samedi 22 septembre 2012

Les nouvelles comédies de 2012 – Partie 1

J'ai testé et classé les pilotes des nouvelles séries comiques de la rentrée 2012 !

Au vu de cette première vague, rien d'exceptionnel du côté américain. Ce sont les anglais qui m'offre pour l'heure le meilleur !


7 – Gates


Gates raconte le quotidien d'une école : enfants, parents, profs et direction. Le charme anglais ne sauve pas la lourdeur des situations. Trop cloisonnés, trop caricaturaux, les personnages sont pour la plupart exaspérants. Dans n'importe quelle série, les parents obsédés par leurs mioches ont tendance à me gaver (Parenthood, hellooo!), mais ici, il n'est question de rien d'autre. Miss Hunter est un peu drôle parce que c'est une prof nonchalante, qui arrive avec la gueule de bois à la rentrée. Idem pour le directeur dépassé par les événements, mais l'un comme l'autre sont éclipsés par les préoccupations de débiles mentaux des autres parents d'élèves (mention spéciale à Mia, véritable tête à claques) ou la transparence du couple vedette. Gates, au revoir !  5/20


6 - Animal Practice


Le pilote sent le four assuré. Animal Practice offre à Justin Kirk, qui a été pendant 8 ans Andy dans Weeds, sa propre série. Présenté comme un grand véto aux méthodes peu orthodoxes, il s'avère en fin de compte que les animaux ne sont qu'un prétexte à une histoire d'amour difficile avec la nouvelle propriétaire des lieux, Dorothy. Qu'on soit clair : Justin Kirk a un vrai talent comique, mais il a été parasité par les dernières années de Weeds où sa lourdeur était assez pesante. Le virage attendu n'y est pas. Au final, on rit bien peu dans ce pilote et ce n'est pas le rôle de l'effroyable Betsy qui sauvera le docteur George Coleman du naufrage. 8/20


5 - Guys With Kids


Moi qui ai passé l'été avec Baby Daddy et Men At Work, je les mélange, j'y ajoute mes souvenirs de sitcom basique du style Cosby Show (géniale à l'époque) et j'obtiens Guys with Kids. Chris est père célibataire et serait un Ted Mosby, sorti d'How I met your Mother, pour l'instant moins chiant et avec un gosse. Le personnage va partir à la conquête d'une nouvelle mère et les fameux « dates » risquent de prendre beaucoup de place, rien de transcendant donc. Pour retrouver le salon des Huxtable, c'est du côté de Gary qu'il faut se tourner. Pas parce qu'il est noir, ni parce que sa femme Marny, interprétée par Tempestt Bledsoe était Vanessa dans le Cosby Show (plaisir à la revoir, au passage), mais pour l'ambiance survoltée de ces parents submergés par leurs 150 enfants. Résultat sympathique, mais qui peut vite devenir rébarbatif. Le meilleur personnage est Nick, sorte de Barney Stinson ayant fusionné avec Chandler Bing. Bonne référence donc, drôle, en plus il boit du Capri comme moi, mais représentatif du défaut principal de la série : un manque d'originalité certain. Pour ce qui est des vannes, plusieurs sont bonnes. On lorgne du côté des films entre mecs, genre Very Bad Trip, mais les bons sentiments risquent bien de prendre le dessus. Si le planning nous le permet, Guys with Kids peut donc se regarder. Si ce n'est pas le cas, tant pis. 12/20


4 - Ben and Kate


Les enfants sont plus que jamais présents pour cette rentrée. Ici, c'est Kate, jouée par Dakota Johnson, qui est maman d'une petite Maddie et comme Manny dans Modern Family, Shania dans The New Normal ou encore Max dans Parenthood, malgré leur âge, la mode est à la maturité précoce. La fillette en question reste cela dit secondaire puisqu'ici, il est question des retrouvailles entre une sœur et son boulet de frère, Ben, interprété par Nat Faxon. Exubérant, bruyant, bavard, envahissant, sa venue ne va pas passer inaperçu. En dehors de l'humour plutôt sympa, la série montre dès le pilote qu'elle souhaite aussi développer plus de profondeur, à l'inverse de Guys with kids. Les scénaristes parviennent à ajouter du beau. Lancement imparfait, mais agréable. 13/20


2 - The New Normal


Ryan Murphy à qui l'on doit American Horror Story, Glee et surtout Nip Tuck, se lance dans la pure comédie et bien entendu, elle n'est pas banale. Un couple gay veut fonder une famille. Andrew Rannells incarne la version folle, touchant et fun (il connait la rubéole parce qu'il regarde La Petite Maison dans la Prairie, demande à avoir un enfant qui ne pleure pas) alors que Justin Bartha défend la sobriété. Le couple choisit Goldie, déjà mère et tout juste cocue pour porter leur futur bébé. Grâce à elle est introduit l'un des meilleurs personnages : sa mère, une républicaine envahissante aux avis tranchés, violente dans le propos et donc très drôle. Elle estime par exemple que les lesbiennes sont juste des hommes moches ou n'hésite pas à surnommer une chinoise : Hello Kitty. J'aime. Le pilote est également imparfait mais le couple fonctionne et la série a clairement un très bon potentiel. 14/20


2 - Go On


Pour ceux qui ne me connaissent pas, sachez que comme beaucoup je voue un culte sans bornes à toute l'équipe de Friends. La trajectoire des acteurs depuis 2004 n'est pas sans failles, en particulier pour Matthew Perry. Cet énième retour serait-il enfin le bon ? Je le souhaite parce que Chandler Bing était mon mec préféré et que l'acteur a un réel talent. Au vu du pilote, ce n'est pas encore l'Amérique, mais on a de l'espoir puisque oui le premier épisode de Go On est drôle ! Matthew y interprète Ryan King, veuf, contraint de participer à un groupe de parole pour surmonter son deuil. 10 séances sont prévues et j'avoue qu'elles me semblent bien nombreuses. Comprenez ce synopsis a-t-il la matière suffisante pour durer ? En général, je ne suis pas fan des univers trop restreint en terme de comédie. Autant rester plus général et se laisser le loisir de développer des univers différents. Le deuil risque de devenir un boulet à tirer. En tout les cas, pour ce premier épisode, j'adhère toujours autant à la façon de jouer de ce Perry, en particulier quand il est outré ou apeuré par les gens qui l'entourent. Le reste du casting est justement réussi et passe de l'humour à l'émotion sans problème. A suivre... 14/20


