mardi 8 novembre 2011

The Big Bang Theory

Saison 5, épisode 8.


Les adjectifs commencent à manquer pour déterminer à quel point chaque semaine, Big Bang Theory reste drôle et de qualité.

Après une très bonne scène d'ouverture avec les désormais sept stars de la série Sheldon, Leonard, Raj', Howard, Bernadette, Amy et Penny, dans laquelle Shelly explique à quel point les conversations ont baissé de niveau 'sans raison apparente... Penny', et c'est trop drôle, l'histoire du jour peut se mette en place.

L'histoire en question a un potentiel très bon, puisqu'il s'agit d'un terrain inexploré : Amy a du chagrin. En effet, comme ses histoires de demoiselles d'honneur mortes n'enchantaient pas vraiment ses deux amies, Penny et Bernadette ont décidé de faire le shopping spécial mariage sans Farrah Fowler. L'apprenant par Howard, faisant mine de ne pas en être affectée, la jeune fille rentre chez elle, met son téléphone sur répondeur, déconnecte Facebook, ne répond pas à ses tweets, mails ou SMS et se réfugie dans... la musique. Celle-ci interprète une troublante et très personnelle version de la chanson de REM, 'Everybody hurt'. Détail important : Version harpe. Plutôt jubilatoire et pourtant sa peine s'apprête alors à être encore plus, encore mieux utilisée par les scénaristes, puisqu'ils la confronte au toujours à l'aise, au tellement empathique, au parfaitement sensible, à l'absolument dévoué, au terriblement préoccupé du bien-être des autres, oui, lui-même, le Dr. Sheldon Cooper. Leonard nous gratifie d'un bien bon 'Amy, toc toc, Amy, toc toc, Amy, toc toc', et le laisse en plan devant la porte de sa douce. Celui qui annonce dès le départ ne pas aimer les pleurs, réclame dans un premier temps un breuvage avant d'accepter les négociations d'une Amy certes déprimée, mais qui ne perd pas le nord pour autant : elle exprime, dans les termes les plus clairs qui soient, son envie de sexe. Les propositions de part et d'autres se resserrent et se terminent dans la conciliation du câlin. Le rapprochement de ces deux extraterrestres dans cet acte anodin, traité de manière si inédite, nous a transformé la scène en moment bien génial.

Dans un deuxième temps, alors que notre déprimée du jour noie son chagrin dans l'alcool (comme Penny lui a appris), Sheldon, qui a manqué la soirée qu'il avait dédié à la construction de son Étoile de la mort LEGO pour s'occuper d'Amy, vient pousser une bonne gueulante auprès de ses amis : 'Maîtrisez vos femmes' et précise à Leonard ,qui tente de se défiler : 'Tu as invité Penny à déjeuner il y a quatre ans, tout ce qui a un rapport avec elle, est de ta faute'. Guidées par les mecs, les filles prennent conscience d'avoir rejeter Amy et vont lui présenter leurs excuses. Réticente dans un premier temps et se comparant à la tumeur qu'elle est en train d'extraire du reste de cerveau qu'elle manipule dans son laboratoire, elle finit par sauter dans leurs bras, Penny redevient sa 'Bestie' et elle envisage très certainement à nouveau un programme dans lequel les trois filles pourraient se laver nues mutuellement, à partir du moment béni où Bernadette annonce qu'elle l'a choisie comme demoiselle d'honneur.

Big Bang Theory, avec ce 5X8, reste fidèle au 5X7, au 5X6, au 5X5, au 5X4, au 5X3, au 5X2, au 5X1 et parvient à établir l'effet inverse que cette conclusion doit avoir sur vous : du rire, de l'originalité, bien loin des lourdeurs dont font preuve tant de sitcoms après cinq années d'existence. Et puis, Amy a chanté...

16/20

lundi 7 novembre 2011

Big Bang Jeux

Le personnage mystère de la semaine !

Vous connaissez le principe : un indice par jour, une proposition par participant et par jour !

Indice 1 : Je fonctionne en duo !
Indice 2 : Je suis noire !

Exceptionnel ! Avec seulement deux indices, le personnage mystère pourtant recherché (c'est ce qui me semblait, du moins...) a été découvert. Il s'agissait bien de Kitt dans K2000 !


Un grand bravo à Dav qui remporte 6 points !

Merci à tous les autres pour votre participation !

