vendredi 29 avril 2011

Fais pas ci, fais pas ça

Saison 1


Comme j'adore le remake américain Modern Family et qu'on m'a conseillé à maintes reprises de regarder ce Fais pas çi, fais pas ça français, c'est désormais chose faite.

On y suit le quotidien de deux familles diamétralement opposées, toutes deux suivies par des caméras de télévision. Il s'agit d'un reportage croisé. Une immersion totale ponctuée par des mini-interviews façon « confessionnal ».

La première famille est celle des Bouley. Valérie (Isabelle Gélinas), 38 ans travaille dans la communication. Avec son mari, Denis (le célèbre Bruno Salomone) qui déguise son chômage prolongé en restructuration personnelle interne, ils élèvent leurs deux enfants, Tiphaine, 16 ans et Elliot, 8 ans. L'éducation des enfants est au centre des épisodes. Si Denis et Valérie sont plutôt cool et souhaitent l'être en tous les cas, ils sont confrontés à la crise d'adolescence de l'aînée et aux réflexions hautement intellectuelles de leur cadet. En faisant parfois trop, leur stress est soûlant. Et vas-y que j'évoque la psychologie de l'enfant toutes les cinq secondes et que je consulte des manuels et que je m'inquiète de futurs traumatismes ! Croire au Père-Noël, partir en vacances scolaires, un mauvais bulletin, tout devient affaire d'état. On se demande s'il existe des familles aussi chiantes. Heureusement, pas sous mon toit ! Bien sûr et par chance, ce ne sont pas les seules choses qui caractérisent cette famille Bouley, les dialogues sont souvent drôles. La mauvaise foi et les à prioris sont légions dans cette maison et c'est marrant. J'aime leur côté brut, pas de politiquement correct mais pas de provocation pour autant, on peut réellement reconnaître les paroles de notre entourage au travers de cette famille. Le couple offre des scènes à la Un gars, une fille et leurs gentilles divergences sont assez réussies.

La seconde famille, celle des Lepic, portée par Renaud (Guillaume de Tonquédec) nous rappelle pour notre plus grand plaisir l'univers coincé des Le Quesnoy dans « La vie est un long fleuve tranquille ». Famille bourgeoise, le père de famille se donne un mal de chien a transmettre des valeurs et une éthique irréprochable à ses 4 enfants, Christophe, Soline, Charlotte et Lucas. Malheureusement pour lui, son aîné est un cancre. Sa nonchalance, son manque d'intérêt le désespère. Le personnage le plus drôle de cette famille est Fabienne (Valérie Bonneton), la mère. Très vite agacée, désespérée ou à bout de nerfs, celle-ci revient régulièrement excessive, vulgaire mais tape juste quand elle contredit son mari qui essaye de donner une image lisse et proprette. Les Lepic tirent réellement la série vers le haut et les scènes de dispute sont un régal.

Du point de vue de l'intrigue en général, elle se fond parfaitement dans le cahier des charges d'une sitcom, à savoir qu'il ne s'y passe jamais rien de réellement important. On entre très rarement dans des situations dramatiques et l'objectif est clairement le divertissement. À noter qu'en milieu de saison, les deux familles, par le biais des enfants, partagent un épisode. Très réussi, ces adultes qui aiment tant juger et critiquer s'en donnent à cœur joie en observant les méthodes d'éducation de leur rival de reportage.

En conclusion, si les Bouley sont parfois emmerdants et les Lepic toujours drôles, par cette façade pincée toujours ébranlée et qui conduira d'ailleurs Renaud à arrêter son docu-réalité, le changement régulier à l'intérieur même des épisodes en font une série agréable à suivre.


Note la saison : 15/20

jeudi 28 avril 2011

Chuck

Saison 1


Comme pour Supernatural et Ghost Whisperer, j'ai visionné cette première saison de Chuck il y a peut-être deux ans et prévoyant enfin de lancer sa seconde, il est temps pour moi de laisser une trace de son visionnage.

Pour revenir sur cette série, le découpage est simple. On y trouve deux éléments distincts rarement mélangés, mais pourtant ici regroupés : l'action et l'humour.