1 - Bad Education


Pour cette première partie de visionnages des comédies 2012, ce sont les anglais qui figurent en haut du classement. Une preuve supplémentaire de la place grandissante qu'ils prennent dans le monde des séries. Le synopsis : Les tribulations du pire prof que le système éducatif anglais ait jamais connu... - n'est pas très révélateur. Tout le plaisir provient du héros principal, Alfie Wickens, incarné par Jack Whitehall, professeur qui a l'air d'être un élève, un peu looser, se présentant avec la gueule de bois, se faisant raquetter ses chaussures par la kaïra de l'école, racontant ses problèmes en classe et se prenant des claques. Sa façon d'être mi-nonchalante mi-débile est vraiment drôle. Les rôles des adolescents sont aussi bien trouvés. Nous avons la nympho, prête à niquer son prof, le mec en fauteuil qui obtient le rôle d'un tank quand il est question de reconstitution historique, l'intello de service qui n'arrive pas se faire entendre, le gay efféminé, la tête de turc alliée d'Alfie et une ribambelle de jeunes, s'exprimant un peu comme dans la génialissime Misfits. Le premier épisode n'est pas le meilleur, je n'accroche pas vraiment au rôle du principal, mais en résumé, Bad Education, c'est du bon ! 15/20 


Bientôt, d'autres nouveautés... 

jeudi 20 septembre 2012

Breaking Bad

Saison 5 – Partie 1 – Episodes 1 à 8 :


C'est la première fois que je parle de Breaking Bad sur Big Bang Séries, alors pour que les choses soient claires : Breaking Bad est ma série préférée ! Plus les saisons passent et plus je suis mordu. Vince Gilligan a créé une bombe. Une bombe à retardement, le rythme y est essentiel. On est loin de Buffy ou 24, géniales mais rapides. Le charme incomparable de Breaking Bad est difficilement descriptible, il vous prend entièrement, en profondeur et toujours en nuance.

A l'été 2013, Breaking Bad proposera la deuxième partie de sa saison 5 et se conclura, il sera alors temps d'en venir au bilan, mais pour l'heure, concentrons-nous sur cette cuvée 2012. Ce qui me plaît le plus dans Breaking Bad, c'est certainement la folie dans laquelle nous sommes entraînés. Déjà, la réalisation est folle, mais c'est l'évolution de son personnage principal, Walter White, qui est la plus hallucinante. Gentil professeur frustré de banlieue, atteint d'un cancer, sombrant du côté obscur avec le prétexte moral de ne pas laisser sa famille dans le besoin, il se révèle aujourd'hui être le plus gros salopard que la télé n'ait jamais connu. Amorcé depuis fort longtemps, le virage à 180° a dû être atteint durant la saison 4. Walter a assassiné Gus, le patron des patrons, au niveau du deal organisé, avec un stratagème des plus grandioses. Pour arriver à ses fins, il va jusqu'à empoisonner un enfant... La personne que nous avons connue en 2008 n'existe plus ! C'est ce contraste qui est si fort, même déstabilisant. Walter a le champ libre, il a soif de pouvoir, toutes les manipulations sont permises, en particulier quand il est question de sentiments. En venir à détester son personnage principal, difficile de trouver plus inédit ! C'est grandiose !

A l'inverse, il y a l'évolution du personnage de Jesse. L'ancien étudiant de Walter - éternel paumé, racaille parce qu'il n'a pas pu être autre chose - était le jeune looser, qui avait un orteil dans la délinquance. C'était lui le bad guy. Il était bien sûr l'inverse d'une caricature parce que son bon fond a toujours été présent. Il a depuis continué à sombrer, car fragile, mais sa conscience se développe jusqu'à le torturer. Aujourd'hui, il est plus que jamais le bon. Un « bon » imparfait certes, mais réellement préoccupé par ses actions. La distance qu'il prend avec Walter est d'autant plus révélatrice. De la même façon que Breaking Bad est la meilleure série qui soit, Aaron Paul, qui incarne Jesse est à mon sens le meilleur acteur qui soit. Drôle quand le texte ou la situation le permet, c'est dans le désespoir que son talent prend toute sa mesure. Cet acteur sait transmettre les émotions, fait complètement oublier les artifices pour servir son histoire. J'espère qu'il comptera parmi les acteurs de demain. Touchant, brillant et bluffant, BITCH !

Quant à l'histoire de cette première partie de saison 5, elle réagit immédiatement au final de l'année dernière. Le personnage de Gus (que je vénérais) ayant disparu, Walter va enfin pouvoir prendre le pouvoir. L'événement majeur sera le meurtre de Mike par l'ancien prof de chimie. Mike était un personnage très fort, ultime survivant ou encore actif de la team Los Pollos, son regard sur Jesse et Walter, tout en nuance, était, sans dire un mot, complètement juste. Je ne sais pas s'il avait fini par prendre Walter au sérieux, mais il savait que sa soif de pouvoir deviendrait sans limites. Voyant que Jesse n'était qu'un gosse perdu, il a voulu s'extraire avec lui. Anticipant si souvent, cette fois, il tombe, Walter gagne encore, tue encore. Toute cette destruction atteint pour moi son apogée dans le rapport qu'il entretient avec sa femme. Sans jamais la frapper, il la détruit et l'use psychologiquement. J'imagine que les téléspectatrices qui perçoivent la situation de la même façon que moi, doivent trouver les scènes en question d'autant plus insupportables. Certainement parce qu'on sait quel mari il était et parce qu'aujourd'hui, dans sa maison, il n'en est plus aux mensonges, il assume et ce contraste est incroyable. La peur de Skyler prend aux tripes, mais ce qui frappe le plus, c'est son incapacité à réagir, l'oppression. Pour ce qui est des manipulations qui ne sont plus de mise dans son couple, elles sont réservées à sa couverture bien sûr (géniale, cette année avec les maisons recouvertes), mais surtout à son beau-frère et ami, Hank. Il l'utilise plus que jamais, notamment aux moyens de micros dissimulés dans son bureau. Je me répète, mais c'est absolument hallucinant d'assister à ses coups de vice. Sa capacité à manipuler existe depuis fort longtemps, mais c'est aujourd'hui quelqu'un qui se joue de ses proches et qui n'a aucun soucis à pleurer sur commande pour obtenir ce qu'il désire. Dernière ligne droite de la série oblige, le vent s'apprête à tourner... En guise de conclusion pour cette première partie, Hank, qui est tout de même un flic de fou, ouvre les yeux sur Walter White ! La suite s'annonce grandiose. A la différence de Dexter, pour qui le secret est aussi un élément central et qui vient aussi d'être découvert, dans Breaking Bad, on sait que tout est possible ! Si on en vient à imaginer, différentes possibilités peuvent m'exciter. Je pense que le héros de la série ne s'en sortira pas. J'attends les duels finals avec une immense impatience ! Relevons tout de même que, même si rien n'est immuable : cette découverte par Hank a lieu au moment où Walt, incroyable, semblait vouloir raccrocher...