Rendez-vous lundi prochain à 20 heures pour le prochain personnage mystère !

dimanche 6 novembre 2011

Fais pas ci, fais pas ça

Saison 2.


Afin de pouvoir enfin regarder le coffret DVD de la saison 3, il est temps pour moi de revenir sur mon visionnage plutôt lointain d’une saison 2 en dessous du niveau de la première.

Nous avons déjà eu ici même il me semble, et ailleurs c’est certain, le débat d’un éventuel fil rouge pour le remake américain de la série Modern Family. C’est ce qui a été fait dans la version française, par le biais d’un nouveau personnage, celui de la vieille voisine mystérieuse et désagréable interprétée par Anémone. Non seulement le personnage m’est antipathique, presque autant que ce qu’est devenue l’actrice dans ses différentes apparitions publiques ces dernières années, mais l’histoire en question est loin d’être une réussite. Les scénaristes ont voulu introduire un fil conducteur mêlant suspense et enquête rigolote. Pour se défaire d’un mari duquel elle est séparée mais pas divorcée, Mme Fernet se fait passer pour morte à cause d'un complot financier qu’elle a organisé avec M. Legendre, acquéreur de sa maison. Malheureusement pour elle, celui-ci finit par vouloir se débarrasser de la vieille. Cette situation ménera les deux familles à se retrouver enfermées dans une chambre froide par l’escroc en question, qui aimerait donc tous les voir mourir. Bien entendu, tout se termine bien et les méchants sont démasqués. J’ai trouvé toute cette partie plutôt loupée, et sa façon d’être abordée était mal définie. On passait du sérieux au burlesque. Le second degré était mal maîtrisé.

Ce reproche peut être fait dans sa globalité à la saison entière, car il semble qu’il y ait eu un choix d’ajouter une plus forte dose de comédie de situation. Quand Valérie imagine que Denis a une aventure, elle porte des lunettes noires toute la journée ; quand Renaud se tape une dépression, Fabienne le materne comme un enfant. C’est caricatural et ça m’a fait penser aux mauvais épisodes d’Une Famille Formidable, aux Vacances de l’amour ou pire, aux sitcoms du style Premiers Baisers.

Heureusement, Fais pas ci, Fais pas ça garde ses qualités, dont la première est de loin le rôle de Fabienne interprété par Valérie Bonneton. Son personnage est toujours aussi drôle, passant des crises de nerfs bien vulgaires comme j’aime, à des moments où elle se sent perdue, notamment par rapport à l’échec de sa vie professionnelle. Le talent de la comédienne est de doser parfaitement ses réactions aussi désemparée soit-elle. J’aime particulièrement quand elle est fière d’elle parce qu’elle pense qu’elle a fait une bonne blague. Ce rôle et même le duo qu’elle forme avec son mari tirent véritablement la série vers le haut et font presque toujours oublier les faiblesses de cette saison 2, la direction lourdingue que prend parfois le rôle de Denis, avec sa reconversion en chanteur ringard ou même le jeu des enfants, qui est parfois un peu faible.

Pour ce qui est des faits importants à retenir, en vrac : le jeune Lepic a réussi le défi d’avoir son bac, Valérie est enceinte, Fabienne a sauvé son mari de la dépression en lui obtenant secrètement le poste de numéro deux au sein de son entreprise (dans une super scène de piscine) et enfin cette dernière, conclut la saison avec le projet de devenir l’agent artistique de son nouvel ami Denis. Tout un programme !

En conclusion, les changements qui ont été apportés à la série par rapport à la saison une (arrêt du principe de documentaire, rapprochement des deux familles devenues amies ou flot de guests aussi inutiles qu’indigestes, allant d’Anémone à André Manoukian, en passant par Patrick Bruel, Pascal Légitimus ou Mathilda May) ont desservi une série dont la qualité principale provient des échanges familiaux. Pas de panique pour l’instant, on rigole toujours, en particulier dans le 2X1, très réussi !


14/20

samedi 5 novembre 2011

Once Upon a Time

Saison 1, épisode 2.


Once Upon a Time confirme la très bonne impression laissée par le pilote la semaine dernière.

En effet, la série parvient encore à cumuler une intrigue prenante et un univers marquant.

