Saison 1
La première saison de Once Upon A Time vient de toucher à sa fin. Quel bilan tirer de ce premier jet ?
Tout d'abord, l'univers, celui des contes de fées a de quoi surprendre. Qui aurait cru que nous allions nous intéresser à une méchante sorcière, à des fées multicolores et autre livre des secrets. Et pourtant. Le scénario façon Lost sait jongler entre le passé des héros, alors magique, et la vie quotidienne qu'ils occupent aujourd'hui à Storybrooke.
Au fil des épisodes, nous découvrons d'où est née la rage de la reine et ce qui l'a poussée à enfermer tout ce beau monde, loin de chez eux et sans aucun souvenirs en mémoire. Toujours comme dans Lost, les liens de cause à effet sont nombreux et excitants. Contrairement aux rescapés du vol Oceanic, ici, en 22 épisodes, ce sont les héros de notre enfance que nous suivons : Blanche-Neige, Charmant, les sept nains, le petit chaperon rouge, la fée bleue, Maléfique, Marraine la fée, Gepetto, Jiminy Cricket, Hansel et Gretel, la petite sirène, le miroir magique, la reine de cœur et tant d'autres. Un principe et un rendu génial !
Ces personnages ne sont pas tous comme nous les avons connus, les scénarios sont plus épiques que le classique Disney, Alice au Pays des merveilles. Ils sont pour la plupart interprétés par de très bons comédiens et je dénombre au moins trois coups de cœur, justifiés à la fois par l'écriture du rôle et l'interprétation. Rumpelstiltskin / Monsieur Gold, joué par Robert Carlyle, au courant du sort jeté, charismatique et secret, je dois dire que c'est au temps des contes de fées qu'il m'éclate : vicieux, sournois, l'incarnation est parfaite. Vient ensuite celle qui empoisonne la vie de tout le monde, qui en fait des tonnes avec ses robes de folie, ses regards noirs et ses phrases assassines : la reine bien sûr. Celle-ci arrache les cœurs, pulvérise les niais et obtient toujours ce qu'elle veut. Le rôle est cela dit plus complexe, moins gratuit puisque cette attitude a une explication qui provient comme toujours du passé atroce de la plantureuse. Son interprète, Lana Parrilla explose et devrait par la suite, cartonner. Si j'en avais le pouvoir, moi, en tout cas, je la ferai star ! ^^ Enfin, un personnage et un acteur débutant vraiment fort, le petit Henri. Nombreuses sont les scènes qu'il porte sur ses frêles épaules. Véritable bonne tête et très convaincant, il faut dire que Jared S. Gilmore a une fonction de choix, celle de convaincre l'héroïne de la véracité de son livre.
L'histoire en elle-même consacre souvent un épisode à un personnage différent tout en donnant des indices supplémentaires aux différents fils rouges de la saison. Plus on avance, plus la série devient addictive et c'est bien sûr dans la dernière ligne droite que tout s'accélère. Sans révéler clairement ce qui se passe dans l'ultime épisode pour ceux qui ne l'auraient pas encore visionné, sachez que le final attendu a bien lieu, distribue émotion et action, justement dosés. La saison deux va être du point de vue scénaristique, très différente de ce que l'on a connu étant donné les révélations finales. Pour finir, un mot sur les effets spéciaux qui sont importants car très utilisés. Le budget ne pouvant être illimité à la télévision, on ne peut s'empêcher de sourire à certains moments car les fonds verts donnent parfois un léger côté kitchouille, mais, au final, on adhère, on trouve ça charmant.
En conclusion, Once Upon a time a très bien fonctionné et a été renouvelée pour une saison deux. Très bonne nouvelle pour les fans comme moi, qui ont passé presque systématiquement un moment hors du temps et toujours agréable en compagnie des fées, des princes, des chevaliers et tous les autres !
16/20
