Breaking Bad pour cette saison 5 a été comme d'habitude, absolument et parfaitement grandiose !


18/20

dimanche 2 septembre 2012

Political Animals, c'est fini !


Normal, nous sommes dans une mini-série d’été et c’est à déplorer.

Political Animals raconte, façon Hillary Clinton, la vie politique et surtout familiale des Barrish. Elaine, l’ex-première dame devenue Secrétaire d'Etat, s'efforce de garder sa famille unie alors qu'il lui faut constamment affronter des crises au sein du département d'Etat. Elle trouve heureusement une improbable alliée en la personne de Susan Berg, une journaliste qui n'a cessé de s'en prendre à elle tout au long de sa carrière.

Le point le plus positif de la série est qu’elle est portée par une actrice incroyable : Sigourney Weaver. Comme Glenn Close, il y a quelques années avec Damages, ce genre de tête d’affiche est un cadeau.

Le reste du casting, moins connu forcément, n’en est pas moins réussi. Elaine Barrish a deux fils. En caricaturant un peu, celui à qui tout réussit, au moins en apparence, travaille avec sa mère et fait de son mieux pour maintenir ses vies à flot : Doug, interprété par Jimmy Wolk. Son opposé : T.J, incarné par Sebastian Stan, ici, homosexuel drogué, cohabitant difficilement avec ses démons et gérant bien mal la vie publique. S’ajoutent, le pas tout à fait ex-mari mais bien ex-président chouchou des Etats-Unis, Bud Hammond, joué par Ciarán Hinds et Susan Berg, journaliste arriviste en pleine réflexion sur son parcours, tenue par Carla Gugin. Le petit plus me concernant provient du président actuel campé par Adrian Pasdar, oui, l’ex-homme volant d’Heroes. Sa participation n’est pas énorme en nombre de scènes, mais son charisme ne fait, une fois de plus, aucun doute.

Pour ce qui est du scénario, toute ma pensée se recoupe en une seule : trop court, trop court, trop court ! USA Network s’est planté en ne commandant que 6 épisodes. Ces personnages et cette histoire avaient la matière suffisante pour créer une véritable saga. Doug, le fils prodige trompe sa femme secrètement boulimique avec la journaliste, qui intègre complètement la famille dans le dernier épisode, mais se marie. Ni la maladie de la jeune femme ni la trahison ne sont exploitées jusqu’au bout. T.J, qui a failli mourir d’une tentative de suicide, puis d’une overdose, revient à peine chez lui, va débuter sa lutte. Encore une fois, un parcours intéressant qui a de quoi être développé. Bien sûr, le point, qui pouvait être le plus captivant, c’est la carrière d’Elaine. Le président actuel, certainement mort, la tourmente débute, la consécration est palpable…

Quel dommage de s’être trompé de format, Political Animals avait quelque chose de Brothers and Sisters et j’aurais volontiers suivi la vie de tous ces personnages intéressants, sur le long terme… Comme la série n’a pas fonctionné, il est fort probable que le chapitre des Barrish soit définitivement clos !

15,5/20

jeudi 30 août 2012

Top 12 des séries comiques de la saison 2011/2012


Deux points importants avant d'établir le top 12 subjectif des meilleures séries comiques de la saison 2011/2012 :

Il s'agit en réalité des séries à exclure du top.

Tout d'abord, sont donc écartées les séries que j'apprécie mais pour lesquelles je n'ai pas encore vu la dernière saison. Sont concernées : Californication, Community, Cougar Town, Fais pas ci, fais pas ça et Hung. Je pense qu'elles seront classées l'année prochaine (sauf Hung, vu que c'est terminé).

Ensuite, il y a les séries exclues car même si elles me font beaucoup rire, elles sont aussi dramatiques. Je pense aux excellentes Bunheads et Girls qui auraient, sans cette mise à l'écart, leur place dans le top 5 (Californication serait aussi dans cette section d'inclassables, en fin de compte).

Passons aux choses sérieuses...