L'univers provient du monde duquel tous ces personnages ont été arrachés. Il est temps pour nous d'en savoir plus sur l'organisation pratique de cette malédiction noire. Dans ces préparatifs, on croise Maléfique, oui la Maléfique de la Belle au bois dormant, incarnée par Kristin Bauer, Pam dans True Blood. Amies de longue date certes, mais amies spéciales puisque les deux femmes n'hésitent pas à en venir aux mains ou plutôt aux pouvoirs parce que l'une veut dissuader l'autre d'aspirer toute leur atmosphère. Grâce aux dialogues de ce 1X2, nous apprenons également que les origines de cette haine envers Blanche Neige n'est pas gratuite et même clairement étudiée, puisque la sorcière le déclare clairement : 'Blanche Neige m'a arraché quelque chose'. Sa vengeance est donc nécessaire et primordiale. Pour ce qui est de l'aspect pratique que j'évoquais plus haut, quand il est développé, c'est un nouveau personnage qui est mis en lumière, celui d'un fou au visage dégueulasse, enfermé dans un trou à rats, suintant littéralement la crasse. Ce dernier a une carte à jouer quand la reine se trouve dans une impasse dont seul le mécréant peut la sortir. Elle désire savoir ce qui lui manque pour que la malédiction fonctionne et en échange de cette information cruciale, il exige une place de choix dans le monde qu'elle va fabriquer. Exaucé, il sera riche au point d'être propriétaire de la ville entière. Quant à la fameuse méthode manquante, elle n'est pas triste, puisque la sorcière, pour réaliser son plan diabolique, devra arracher le cœur de la seule personne qu'elle aime profondément, à savoir sa seule famille : son père. Certes émue, s'excusant volontiers, elle l'exécutera de sang froid. Ce personnage tellement 'reine du monde', cruelle et hautaine, vêtue de sa combinaison sexy, perchée sur ses hauts talons et faisant valdinguer cette énorme cape noire a carrément tout du bon méchant, qui parvient à rendre crédibles et excitants ces moments de rage.

Parallèlement dans notre monde, alors que le clocher de Storybrooke, qui n'avait plus bougé d'un millimètre depuis que la malédiction était en marche, reprend vie comme signe d'un espoir pointant à l'horizon, avec l'arrivée d'Emma dans le quotidien du jeune Henry. Ce dernier justement a du pain sur la planche dans cet épisode, puisqu'après avoir expliqué son 'Opération Cobra' à sa vraie mère et qui consiste à vaincre la méchante sorcière, est pris dans la tourmente de la bataille qui éclate entre les deux femmes de sa vie. Le maire de la ville fait arrêter Emma en lui donnant l'idée de voler le dossier psychiatrique de ce dernier. En réponse à cette mise en scène, Emma se rebiffe et tronçonne un arbre de son jardin privé. En fin de compte la reine pense avoir trouvé le meilleur moyen pour l'éliminer du paysage. Elle lui fait dire que cette histoire de conte de fée réel est une folie, alors que le petit Henry écoute à la porte. Et c'est que son plan a failli marcher. L'enfant est déçu mais la jeune femme sait trouver les mots justes pour remettre leur toute nouvelle relation sur le bon chemin. Elle annonce que si ce récit pourtant si difficile à croire est vrai, il n'y a qu'un seul moyen pour battre la reine : faire croire à l'ennemie qu'en aucun cas elle a du crédit. Henry trouve ça brillant et le duo est reformé.

Pour ce qui est du vieux fou qui a donné le tuyau du cœur arraché à la reine, il est bien présent dans cette ville comme prévu, c'est monsieur Gold. Un homme qui entretient des relations complexes avec la reine et nous comprenons vite pourquoi. C'est lui qui, il y a dix ans, lui a fourni Henry et surtout on comprend qu'il est un des rares personnages à se souvenir de son passé...

En conclusion, Once Upon a Time réussit, dans un bon épisode, à lâcher habilement de nouveaux mystères pour nous rendre addict à la série, tout en donnant de nouvelles informations et en créant des relations fortes.


15/20

vendredi 4 novembre 2011

American Horror Story

Saison 1, épisodes 1 à 3.


Si Once Upon a Time revisite les contes de notre enfance dans un univers obscur, la rentrée 2011 apporte également une nouvelle série flirtant carrément avec l'horreur...

Présenté comme un ovni télévisuel, il faut bien l'admettre, Ryan Murphy et Brad Falchuk, deux des créateurs et réalisateurs de Nip/Tuck et Glee possédant chacune, c'est vrai, un univers bien défini, réussissent leur pari une nouvelle fois en misant sur la véritable angoisse et les fantômes.