L'histoire, tout d'abord, concerne Chuck Bartowski – véritable geek – travaillant dans un magasin d'informatique « Buy More » aux côtés de son meilleur ami, Morgan. Leurs conversations favorites sont les jeux vidéos et bien sûr les filles. Le nerf de la guerre proviendra d'un ancien ami de fac, Bryce Larkin. Celui-ci lui fait parvenir un mail bien étrange : un nombre incalculable d'images qui, sans le savoir, vont s'enregistrer dans sa mémoire et faire de lui une base de données humaine. Tous les plus grands secrets d'état sont désormais en Chuck. Il est « l'intersecret ». Véritable catastrophe pour les hautes autorités, deux énormes organisations entrent alors en course : la NSA par le biais de John Casey qui, en guise de couverture, obtient un poste de vendeur chez « Buy More » et se devra de surveiller Chuck ; d'un autre côté, Sarah Walker, agent de la CIA, devient son garde du corps, le protégeant d'éventuelles menaces. Au fil des épisodes, Chuck participe à ses premières missions et tente tant bien que mal de rester vivant. Les éléments importants se bousculent en fin de saison puisque d'une part, nous apprenons que Bryce est toujours en vie, et d'autre part que le général Beckman ordonne l'exécution de Chuck. Du point de vue amoureux, Sarah et Chuck nous rejouent « Je t'aime, moi non plus » d'épisode en épisode. De par leur fonction, leur position et leur secret, ils ne savent pas vraiment sur quel pied danser. Lors du dernier épisode, Chuck se demande si le moment de changer de vie et de ne plus jamais revoir ses proches (en particulier Ellie, sa soeur et son futur mari Devon) est arrivé.

Ensuite, la comédie en elle-même. En dehors de feuilletons des années 80, j'ai rarement eu l'occasion de suivre une série où l'action prenait autant de place que l'humour. En effet, les scènes d'espionnage ou de baston sont agrémentées par la fébrilité, la naïveté et la maladresse du personnage principal. Très drôle, ce Chuck qu'on bouscule et qui ne comprend rien à ce qui lui arrive face à des cascades, des gens violents est un ressort de la comédie, certes connu depuis la nuit des temps mais toujours efficace. Il faut dire que Zachary Levi a une bonne tête et interprète efficacement ce personnage en plein tourbillon. Reste l'univers de Chuck, à savoir les autres personnages et les interactions qu'il entretient avec eux. Je trouve Sarah plutôt bidon, mais Casey en ours mal léché plutôt drôle. La famille de Chuck n'a rien d'exceptionnelle, mais c'est surtout cette équipe de geeks chez « Buy More » qui a le moins d'effets sur moi – plutôt lourdingue, leur humour n'est pas le mien.

En conclusion, je soulignerai l'audace de la série, je garderai le personnage principal et le principe d'immersion d'un gentil naze dans un univers aux antipodes du sien. Mais je reverrai clairement ma copie tant du point du vue des blagues que du déroulement de l'histoire. En grand fan d'Alias, on ne peut que rappeler à quel point les séries d'espionnage peuvent être passionnantes et au travers de personnages comme Marshall, l'informaticien, qui apportait une bonne dose d'humour et d'attachement, sans pour autant que les grosses ficelles des scénaristes ne nous polluent le champ de vision.


12,5/20

mercredi 27 avril 2011

Parenthood

Saison 1, épisode 11.


Si Crosby est en plein bonheur, les autres gèrent ou créent la trahison.

En effet, ce 1X11 de Parenthood n'est autre que la conséquence directe des révélations de l'épisode précédent. Zeek vit désormais chez Adam où la cohabitation est difficile. Camille, de son côté, prend du bon temps avec son professeur d'art. Le couple marié depuis 46 ans va-t-il rompre définitivement ? Mystère. A mon avis, la réconciliation viendra pour le final à moins qu'une mort atroce les sépare mais ce n'est que spéculation.

Julia souhaite sortir son père de ses embrouilles financières et revoit son ex pour l'occasion qui peut lui offrir un bon coup de main. Joel existe un peu plus que d'habitude et devient jaloux. Est-ce le début d'une histoire louche entre l'avocate et son petit ami de lycée ? Il semblerait qu'on ouvre des portes à l'approche du season final.

Amber n'est pas en reste dans cet épisode puisqu'après avoir couché avec Steve, le tout nouvel ex de sa cousine Haddie, elle lui avoue. Une porte claque mais une fois de plus, on reste dans l'interrogatif. Comment les deux adolescentes vont-elles gérer cette situation difficile ?