12 – Workingirls – Saison 1


Pour ouvrir ce classement, la France est représentée par Workingirls, format presque court, nouveauté de Canal +. La série raconte le quotidien déjanté des différents postes occupés par des femmes à l'intérieur d'une grande entreprise. L'ambiance est clairement loufoque, irréelle. Les personnages le sont tout autant. A la fois atout et défaut selon la femme en question. Si l'on suit Karine, la responsable toujours de mauvaise humeur et désagréable, j'adore ! Si l'on se penche sur les deux standardistes glandeuses, revues dernièrement dans le spot de rentrée pour Canal, j'aime moins, trop têtes à claques. Si un épisode laisse trop de place à Nathalie, la mère de famille insupportable qui ne parle que de ses gosses et qui est particulièrement dégueulasse quand elle pisse devant tout le monde, j'ai envie de me barrer. Même conséquence sur moi pour la plupart des interventions de Déborah, la nympho de service. Pour ceux qui n'ont pas vu, il s'agit donc dans le cas présent d'un humour plutôt extrême puisqu'il est question d'une belle jeune fille, qui laisse sa libido agir librement, explicitement en se frottant aux mecs, mimant des fellations à la première occasion ou en s'enfournant divers objets quand l'envie lui prend. Sa première intervention de ce style n'est pas chose courante donc elle peut amuser, mais la répétition de ces situations lasse très rapidement. Heureusement la série a une autre force, un personnage de looseuse, championne toute catégorie, qui n'est pas sans rappeler le jeu de la si géniale Marina Foïs à l'époque des Robins des bois. Hélène, puisque c'est d'elle dont il s'agit, n'a pas d'amis, pas de vraie vie, elle est transparente, brutalisée et la prestation de son interprète, Blanche Gardin est un régal pour les yeux, un jeu vraiment hilarant.
Le scénario n'a pas grande importance, il s'agit plus d'un ensemble de sketchs collés bout à bout, mais on s'en contente. Au passage, un détail m'insupporte : chaque personnage garde tout au long de la saison, la même tenue, nul ! Le final, quant à lui, va à nouveau trop loin et loupe sa sortie. En résumé, très bon et très mauvais se côtoient dans la série, mais sa durée courte n'a pas le temps de nous encroûter. Workingirls a été renouvelée et rien que pour Hélène, c'est une bonne nouvelle !

11 – Baby Daddy – Saison 1


Comme j'ai vu très peu d'épisodes de Raising Hope (ce, sans raison particulière), je n'ai pas été rebuté par ce pitch presque dérobé. Ben, qui vit avec son meilleur pote, Tucker, et son grand-frère, Danny, a les préoccupations encore adolescentes de son âge : les filles, les sorties, est occupé par son boulot de barman jusqu'à ce qu'une ex refasse surface et lui offre sa propre fille dont il ignorait évidemment l'existence jusqu'ici : Emma. Après le choc de la surprise, il décide de l'élever. S'ajoutent les coups de main de la meilleure amie secrètement éprise (elle-même ne sachant pas que l'autre frère est amoureux d'elle – cercle classique) et la mère des garçons, Bonnie. Bonnie est un plutôt bon personnage, à mi-chemin entre la maman poule et la cougar, morte de faim. Son caractère bien trempé, qui tient ses deux garçons, les recadre, tire la série vers le haut. Le point le plus positif de la série me concernant est bien sûr la présence de Jean-Luc Bilodeau dans le rôle titre. Ex-fils Trager dans une de mes séries chouchou, Kyle XY, je suis ravi de le retrouver. Son personnage est plutôt fun et l'acteur se débrouille bien. Pour ce qui est du programme en lui-même, il n'a franchement rien de révolutionnaire, tout n'est pas drôle, les rires sont bruyants et on se croirait parfois revenu à l'époque de Sauvés par le gong ou de Une nounou d'enfer. Je ne sais pas vraiment d'où me vient la comparaison, peut-être pour le côté très brut des vannes, mais après tout j'adorais ces séries dans les années 90. Alors, même si elle est légère et n'apporte rien de nouveau, ces 20 minutes par semaine peuvent être agréables, comme à l'époque où ce genre entourait le« 6 minutes » d'M6. Renouvelée, nous retrouverons l'équipe, au moins pour une saison 2.


 10 – How I Met Your Mother – Saison 7


Je devrais plutôt évoquer « le cas How I Met Your Mother ». A la mi-saison alors qu'elle a semble-t-il plu à une partie du public, de mon côté, comme souvent ces dernières années, elle me sortait parfois littéralement par les yeux. Certains épisodes étaient de véritables plaies où même Barney n'arrivait pas à faire oublier les caricatures qu'étaient devenus ses quatre amis (j'entends certains réclamaient, alors oui, Barney est aussi parfois une caricature de lui-même, mais il reste tout de même pour moi, le personnage drôle de la série). Toujours est-il qu'à mon goût, cette première partie de saison était ce qu'il y avait eu de pire depuis le début de la série, l'humour et les scénarios stagnant au plus bas et m’énervant très souvent. Et là, après une pause de quelques mois, la seconde partie (toujours en contradiction avec une majorité de fans) a redressé la barre. J'ai aimé le très bon générique transformé de l'épisode 14. Même si sur le papier, Ted qui redéclare sa flamme à Robin a tout pour m’énerver, j'ai finalement trouvé le rendu sincère, touchant et crédible. Robin ne veut pas de Ted, la page doit se tourner. La véritable amitié était bien montrée également avec Marshall qui prie Robin de quitter l'appartement car Ted ne lui demandera jamais, mais qu'il le faut. J'ai trouvé toutes ces scènes efficaces et elles collent vraiment à ce qu'on peut vivre dans de telles circonstances. Un nouveau personnage a apporté un petit vent d'air frais, d'autant plus que l'ex-mulet du Dr House dégage enfin. C'est Quinn, interprétée par la magnifique Becki Newton, connue notamment pour son rôle d'Amanda dans Ugly Betty. Cette dernière est stripteaseuse et devient le nouvel amour de Barney. Leur duo fonctionne parfaitement et j'ai adoré le plan machiavélique que le tout nouveau couple a monté pour se moquer des quatre autres. Beaux, drôles et sournois, tout ce que j'aime ! Évidemment, ne nous enflammons pas, bien des choses restent irritables, avec en tête de liste le manque de vraie ligne directrice : cette « mother » inexistante, les blagues et schémas se répétant encore et toujours et le summum, cette fin ! Si vous l'avez vue, je suppose que l’identité de la mariée vous a défrisé autant que moi. En une seconde, on balaie toute la logique qui s'était installée. Ces scénaristes n'envisagent pas un cliffhanger légèrement plus cohérent ? Il semblerait que non... En bref, par habitude, pour les moments agréables, mettons How I Met your mother dans un top 10, aussi un peu pour ce qu'elle a été (et pour Barney bien sûr.) Mais c'est la dernière fois.