Attention, ne vous méprenez pas, nous ne sommes ni dans un remake de Chair de poule (et Dieu sait que je vénère Le Masque de Caroline en deux parties) ni dans les Contes d'une Crypte plutôt kitschouille et encore moins dans une boucherie de sang ne visant qu'à attirer les fans de découpage japonais métaleux ridicule. Ici, un véritable univers esthétique est créé. Avec ses décors, ses costumes, sa musique, la totalité du siècle qui est traversée et l'ambiance générale, uniquement au niveau de l'image, le jeu en vaut largement la chandelle. L'atmosphère glauque sans pour autant nous glacer le sang (et c'est tant mieux !) parvient à happer le téléspectateur en quelques minutes. Très vite, nous nous prenons une claque, nous rendant immédiatement compte que ce qu'on nous propose ici est inédit, original et captivant.

Le contour étant plaisant, l'intérieur se devait d'être à la hauteur. Chers amis, foncez ! C'est une réussite ! Comme dans The Walking Dead, on se retrouve complétement satisfait devant son écran en nous disant qu'on nous offre une super intrigue de cinéma et que celle-ci ne s'arrêtera pas au bout d'une heure trente. La comparaison avec le cinéma est en effet de rigueur, tant le scénario est béton. Vivien (Connie Britton), après une fausse couche et un adultère dont elle vient d'être victime et qu'elle tente, tant bien que mal, de pardonner à son mari Ben (Dylan McDermott), débarque avec ce dernier et leur fille adolescente, Violet (Taissa Farmiga), dans une nouvelle ville. Entre alors en jeu la star de la série : la maison. Une typique maison victorienne de 1922, construite à l'époque par le docteur Charles Montgomery, marié à Nora, une mondaine de la côte, très en vue, qui s'est retrouvé dans une relation qui ne le satisfait pas, devenant accro aux drogues et développant un complexe de Frankenstein. Au sous-sol, Nora lui fait venir Dorothy Hudson, puis onze autres femmes que le psychopathe peut faire passer sous son scalpel. Parmi les nombreux suspenses qui sont installés, on nous fait savoir que le paroxysme de sa terreur a eu lieu lors du 'grand final' de 1926. Ce que notre famille fraîchement débarquée ne sait pas encore, c'est donc que contrairement à ce que leur a révélé leur agent immobilier (interprétée par Christine Estabrook, connue pour son rôle de Martha Huber dans Desperate Housewives), il n'y a pas eu qu'un seul meurtre à l'intérieur de leur nouvelle acquisition... Au cours des trois premiers épisodes, nous faisons donc tour à tour connaissance avec les jumeaux tués dans la maison, puis Maria et Gladys qui occupaient à l'époque ce qui était un internat de jeunes filles, l'une noyée, l'autre poignardée ; ou en 1983, l'assassinat par balles d'un mari trompeur et de sa maitresse. Ces fantômes apparaissent et se manifestent ponctuellement. Ils semblent jouer un rôle déterminant et peuvent en tous les cas, toujours intervenir. Sont-ils la cause ou la conséquence de cette 'maison du meurtre' comme l'appellent les touristes ou les fanatiques qui s'en approchent ? L'intérêt et les mystères qui entourent ce lieu si atypique sont une force de poids et imposent, de la même manière que Lost a pu le faire avec son île, doutes et questionnements.

S'il faut parler des forces de American Horror Story, celle qui ne fait aucun doute est la distribution de personnages interprétés non seulement par des acteurs de grand talent qui habitent littéralement leurs personnages, mais aussi ceux-ci en eux-mêmes qui ont véritablement été travaillés et qui possèdent chacun une histoire intrigante. Les voisins tout d'abord, Constance est une bourgeoise froide, au sourire glacial, qui semble être une véritable bible de connaissances dissimulant ses intentions et son passé. Elle est incarnée par la charismatique Jessica Lange, parfaitement choisie, et affublée du maquillage, de la coiffure et des vêtements idéaux afin de la rendre intemporelle. Cette femme contrôle plusieurs autres personnages et semble être à la tête d'un groupe à ses ordres. Elle a d'ailleurs tué son propre mari et tiré une balle dans l'œil de sa jeune maîtresse. Quand elle offre un gâteau à sa jeune voisine Violet, elle demande à sa fille de cracher dedans et y ajoute un produit provoquant des vomissements. Pour les suspicions quant à son implication dans les différents événements malheureux qui gravitent autour de la famille arrivante, il y a cette phrase prononcée à Ben alors qu'il est en pleine crise de somnambulisme: 'Retournez vous coucher, ce n'est pas encore votre heure'. Constance a une fille trisomique qui a toujours été fascinée par cette maison si particulière. Ce personnage peut être des plus flippants car il s'introduit régulièrement, en pleine nuit, dans une demeure bondée de fantômes, que la jeune fille voit à chacune de ses visites. La relation entre les deux personnages est un mix vraiment intéressant, compliqué, original, dans laquelle la mère alterne les sourires hypocrites et les insultes, en passant par des punitions qui donnent la chair de poule. Elle l'enferme dans un placard rempli de miroirs du sol au plafond.