Comme toujours, j'ai aimé les enfants de la série, Max en pleine crise, Amber en larmes et comme d'habitude, les scènes entre les quatre frères et sœurs sont toujours bonnes. L'épisode n'a ceci dit, rien d'exceptionnel. J'espère qu'un vent de folie nous attend pour les deux derniers épisodes de Parenthood.

13/20

mardi 26 avril 2011

Ghost Whisperer

Saison 1


Si Supernatural flirte avec le scénario de Ghostbusters, dans Ghost Whisperer on retrouverait une Whoopi Goldberg, tout de même sous Prozac, échappée du célèbre Ghost.

Le parallèle entre Supernatural et Ghost Whisperer, chacune pour leur première saison, me vient assez naturellement. Evidemment, les deux séries traitent de paranormal mais leur rythme, leur traité, sont assez semblables. Là où Sam et Dean pourchassent, notre héroïne Mélinda Gordon écoute, comprend et aide les fantômes. Ces derniers ont tous un point commun. Comme dans le film Casper, ces morts, qu’ils le soient depuis 50 ans ou depuis 2 jours, ont chacun l’équivalent d’une œuvre inachevée sur terre et ne peuvent donc partir l’esprit tranquille « de l’autre côté ». Ils sont en général demandeurs, apparaissent brutalement dans la vie de Mélinda, habituée à son don depuis l’enfance. A elle de gérer : les demandes les plus folles, le pardon, la rédemption, la compassion, la persuasion, l’apitoiement, les réconciliations, les pertes de mémoire, le harcèlement, l’acceptation ou le refus de la mort, les mystères et les crimes par le biais de quêtes ou d’enquêtes, au final toujours résolues. Elle se heurte inconditionnellement comme Whoopi à la phase traditionnelle du refus des proches du défunt qui peinent à croire en ce don. La méthode de persuasion est alors toujours la même : Mélinda, entre deux mondes, fait alors dialoguer et se révéler des propos et des relations qui n’auraient plus dû avoir l’occasion d’exister.

Des histoires indépendantes donc pour chaque épisode. Dans Supernatural, il y a la valeur ajoutée du fil conducteur : l'envie de vengeance. Ici, il est plutôt inexistant. Mélinda est mariée et vient d'ouvrir une boutique d'antiquité avec sa meilleure amie. Les rapports, de manière générale sont plutôt niais. Il faut dire que l'actrice principale Jenifer Love-Hewitt a du potentiel en la matière. Le plus pour Ghost Whisperer vient donc de l'émotion - les rencontres avec les morts et leur entourage en deuil - est travaillée. Les couples, les familles ou les enfants séparés par la mort sont des choses qui touchent. Les scénaristes n'y vont pas toujours avec le dos de la cuillère et certaines réunions entrent bien dans la catégorie pathos, mais une série qui vous fait verser des larmes d'émotion a forcément quelque chose de positif, non ?

En conclusion, comme pour Supernatural, il y a du bon (petites angoisses et émotions) mais il y a de l'attente pour la saison deux, un ajout, un fil conducteur qui donne un but à cette Mélinda et ses robes intemporelles !


Note de la saison : 13,5/20

lundi 25 avril 2011

Supernatural

Saison 1


J'ai visionné cette première saison il y a près de deux ans mais comme je m'apprête à lancer la seconde, il était temps de laisser une trace de mon visionnage.

Supernatural raconte l'histoire de deux frères, Sam (Jared Padalecki) et Dean Winchester (Jensen Ackles), qui viennent de se retrouver. Leur particularité : ils ont grandi dans l'univers de forces obscures et enquêtent désormais sur de biens étranges phénomènes. Ils se rendent en mode road trip d'une bourgade américaine à une autre pour dénouer des situations aussi dangereuses qu' inexpliquées. On peut y croiser pour cette première année : des fantômes, des démons, la dame blanche, des créatures cannibales, des métamorphes, l'homme au crochet, un dieu païen, des magiciens, un télékinésiste, la famille Bender chassant les hommes, un esprit créé par Internet, une sorcière et enfin un groupe de vampires.