9 – Men at Work – Saison 1


J'aime l'idée de la série entre mecs. Moins geek que Big Bang Theory c'est certain, moins drôle, ça ne fait aucun doute, mais l'alchimie entre ces 4 personnages travaillant ensemble dans un bureau, au sein d'un magazine prend plutôt bien. Si aucun ne tire véritablement son épingle du jeu, ce sont les interactions entre eux qui sont la force de la série. Milo, qui fait office de rôle un peu plus principal, est attachant dans son comportement plutôt nonchalant et son parcours amoureux chaotique. Des retrouvailles ont lieu pour moi avec le sympathique Michael Cassidy (un temps concurrent direct de Seth Cohen dans Newport beach) qui interprète le beau gosse de la bande, Tyler ; et aussi avec Adam Bush (ennemi juré de Willow dans la formidable saison 6 de Buffy contre les vampires) qui incarne ici le geek de service, Neal. Geek certes, mais vivant tout de même en couple. Seul Gibbs, sans être problématique pour autant, a certainement un petit peu moins de saveur que les autres. Mon personnage favori est Milo et la série est plutôt agréable à suivre, sans prise de tête. Également renouvelée pour l'été 2013, j'en serai !


8 - Don't Trust the Bitch in Apartment 23 – Saison 1


A partir de cette huitième place, les fous rires deviennent plus importants. Dans Don't trust the bitch in apartment 23, deux éléments font la drôlerie de la série. Tout d'abord, ce qui marche bien souvent dans les sitcoms, c'est l'opposition forcée et régulière entre deux personnages. Ici, il s'agit de la petite blonde naïve, toute gentille, douce et un peu niaise, qui débarque en ville et qui voit sa vie s'effondrer quand son beau rêve de mariage idéal se casse la gueule. Cocue, elle n'a plus le choix, June - puisque c'est d'elle dont il s'agit - largue son mec et commence une nouvelle vie avec une colocataire venue d'ailleurs, Chloé. Interprétée par la charismatique Kristen Ritter, Chloé aime boire, faire la fête, provoquer, se balader à poil, dire tout ce qu'elle pense et n'aime pas la gentillesse et la niaiserie. Elle entraîne sa nouvelle camarade dans son univers. Cet univers est notamment composé de son pote de débauche. Le pote en question est justement le second élément génial de la série, il s'agit de James Van Der Beek qui joue son propre rôle. Star déchue depuis l'arrêt de la série Dawson dont il était le héros mondial, James a gardé ce comportement de star, sauf qu'aujourd'hui, sa carrière est misérable. Il lui reste les avantages de sa célébrité d'antan, qui se résume surtout aux nombres de filles, anciennes téléspectatrices, tombant en pâmoison devant leur idole de jeunesse et écartant volontiers les cuisses. L'acteur en profite, en crevard qu'il est, et sa moralité est proche de celle de Chloé, un petit régal. La première saison est trop courte, mais j'aime l'idée de retrouver de nouvelles aventures dès le 23 octobre prochain. 


 7 – New Girl – Saison 1


Comparativement avec Don't trust the bitch in apartment 23, New Girl m'a peut-être moins fait rire, mais en saison bien plus longue, elle en devient plus attachante. La série présente aussi des personnages à l'intérêt limité, tels que Nick ou Cece, peut même tomber dans l'ennuyeux à travers Winston. Cependant la prestation de Zooey Deschanel en tant que Jess, « new girl » en question, rattrape. La jeune fille paumée, fraîchement larguée par son copain, atterrit dans ce nouvel appartement de mecs et tente d'y imposer son style étrange. Parfois décontenancée face aux habitudes de cette bande d'hommes célibataires, elle parvient vite à devenir l'élément central de leur vie. Il faut dire qu'elle a le charme et la personnalité étrange qu'il faut pour plaire. Jess chante beaucoup, agace, suit des logiques bien à elle, mais sait aussi écouter et rafraîchir ces mecs pas toujours si « mecs » que ça. Son parcours amoureux dans l'appartement amène deux personnages sympa, au rythme de ses aventures : Dermot Mulroney (marquant en meilleur ami de Julia Roberts dans Le mariage de mon meilleur ami) et surtout Justin Long, dans le rôle de Paul, formant un couple génial avec Jess. J'étais vraiment sous le charme et donc déçu de l'arrêt brutal de leur binôme. Il faut dire qu'on le sent très vite, un jour ou l'autre, la réunion avec Nick aura lieu. L'autre atout coup de cœur de la série est le personnage de Schmidt. Un peu obsessionnel, un peu métrosexuel, maniaque, grand coureur, mais vite très amoureux, ses répliques font partie des meilleures de la série. L'acteur transpire vraiment le naturel et la spontanéité. L'effet de bande s'organise et il y a même un esprit de clan familial qui finit par se créer et parvenir à ce genre d'ambiance est toujours un gage de qualité. New Girl n'est pas parfaite, n'atteint pas le niveau des débuts de séries devenues cultes par la suite, mais elle montre son potentiel et parvient la plupart du temps à nous faire passer un moment bien agréable. Il faut dire que Zooey est franchement douée ! 


6 – Episodes – Saison 2

J'ai l'impression que la série n'a pas convaincu tout le monde, mais de mon côté, je l'adore. Alors c'est vrai que le début de saison était un peu mou du genou, mais vite, on retrouve des personnages qui font franchement marrer. J'aime ce couple de british, loin de leur pays dans cet univers impitoyable de la télé avec lequel il est parfois difficile de s'adapter, encore plus lorsqu'on perd son couple. Beverly et Sean étaient mieux ensemble que séparés, mais leur côté coincé m'éclate. L'identification est aussi souvent possible, en particulier quand ils ne comprennent pas les réactions superficielles des Américains du monde du showbizz. Matt le Blanc bien sûr reste vraiment ce « Friends », dont je ne me lasse pas. Je le retrouve avec plus de nuances que dans la saison une, plus fragile il faut dire par les situations qu'il traverse. Je ne peux qu'être admiratif de ce rôle, pas vraiment rôle en fin de compte. Comme James Van Der Beek dans Don't trust the bitch in apartment 23, je trouve la démarche courageuse. Alors quand le résultat est réussi, consécration de vie, on se retrouve sixième, malgré les défauts, dans le top 12 de Big Bang Séries ! Pour finir, j'aimerais mettre en avant un personnage qui me fait mourir de rire avec sa tête et ses expressions qui n'existent tellement pas. Il s'agit d'un membre de l'équipe de production qui intervient très peu, j'ai même oublié son nom, mais sa caractéristique est de ne répondre qu'avec une tête de désabusée constipée, qui me fait tellement rire que j'étais obligé de la citer. Tant que nous sommes dans les détails, j'aimerais aussi préciser que l'un de mes plus gros fous rires de la saison 2011/2012 provient d'Episodes. Beaucoup ne connaîtront pas, la plupart n'auront pas relevé, tous seront soulés par cette fin de paragraphe, mais une trace de cette scène qui m'a tout de même fait mettre pause pour pouvoir sortir mon rire gras pendant plusieurs minutes, devait être laissée. Il s'agit du dernier épisode : Lapidus est face à Carol, se met à pleurer. Un son d'un autre monde sort de sa bouche, en même temps que ses larmes, et sa maîtresse fait alors une tête tellement géniale d'incrédulité, que ça a fait ma soirée. Voilà... Bon... Je pense que si vous n'avez pas encore découvert Episodes, ce commentaire de choc a dû vous convaincre à mort. Moi, je veux la revoir, en tout cas, c'est déjà ça.