Pour parler du prochain personnage, il faut évoquer le métier du père de famille qui vient d'emménager dans cette fichue maison, Ben. Celui-ci est psy et tente de se faire une clientèle en recevant ses patients sur place, à son domicile, dans un bureau. L'un des premiers cas qu'il traite est celui de Tate, un jeune garçon très perturbé, violent. L'adolescent semble avoir un lien particulier avec Constance, peut-être sa mère, puisque cette dernière a avoué à Vivien, émue, qu'elle avait eu quatre enfants.
Trois 'mongoliens' ou 'dans ce goût-là', comme elle le dit, et un quatrième d'une beauté parfaite mais qui lui a été arraché. Le Tate en question, en traînant régulièrement chez son psy, finit par se rapprocher de la propre fille qui habite sur place, Violet. Ben, le découvrant, leur interdit cette relation qui devient secrète. La jeune fille, nouvelle à l'école, tombe sur une pétasse agressive ne vivant que pour Channel. Confiant cette affaire à son nouvel ami, celui-ci décide de lui donner un coup de main. Les choses ne se passent pas comme prévues et pendant sa mise en scène à la cave, à l'endroit même où les jumeaux des années 20 avaient été tués, la jeune fille que Violet voulait uniquement effrayer se retrouve blessée et traumatisée par une chose bien mystérieuse, que chacune peine à définir. Sa blessure sur la joue est en tous les cas bien profonde. En dehors de sa violence et de ses manifestations irréelles qui entourent le personnage, par le biais d'un dialogue avec Constance, un aveu nous est fait : il y a bien un but à cette thérapie, et l'objectif leur est commun, puisque tous deux mettent une priorité à ce que Ben continue de le traiter.

Arrive Larry Harvey, interprété par Denis O'Hare (vu récemment avec son rôle de Russel Edington dans True Blood), au visage ravagé par d'importantes brûlures et atteint d'un cancer du cerveau en phase terminale. Ce dernier n'a de cesse de suivre Ben en particulier au moment où ce dernier fait son jogging, pour le convaincre d'absolument quitter les lieux. Il raconte son histoire: il a lui aussi été habitant de cette maison, qui l'a rendu complètement fou au point de mettre le feu aux lits de ses propres filles de six et dix ans et de sa femme. Il déclare : 'Cette maison, c'est le Diable'. Quand l'ex-maîtresse de Ben refait surface dans le but de briser sa vie parce que ce dernier l'a récemment aidé à avorter en le cachant à sa femme, Larry apparaît et la tue à coups de pelle prétextant qu'il le fallait et enterrant le corps dans un jardin déjà bien fourni en cadavres. Ben se retrouve, après des jours à le rejeter, bien malgré lui, complice de meurtre.


Enfin, un personnage encore une fois ultra-mystérieux, celui de Moira, la gouvernante pour ainsi dire vendue avec la maison et ayant elle-même nettoyé les dernières scènes de crimes, au passé extrêmement flou et incarné par une actrice que les sériphiles de ma génération adorent : Frances Conroy, qui a été durant cinq ans l'extraordinaire Ruth Fisher de Six Feet Under. Sa diction si particulière, son physique qui l'est tout autant et son jeu intelligent, sont ici agrémentés d'un œil de verre, rendant son regard encore plus inquiétant. Deux choses essentielles la concernant : alors que pour les femmes elle est une vieille dame, loin d'être fraîche mais travailleuse, les hommes eux la perçoivent d'une toute autre manière. Dans leurs yeux, elle est une jeune soubrette aguicheuse prête à écarter les cuisses à la moindre occasion, sensuelle au possible et assoiffée de sexe. La deuxième chose est qu'elle a elle aussi un lien à part avec Constance. La femme de ménage qu'elle est pour Vivien et Ben, ou du moins la version jeune et allumeuse, était celle qui travaillait pour Constance et qui a couché jadis avec son mari. Lorsque Constance lui a tiré dessus, c'était dans l'œil ! Alors qui est-elle vraiment ? Morte depuis des décennies ? Ressuscitée par Constance ou la maison ? Elle semble elle-même piégée, voulant s'enfuir de cette 'vie', mais retenue contre son gré, protégeant tout de même son secret de multiples apparences.