Comme pour les premières saisons de Buffy contre les vampires ou encore X-files, chaque épisode a son histoire indépendante. Comme pour Dr House et les cas que Gregory a à traiter, le casting et l'écriture du jour varient. Certaines histoires nous accrochent immédiatement, d'autres moins mais d'une manière générale, le folklore de ces légendes urbaines, toujours à mon goût, trouvent ici un traité de qualité. Il arrive même qu'un changement de la musique ou de l'ambiance me fasse sursauter. Je suis un public plutôt facile pour ce genre de chose. Comme je pleure devant Ghost Whisperer, je m'intrigue presque à chaque fois pour le démon du jour.

Mais ce n'est pas tout, comme diraient des gens que je connais bien. Il y a effectivement un fil conducteur, un passé et un but intégrés à nos deux héros. En effet, leur mère, alors qu'ils n'étaient que des enfants, s'est faite bouffer par un démon dans leur propre maison. 22 ans plus tard, c'est la petite amie de Sam, le brun, qui trouve la mort à cause du même monstre. Le père des deux garçons disparaît et c'est alors que le voyage commence. Indice après indice, chasse après chasse, le trio se reforme en fin de saison.

Synopsis important du 1X20 « Le retour des vampires » :
Un vieil ami de John Winchester (le père) se fait assassiner par une bande de vampires et dérobe un ancien Colt. Le père de Sam et Dean est déterminé à le récupérer car il s'agirait de la seule arme capable de détruire n'importe quelle créature sur terre, notamment les démons. Grâce à elle, ils pourraient enfin détruire le démon responsable de la mort de leur mère et de la petite amie de Sam.

Sur trois épisodes, l'objectif est clair, atteindre enfin le moyen ultime qui permettra la vengeance tant attendue. Après différentes batailles, torture, morts d'ennemis et diverses blessures, la famille s'en sort vivante ou presque. En cliffhanger de la mort, la dernière scène n'est autre qu'un chauffard possédé qui percute violemment la voiture des trois héros. Mystère et boule de gomme pour la suite...

En bilan d'impressions, la chose la plus importante et la plus profonde que j'ai à vous soumettre : je hais du plus profond de mon être la veste en cuir ringarde de Dean, rendue doublement ringarde par ce col relevé tellement dépassé. C'était important. Sinon... J'ai évoqué plus haut que l'aspect fantastique de la série me plaisait mais, au final, est-ce que Supernatural, ça s'adore ? Pas pour le moment, non. Le duo de charmant jeunes hommes que sont Dean et Sam est un peu trop lisse à mon goût. Oui, même Dean, pourtant « rebelle » du groupe (avec sa veste) est vraiment le stéréotype du piège à midinettes/connasses, beau et pseudo torturé. La relation qu'il entretient avec son frère n'a rien de très original pour ceux qui ont suivi beaucoup de programmes différents par le passé. Ce qui fait le plus défaut à la série est, à mon sens, son humour. Il est réellement à travailler car carrément trop propret. Entre frangins, ça se taquine mais une fois de plus, assez platement. Attention, je ne déteste pas ce feuilleton qui me rappelle, sans que je ne l'explique vraiment, les duos des années 80 et qui a par ailleurs, ses atouts mais j'espère - comme me l'a répété une partie de mon entourage - que les saisons suivantes deviendront comme promis plus passionnantes, que les sentiments, les blagues et les démons se mêleront dans un ensemble, un cran plus convaincant et donnant davantage d'excitation.
Pour l'instant, Supernatural est la série qui se regarde avec une pizza après une journée de taf trop chargée et c'est déjà pas mal.


Note de la saison : 13/20

mardi 19 avril 2011

Dexter

Saison 5, épisode 4.


Comment Dexter allait-il affronter cette nouvelle situation ? L'intérêt était total, le résultat, à la hauteur.

En effet, pour la première fois de sa vie, une victime sait de quoi il est capable. Elle fuit le monstre, ne veut revivre aucun sévice. Dexter veut savoir de qui il s'agit afin de mieux l'apprivoiser, résister à la tentation suggérée par son père et prendre La décision. Grâce à la base de données et aux empreintes, il sait désormais que sa « belle au bois dormant » se nomme Lumen Ann Pierce. L'essentiel de l'épisode tournera autour de cette nouvelle relation que l'on devine importante pour la suite. Tentant de s'échapper puis apparemment convaincue par notre héros, elle accepte le dialogue. Toute la partie qui consistait justement à rassurer, à montrer qu'il ne le lui ferait aucun mal était nouvelle et par conséquent, assez géniale à suivre. La miraculée finira par comprendre ce qu'est Dexter en voyant les corps des autres victimes du psychopathe aux tonneaux.