5 - Modern Family – Saison 3

La cinquième position est une sacrément bonne place, mais j'avoue que ce bilan pour Modern Family serait presque décevant. En effet, si j'avais établi un tel classement il y a deux ans, le remake américain de Fais pas ci, fais pas ça aurait pour sûr atteint la seconde place. Il faut dire qu'à l'époque, je ne connaissais pas les comédies placées en position 2, 3 et 4. Même si je trouve ces 3 séries en question plus drôles, il faut reconnaître une petite baisse de régime à Modern Family. Le plaisir à la suivre est toujours là, ça ne fait aucun doute, mais certaines situations comme Cameron et sa passion pour les déguisements de clown étaient bien lourdingues. J'avoue que ce ressenti général ne s'appuie pas sur un grand nombre d'exemples. Il ne me reste quelques mois plus tard pas grand-chose des scénarios. Une chose est sûre, le casting de Modern Family reste au top niveau et en dehors de quelques séquences parasites, chaque épisode est drôle, Phil, formidable. L'info importante à retenir est la grossesse surprise de Gloria. Je n'aurais pas choisi cette direction, mais je suis tout de même persuadé qu'elle apportera de grands moments. Les méthodes d'éducation de la Colombienne sont tout de même en opposition totale avec celle de Jay. Début des festivités, le 26 septembre. Vivement !


4 - Les Lascars – Saison 1

Ouiii, rien que de penser à la série, j'ai le sourire aux lèvres. Véritable coup de cœur pour cette bande de potes qui, encore dans l'adolescence, ont l'opportunité de vivre ensemble sans parents dans un appartement de la cité. Liberté, délires et conneries sont au rendez-vous ! S'il y a bien une série cette année qui respire la fraîcheur, c'est celle-ci. L'humour est génial, proche des dialogues entre vrais mecs. Mais surtout, l'écriture des personnages et le jeu des acteurs est parfait ! La série de Canal a non seulement déniché un scénario aux vannes bétons, mais aussi un casting des plus réussis. Il est impossible pour moi de choisir un personnage préféré, je les aime tous. Bon, il est évident que je ne pourrais pas vivre avec Polo, mais à suivre, il est un vrai régal. Il se rapprocherait un peu du géniallisime Nathan dans Misfits, version lascar bien sûr. Mytho, toujours dans les mauvais coups, pseudo bad guy, souvent tout pourave, il n'en est pas moins délirant. Malik, pur beau gosse, qui ne vit que pour trouver l'amour, obsédé par son corps, la bombasse du groupe nique beaucoup, mais galère pour aller plus loin. Son bon fond et sa relation avec Barkette font partie des aspects que je préfère. Malik, le héros principal, celui à qui on doit cette nouvelle vie est toujours partagé. Il veut reconquérir son ex, mais ne crache pas sur les autres meufs du coin (même si c'est une cousine), il aimerait faire carrière dans la littérature, mais n'écrit quasi rien, il aime faire le con avec ses potes, mais doit recadrer à l'occasion pour organiser le quotidien et payer le loyer. Ce que je préfère chez lui, c'est son rire franchement communicatif. J'ai annoncé ne pas pouvoir différencier ou classer les différents rôles de la série, mais peut-être que ce serait tout de même Barkette ! Déjà ce surnom, franchement, c'est pas le meilleur qui soit ? Le reste est tout aussi réjouissant. Le mec est black, imposant, mais c'est un bébé. Véritable geek, du tee-shirt aux ordinateurs en passant par le cinéma et surtout à ses multiples références, Barkette est un mec qu'on ne peut que kiffer. La remarque est d'ailleurs applicable au groupe entier. Dès le générique, on trouve ces mecs, malgré leur lâcheté ou leur cinéma, absolument trop cool ! Des barres de rire à chaque épisode, n'hésitez pas une seconde à découvrir Lascars. La saison 1 existe en DVD depuis ce mois-ci ! La vie de moi ! ^^
Ils ont plus de chance de passer par ici que Sarah Michelle Gellar et Lisa Kudrow, alors à tout hasard, un grand merci et un énorme bravo aux créateurs de Lascars, à son réalisateur et à Alexandre Achdjian, Pablo Pauli, Issa Doumbia et Nassim Si Ahmed, à qui je souhaite de continuer la série bien longtemps et plus encore !