Vous l'aurez compris, ces trois premiers épisodes sont d'une densité incroyable et nous présentent un couple qui d'heures en heures s'apprête à sombrer. Les placards qui s'ouvrent et les voisins si étranges qui se promènent à l'intérieur de leur maison hantée laissent place à un homme vêtu de noir qui engrosse notre héroïne, alors que celle-ci imagine assouvir le fantasme de son mari. Les fanatiques qui prennent Vivien et Violet en otage en tentant de reconstituer une ancienne scène de massacre leur ouvre les yeux, et ils savent désormais qu'il est temps de partir. Malheureusement des soucis bien contemporains, bien de chez nous, à savoir : le manque d'argent ne leur permet pas de quitter cet endroit en un clin d'œil. Il va falloir attendre, alors que les menaces se multiplient et que Ben manifeste de plus en plus d'absences avec des pertes de connaissance inexpliquées, pendant lesquelles pourtant sa vie semble continuer. Vivien a beau mettre la pression à son agent immobilier, la malédiction de cette maison semble irrévocable. S'en sortiront-ils ? Qui est et qui sera victime de qui ?

En conclusion, American Horror Story est le résultat d'un travail visuel et scénaristique épatant.


16/20

jeudi 3 novembre 2011

The Big Bang Theory

Saison 5, épisode 7.

L'épisode traditionnel d'Halloween, comme tout événement particulier dans la vie du Dr Sheldon Cooper, se passe forcément bizarrement pour notre plus grand plaisir.

Pour cette fête si populaire aux États-Unis, chaque sitcom y a droit tous les ans. En cette occasion, deux histoires.

Tout d'abord Leonard, qui rencontre Alice au magasin de BD et se met à flirter avec elle. Celle qui voulait échanger un comic book avec lui, pourrait se retrouver, et je cite le geek, 'à prendre sa propre voiture' uniquement parce que cette belle fille lui adresse la parole. On connaît Leonard, ses interactions avec le sexe opposé, surtout quand il est charmant, le mettent toujours en émoi. Comme le jeune homme a déjà une relation à distance avec Priya, la sœur de Raj, il est tiraillé. Ce ne sont pas les conseils de Penny qui l'arrangent. Il décide au bout du compte, mais après plusieurs baisers échangés, de ne pas aller plus loin et se voit, pour le coup, bien refoulé. A noter que la comédienne en question est Courtney Ford, la fille de Trinity dans Dexter durant la saison quatre : assez sympa en fin de compte de la revoir. Double mauvais coup pour lui puisque, le jour même, à vouloir soulager sa conscience auprès de son Hindoue, le retour de bâton fait mal. Celle-ci avoue avoir couché avec son ex et que par conséquent, ce petit écart n'est pas très grave. Notre cœur d'artichaut, vexé, mettra peut-être enfin un terme à cette relation et nous vaudra le plaisir de voir s'éclipser un personnage bien chiant, bien fade et bien inutile. Une exception pour Big Bang Theory.

Si nous suivons l'histoire de Leonard, c'est encore une fois Sheldon qui crève l'écran dans cet épisode. Et pour cause, il est amené à faire deux choses que Jim Parsons sait jouer à la perfection : la peur et l'obsession. Ses amis lui faisant une mise en scène d'Halloween qui le terrorise dans les couloirs de la faculté, celui-ci décide de se venger et comme il est beaucoup plus intelligent que tout le monde et qu'il aime d'ailleurs à le rappeler, il prépare ses propres farces. Malheureusement pour lui, s'il y a bien une chose que Sheldon n'a pas, c'est le mensonge et la comédie. Ses amis lisent immédiatement sur son front quand il prépare un mauvais coup. A tour de rôle, la boîte aux lettres piégée, le serpent dissimulé dans le tiroir du bureau et la main à décharge électrique sont de gros fiascos, qui nous permettent de bien rigoler. Heureusement pour lui, déguisé et caché dans le canapé, il parvient, avec une tête tellement impassible, à enfin mortifier son colocataire. Que ce Sheldon, ne lâchant jamais l'affaire, est drôle ! Bien joué Shelly !