Parallèlement, deux histoires secondaires. L'affaire des morts-rituels continue : Debra laisse s'échapper le suspect numéro un dans une très bonne scène de gorge tranchée. Dexter, lui, tente de retenir la nounou de son fils qui souhaite démissionner. Celle-ci s'étant rendu compte que malgré l'emploi du temps peu fiable du jeune veuf, son intention était d'offrir le meilleur à son bébé.

Dernier événement et non des moindres tant la situation est excitante pour nous. La saison dernière laisse des traces et c'est tant mieux. Quinn rencontre furtivement le fils de Trinity, Johnah et lui tend une photo du fameux Kyle Butler. La garde rapprochée de l'adolescent empêchera le jeune garçon de confirmer la thèse de Quinn. Malheureusement pour lui, cette faute grave lui vaudra une mise à pied. Laguerta est d'ailleurs certes une amie fidèle pour Dexter mais ne se pose guère de questions alors que pour la seconde fois, l'un de ses agents soupçonne le légiste du commissariat d'être un monstre. Si un jour la véritable nature de Dexter éclate au grand jour, cette femme n'aura plus qu'à se pendre avec ses chemisiers fleuris...

Encore un très bon épisode de Dexter où Quinn devient intéressant, l'affaire Trinity remonte à la surface et c'est très bien, une relation bien particulière s'installe pour Dexter. Le tout est rythmé, varié et démontre qu'après 5 ans, ce cher Dexter a encore de la ressource !


16/20

lundi 18 avril 2011

Parenthood

Saison 1, épisode 10.


Ce dixième épisode de Parenthood se révèle important pour la famille et le spectateur.

Nous y retrouvons de la simple comédie avec Julia qui devient le nouvel entraîneur de l'équipe de foot de sa fille. En véritable « winneuse », celle-ci veut remonter le niveau et obtenir la victoire. Grâce à Jabbar qu'elle intègre, ce sera chose faite. Adam se voit affublé d'une histoire assez légère également puisqu'il lui faut trouver un autre couple d'amis pour que le jeune Max ait un copain. Les parents de David faisaient l'affaire. Il annonce à sa femme que ces gens pourraient faire partie du top 5 de leurs meilleurs amis. J'ai aimé cette déclaration car je résonne aussi de cette manière improbable. Malheureusement, la mayonnaise ne prendra pas entre les deux gamins et il faudra se rabattre sur un autre couple plus ringard mais qui, au final, amusera et contentera tout le monde.

On monte d'un cran sur le fond avec deux couples. Si celui de Crosby se forme enfin doucettement et ce malgré la tentative du cadet de la famille à manipuler l'esprit de Jabbar le croisant en pleine nuit et en caleçon : « Tu es encore dans ton rêve » et qui se révélera un échec étant donné que le jeune garçon drôle et lucide lui répond : « Ok, je retourne au lit et je fais comme si je ne t'avais pas vu », celui pourtant naissant d'Haddie arrive en fin de cycle. Son Steve se retrouve célibataire parce que trop pressé selon la jeune fille de passer au sexe. Ce dernier se rapproche de la cousine, Amber. Il se confie et tombe amoureux. La trahison risque de faire des étincelles et c'est tant mieux.

Enfin et surtout, la révélation qui pointait depuis un moment : les problèmes financiers du patriarche de la famille explosent au grand jour. Grâce à de simples boutons de manchettes revendus, Sarah découvre la vérité. Les 4 frangins se retrouvent dans de très bonnes scènes, à la fois drôles et intelligentes. Réunion de famille face à Camille, la maman qui apprend la vérité et déclare un poignant « Encore des mensonges ?! ». Elle en vient à s'expliquer auprès de Sarah en confiant qu'il y a eu une femme, un adultère qu'elle a couvert pendant des années et qu'elle ne veut plus de cet irrespect, cette hypocrisie. Zeek finira avec ses valises chez Adam...

Il fallait cet épisode. J'en suis content car il garde l'humour, la complicité, la maturité des enfants mais donne aussi un coup de laisse au scénario général. Ces familles sont faites pour être bouleversées et c'est ce qu'on nous offre dans ce 1X10 de Parenthood !


14,5/20