3 – 2 Broke Girls – Saison 1

Nous voici sur le podium avec une nouveauté de la saison 2011 : 2 Broke Girls ! Comme j'avais déjà fait le bilan de cette première excellente saison ici-même, je ne recommencerai pas pour ce classement. Si toutefois vous n'avez pas lu le billet en question (et c'est très mal), sachez que cette sitcom basique, à savoir, petit groupe d'acteurs, décors immuables, rire du public, qui raconte comme dans Don't Trust the Bitch in Apartment 23, le nouveau quotidien de deux colocataires serveuses que tout oppose, l'écriture et les répliques assassines et/ou remplies de second degré, de références géniales en font une réussite totale. Le rôle de Max en particulier, tenu par Kat Dennings est une révélation. Tellement crue comme il faut, tellement pas fille, tellement drôle face à la richesse (passée) de sa nouvelle princesse de copine, je n'ai qu'une seule chose à dire : I really fucking love it ! ^^


2 – Parks and Recreation – Saison 4

(Soupir). Comment décrire le bien-être que me procure Parks and Recreation ? Déjà, en lui accordant la deuxième place des meilleures séries comiques de la saison 2011/2012. Pour que ce soit dit, la seconde partie de cette saison 4 est un peu moins bonne que tout le reste et si j'avais pu classer les saisons 1 à 3 et demi, il y a de fortes chances que mon numéro un eût été détrôné. La fin de saison était malheureusement, avec cette campagne politique, légèrement en dessous du reste. Bon, c'est dit, ça m'a même énervé de l'écrire parce que même quand Parks and Recreation est moins bonne, elle reste hilarante et au-dessus de la mêlée. Le quotidien des employés du département des parcs et loisirs de Pawnee nous fait vivre des moments absolument formidables. Le postulat de départ, en particulier grâce à l'équipe de télévision qui suit les aventures de ces fonctionnaires hors normes, permet, grâce à un casting de haut niveau et à une écriture des plus intelligentes, de toujours être dans la nuance, le regard. Etre drôle avec autant de subtilité est un pari fou, mais clairement gagné. C'est la première fois que je parle de cette série phénoménale sur Big Bang Séries et j'aimerais faire passer le message de la passion que j'ai pour Parks and Recreation. Pour vous donner une idée, il y a peu, pour m'amuser, j'ai refait mon top 100 de personnages de séries préférés (oui, l'amusement est un concept relatif...). Sachez que sur 8 personnages principaux, 6 et demi y étaient présents. Ça vous fait une belle jambe ? Mais enfin, ne savez-vous pas l'importance d'un tel classement ?! Admettez la rareté d'un tel exploit ! Chaque personnage est génial parce qu'ignorant, faussement cool, né d'humeur massacrante, victime de cruautés verbales à mourir de rire... Leslie, Tom, Ron, Ann, April, Chris, Andy, Ben, je vous aime ! S'ils étaient tous en face de moi, je les embrasserais tous comme du bon pain et ils détesteraient ça. Alors, je dénigrerais Jerry et ils adoreraient ça ! Vivement le 11 septembre, Leslie me manque trop !


1 – The Big Bang Theory – Saison 5


Numéro un, toujours ! Tou-toujours ! Mon cher Sheldon reste le meilleur du monde entier. Il m'a cette année encore régalé. S'il pouvait être ici et quitter sa place de canapé, il vous le dirait lui-même : cette place est la sienne, un point c'est tout !
Pour le reste, en dehors du fait que l'équipe reste toujours au top dans l'humour, la scène finale d'Howard dans l'espace avec ces mains qui se serrent était grandiose. S'ils se mettent à ajouter de l'émotion, The Big Bang Theory risque même de devenir mon drama préféré devant Breaking Bad !

jeudi 5 juillet 2012

Weeds – Un retour décevant ?

Saison 8, épisode 1
  
! Attention spoilers ! Ce billet dévoile des éléments de l'intrigue !


Nous avions quitté les Botwin sur un cliffhanger assez fou, puisqu'en pleine accalmie, alors qu'elle déjeune en famille, il semblait bien que Nancy se faisait tirer dessus...

En effet, pas de mauvaise blague scénaristique, la cible est bel et bien atteinte. La panique est alors comme toujours dans Weeds atténuée par l'humour et le sarcasme. Nancy, recouverte de sang au milieu de son jardin est touchée à la tête mais parle, rit et divague. C'est drôle mais déconcertant, aussi. Dans l'ambulance, l'héroïne finit par fermer les yeux et se taire...

Commencent alors l'attente portant sur son état de santé et sur la fameuse identité du sniper. Cette salle d'attente n'est pas franchement à la hauteur. A tour de rôle, des voisins retraités posent des questions, Shane et Silas établissent la longue liste de suspects potentiels , Doug, en porc qu'il est, tripote les seins de Nancy, toujours plongée dans le comas (classe !), Jil et Andy s'envoient en l'air avant que ce dernier ne se confie à un rabbin dans un dialogue franchement lourd portant sur la religion...

Heureusement, dans les dernières minutes de l'épisode, la réponse attendue arrive : qui a tiré sur Nancy ? Il s'agit bien d'un ennemi du passé mais un ennemi insoupçonné, un de ceux que l'on pourrait qualifier de dommage collatéral au parcours de la dealeuse d'Agrestic : le fils de Peter, l'agent de la DEA que Nancy avait épousé en saison 2 pour couvrir ses secrets et qui avait été tué. Les quelques secondes de flashbacks nous rappellent le désespoir de l'enfant qui avait perdu son père. Le choix du vengeur est bon car on ne s’y attendait pas et c’est agréable d’être surpris avec un acteur connu enfant, aujourd’hui ado rancunier et donc transformé. On imagine le parcours, on le comprend et l’histoire tient la route.

En conclusion, nous avons eu notre réponse attendue, mais le reste, pour le season premiere d’une ultime saison - d’autant que l’héroïne principale est tout de même à moitié morte - aurait dû être d’un niveau bien plus haut. L’excitation était pourtant là et le nouveau générique-bilan sur fond de « Little boxes » laissait présager le top du top. Au final, on est content de les retrouver, mais c’est déjà tout. La saison peut encore réserver du mieux, car ce 8X1 ne laisse aucun indice quant à la suite. Espérons que les scénaristes, eux, savent vers quoi ils se dirigent… Les Botwin le méritent ! 

12,5/20

mercredi 4 juillet 2012

The Newsroom - Pilote

Pas de spoilers ! Ce billet ne dévoile aucun élément de l'intrigue !


Aaron Sorkin, à qui l'on doit entre autres A la maison blanche mais aussi l'écriture de films aussi jubilatoires que The Social Network ou Le Stratège, propose en cet été 2012 de nous faire entrer dans les coulisses d'un journal télévisé.