Vous l'aurez compris, à épisode spécial, effets ordinaires et inchangés, le rire encore et toujours.

Dial + :
- Sheldon à Leonard, qui semble au plus mal : 'Je croyais que tu partais ?'
- Leonard : 'Oui, mais je n'arrive pas à me décider'
- Sheldon : 'Tu es inquiet parce que le monde est rempli de gros chiens et de tyrans ?'

15,5/20

mercredi 2 novembre 2011

Le sériphile du jour !

J'ai connu my Popa il y a bientôt 10 ans. Nous nous aimons fort du Télé Club Plus et avons beaucoup de points communs dont certains bien obscurs. Je lui laisse développer ceux qui sont avouables. Si ça ne vous plaît pas, pour sûr, nous n'aurons qu'un mot : "Garde à vous... Postier !"


1) Peut-on avoir une petite présentation rapide ?

Je m’appelle Jérémie, j’ai 27 ans et je lis ce blog régulièrement, en grand amateur de séries et en bon camarade de Steve ! J’habite en Vendée, viens de rentrer de 3 ans et demi d’aventure parisienne, et suis étudiant en Master dans le but de devenir professeur des écoles.


2) Entrons dans le vif du sujet, quel est ton premier souvenir de série télé ?

Ce sont mes souvenirs d’enfants, des choses que regardaient ma mère ou ma grand-mère chez qui j’allais pour les vacances. Il y a Côte Ouest qui passait l’après-midi et le dimanche, ainsi que Santa Barbara le soir. Ces séries me faisaient peur, parfois : remplies de folles alliées flippantes. A 4 ans, non merci ! Mais, c’est une confession que je fais à demi-mots pour ne pas passer pour une BIIIP. Je citerai aussi MacGyver, on a regardé ça souvent le soir en famille. Chez ma grand-mère, Wonder woman et ses transformations magiques, juste avant les dessins animés de la 5 et le goûter. Bien cool, et bien sûr pour moi cette femme existait vraiment.


3) De manière générale, quelles étaient tes séries préférées quand tu étais enfant et pourquoi ?

Quand j’ai eu 7 ans, les sitcoms d’AB ont été crées, et comme je regardais beaucoup le Club Dorothée, j’ai naturellement suivi. Je les regardais toutes : Hélène, Premiers baisers, Les Filles d’à côté sont les plus marquantes… Même les plus pourries (Le collège des cœurs brisés, suis mon regard), j’aimais sans me poser de questions, tant qu’il y avait la « caution Dorothée ». Je regardais aussi parfois La fête à la maison sur France 2, et encore je me demande quand : pendant les pubs de TF1 ? Il faudrait revenir en 1993, un jour.


4) Par la suite, vers quelles séries t'es-tu dirigé ?

Ado, j’ai beaucoup regardé les séries du matin sur « DKTV ». Je n’aimais pas tout, mais quand même Les maîtres des sortilèges et Les incroyables pouvoirs d’Alex ont accompagné mes tartines plusieurs étés. C’est aussi la période où Friends a débuté, je n’ai pas été scotché tout de suite et je me souviens ne plus avoir décroché à partir de la saison 4, où Ross prépare son mariage avec Emily. D’ailleurs, même si je les ai vues depuis, je n’apprécie pas vraiment les premières années. J’ai vu les dernières saisons sur des enregistrements VHS de Canal Jimmy qu’on se passait entre potes et qu’on regardait en VO les après-midis l’été. Je regardais aussi au début des années 2000 les séries de M6 dans « la trilogie du samedi » : Charmed, Roswell et Smallville. Pour chacune de ses séries, je n’ai pas vu la fin. Ce n’est qu’il y 4 ou 5 ans que je me suis mis à les consommer plus régulièrement, et en nombre, quand une nouvelle ère de séries US est apparue avec Desperate Housewives, Prison break ou Lost.


5) Aujourd'hui, quel genre de consommateur es-tu ? Par quels moyens suis-tu tes programmes ?

