avec les hommes, la relation tendue qu'elle entretient avec sa mère depuis l'enfance, sa rencontre avec Pierce et surtout l'énergie qu'elle met à vendre son « produit ». Enfin, nous suivons également par bribes la vie de Jessica et de son nouveau mari qui vient de perdre sa fortune et de Damon, débutant timidement une relation homosexuelle.

Hung aborde un thème à la fois original et sulfureux. Il faut dire que le pitch de départ, à savoir un professeur à la bite démesurée, se mettant à vendre son cul, possède un potentiel assez énorme pour devenir à la fois très drôle et dramatique. Le traité visuel ne manque d'ailleurs pas de liberté puisque les scènes de sexe sont des plus explicites. Si la saison démarre doucettement, au fil des épisodes, son charme propre s'installe et se suit avec un réel plaisir. Plaisir atteignant, personnellement, son apogée entre les épisodes 5 à 8.

En conclusion, le terme qualifiant le plus justement Hung serait : potentiel. Á l'instar de séries auxquelles on trouverait des points communs, que ce soit dans son ton général, dans son rythme telles que Californication ou dans une moindre mesure Weeds, Hung a néanmoins encore un réel travail de fond à fournir. Si les rôles de Ray et Tanya, interprétés avec talent et surtout bien développés, les rendant attachants, il me semble urgent de préciser d'une part l'éventail des caractères des personnages secondaires, d'autre part d'apporter un piquant scénaristique nécessaire et rappelons-le une dernière fois, largement possible étant donné son sujet principal.

Sortie de la saison deux en DVD en juin 2011. Avec plaisir.



Note de cette saison 1 : 14/20