Je ne regarde pratiquement rien à la télévision et les séries occupent mes fins de soirées ou mes débuts de nuit, elles ont longtemps également été mes compagnes de train, que je ne prends plus beaucoup. Je suis celles que je préfère en fonction de leur diffusion en Amérique et j’en ai une autre en cours de route pour les moments les plus creux. J’aime alterner pour ne pas me lasser.


7) Quelles sont aujourd'hui tes 5 séries favorites ?

1) The Big Bang theory
2) Dexter
3) Desperate housewives
4) Engrenages
5) Modern family


8) As-tu des personnages qui t'ont marqué ou qui sortent tout simplement du lot ?

Des gens de mon top 5, sans aucun doute, c’est aussi pour cela que j’aime ces séries là. Dexter Morgan pour sa froideur et le développement de sa personnalité saison après saison. Sheldon Cooper dans The Big bang theory pour ses mimiques, son antipathie, ses peurs de tout et ses réactions incontrôlables ; j’aime aussi son pendant féminin Amy Farrah Fowler qui le complète à merveille. Je suis fan absolu de Valérie Bonneton et de son rôle dans Fais pas ci fais pas ça, et j’aime en général les femmes qui hurlent dès qu’elles parlent dans les séries. Dans les séries terminées, je garde beaucoup d’affection pour Betty, Mark et Amanda de Ugly Betty qui fonctionnaient bien ensemble et faisaient souvent mouche. J’ai toujours préféré Rachel aux autres Friends, je ne sais pas pourquoi, sans doute une question de débit de parole et de chevelure. Enfin, les personnages principaux de Six feet under m’ont tous touché, charmé, ému par leur humanité et la sobre mise en scène de leur vie tout au long des 5 saisons de la série.


9) Sans trop en révéler, as-tu des épisodes en particulier qui restent inoubliables ?

Six feet under justement, et spécialement la toute dernière scène, qui dégage une émotion que j’ai rarement rencontrée dans les séries et qui m’a fait découvrir la chanson « Breathe me » de Sia, une de mes préférées. Dans Lost, la fin de Boone était très marquante dans la saison 1 car c’était l’un des premiers héros que l’on perdait, je n’y croyais pas. Autre épisode, celui de la saison 4 où on comprend que Jin et Sun se croisent dans le flashforward mais qu’ils sont finalement « séparés ». Dans Desperate, les épisodes catastrophe des saison 3 et 4 (prise d’otage et tornade) restent des grands moments, tout comme la fin de la saison 4 de Dexter et la scène dans la salle de bain. Dans Alias également, gros choc lorsque l’ont nous annonce que Vaughn n’est plus ! Bref, les épisodes tristes sont souvent plus marquants pour moi, on dirait bien ! Je pourrais continuer longtemps… Sinon, dans Premiers baisers, épisode inoubliable quand les Jumelles ont collé tous les personnages avec de la « méga gloue ». J’en ris encore (un peu).


10) Au contraire, as-tu connu de grosses déceptions ?

Ce sont les conclusions de séries qui peuvent constituer des déceptions pour moi. Dans ce registre, Buffy (et toute sa dernière saison) ne m’a pas époustouflé, sans grand relief et pas fidèle au reste de la série. J’ai adoré une comédie de Canal+, Mes enfants chéris, dont la fin de saison 2 laisse penser qu’une suite sera tournée : on attend toujours ! La conclusion de Lost (et toute la dernière saison) m’a également laissé pantois, tant de questions posées, de pistes développées, … et un téléspectateur perdu au final ! Même chose pour Prison break, partie en live à partir de la saison 3 pour se perdre et mourir dans un complot incompréhensible… Dommage.


Enfin, un mini-portrait chinois adapté :
Si tu étais un personnage, tu serais : Sheldon Cooper, plus cynique tu meurs !
Si tu étais un générique, tu serais : Côte Ouest, le long du grand pacifique, les vagues… Côte Ouest, tes palaaaaces blabla…
Si tu étais une chanson, tu serais : Jérémie, de Najoua Belizel.
Si tu étais un film, tu serais : Tatie Danielle.
Si tu étais un acteur ou une actrice, tu serais : Michael C Hall qui est passé de moche à sex symbol en 3 ans – Audrey Fleurot de Engrenages pour sa grande classe.
Et le clin d'œil obligatoire ici :
Si tu étais une chanson de Dorothée tu serais : Docteur.
Si tu étais un dessin animé de l'époque Dorothée, tu serais : Sous le signe des mousquetaires ! (Ou Sophie et Virginie, pour en citer un qui passait chez Dorothée).


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