Comme je n'ai jamais vu A la maison blanche (mais l'intégrale DVD trône), je ne peux comparer ou du moins aligner la série aux créations cinématographiques de Sorkin. Pour ce que j'en ai vu, le réalisateur nous invite à regarder par le trou de la serrure et ça fonctionne ! Dans ses œuvres, c'est notre curiosité qui est appâtée. Tout à coup, nous avons accès à ce qu'il se passe derrière le rideau, nous avons le droit d'écouter et de voir ce qu'on ne nous montre jamais : les décisions politiques et secrètes du président des Etats-Unis, l'élaboration d'un réseau social mondial révolutionnaire, la mise en place d'une tactique sportive triomphante liée aux mathématiques... et aujourd'hui, dans The Newsroom, on entre dans une rédaction sous haute tension. Attention, s'il est question de curiosité, elle est mêlée à la fascination car les personnages que nous suivons chez Sorkin ont ce point commun : ils ont au mieux un destin incroyable, au pire une intelligence au-dessus de la moyenne. Cette fascination est alors souvent multipliée par la grande exposition publique de ces hommes et femmes. Suivre des personnalités d'exception dans un cadre dynamique et stressant serait le fil d'Ariane qui réunirait les différents scénarios de l'auteur.

Si d'habitude les médias face à un empire ont toujours tenu un rôle important parce qu'ils apportaient l'opposition attendue et la critique en tant que masse extérieure mettant des bâtons dans les roues d'une stratégie que nous suivions alors uniquement du côté des politiques, des inventeurs, des coachs sportifs, des créateurs et qui peinaient justement à éviter ces pièges médiatiques, Sorkin retourne désormais le jeu et nous positionne du côté de ceux qui réalisent l'actualité, qui la choisissent, la dénoncent, la dissimulent ou la critiquent. Le parcours est logique et excitant.

Au niveau de ce 1X1, on entre donc en immersion mais la machine est loin d'être huilée comme elle devrait. Au contraire. Le présentateur vedette, Will McAvoy (incarné par le très bon Jeff Daniels) est en pleine controverse suite à des propos tenus en direct remettant en cause le rêve américain. Alors que son équipe a déserté, il se voit attribuer une nouvelle productrice exécutive, Mackenzie MacHale (interprétée par la non moins talentueuse Emily Mortimer) avec laquelle il a passé commun et tumultueux...

L'urgence est omniprésente, l'excitation monte, des décisions à la portée mondiale sont prises, les dialogues fusent et l'antenne est là. Moins réaliste que dans  la vraie organisation journalistique télévisuelle où malgré les états de crise, j'imagine qu'une rédaction travaille légèrement moins « à l'arrache », le résultat est tout de même assez captivant. Prenant, ça ne fait aucun doute, pour peu qu'on adore l'univers de la télévision.

Enfin, bon à savoir : du côté coulisses des coulisses, aux States, la série fait quelques remous. Je ne veux pas prendre le rôle du benêt révolutionnaire au rabais, mais j'ai du mal à penser que les critiques ne sont pas juste émises par des Américains un brun trop chauvins et un peu trop habitués à être vendus comme étant la nation la plus irréprochable qui soit.



The Newsroom a tout d'une grande série en devenir ! Vivement la suite !

17/20

mardi 3 juillet 2012

Girls - Saison 1

Pas de spoilers ! Ce billet ne dévoile aucun élément de l'intrigue ! 

Girls, créée et interprétée par Lena Dunham a déjà fait couler beaucoup d'encre. Il était temps que je participe à la mouvance !

Mouvance méritée par la qualité assez folle de ce qu'on nous propose. Mouvance lourdingue quand il s'agit de polémiquer entre autres sur le manque de diversité raciale à l'image. Vos gueules !

Mais, commençons par le commencement. Synopsis :

Girls est une série qui suit la vie d'un groupe d'amies ayant la vingtaine et qui vivent leur vie à New York. Les principaux aspects du personnage principal ont été inspirés par certaines expériences de Dunham.

Très bien. A ce moment, on peut se dire que Sex and the City a pondu une copie ou qu'on proposera la série à notre petite cousine de 13 ans, qui adore les chevaux et/ou les poneys et qui n'écoute certainement plus Justin Bieber, depuis, genre 6 à 8 mois facile quoi ! Ce serait bien con et ce serait zapper un élément essentiel, parce que déjà, l'histoire nous est envoyée depuis la planète HBO et ensuite, la série nous est envoyée depuis la planète HBO ! Oui, deux fois. Game of thrones, née sur cette même chaîne, nous a montré qu'un cheval et/ou un poney d'HBO, on ne le coiffe pas, on lui coupe la tête. Je m'égare avec ces histoires d'équitation adolescente. Le but est de vous montrer, si vous ne connaissez pas Girls et que vous n'êtes vous-même pas une Girl de la life : Non, Girls n'est pas cul-cul, vous pouvez regarder !

Anti-gnangnan, au contraire, vous serez servis. Girls a tout dans cette première saison, si distribuée correctement pour devenir emblématique et réunir une génération. Nous. Vous savez ces jeunes qui, bientôt, entreront moins dans cette appellation de « jeunes », mais qui continuent de s'asseoir par terre, en grandissant à reculons, à un âge où nos parents, eux, avaient déjà 150 ans d'expérience professionnelle et à un âge où nos grands-parents avaient, eux, déjà 150 enfants et essayaient de survivre entre deux guerres. Facebook et l'Iphone étaient placés plus bas dans leurs priorités de vie... Enfin, je suppute.

Heureusement, pas de drames dans Girls. Enfin si, nos drames à nous : les amitiés bancales, les prises de tête, les galères avec les parents, le flou artistique au niveau professionnel et l'amour bien sûr. L'amour en fond mais le sexe au premier plan. L'une est vierge à 22 ans, l'autre s'emmerde dans son couple mais ne veut pas rompre parce que c'est comme ça, on le sait bien, et notre héroïne, elle, a un copain de sexe. S'il y a bien une expression que nos grands-parents de récession, auraient encore moins compris que « follow moi », c'est bien le « copain de sexe ». Et pourtant, on est comme ça, aujourd'hui, on ne s'engage plus mais on doit quand même baiser. C'est plutôt cool qu'une série raconte tout ça, non ? Ce qui est génial, et même si j'adore Skins, c'est que le réalisme est toujours présent, mais on ne se retrouve ni dans une fête permanente ni au contraire dans un documentaire un peu chiant. On y voit pas mal notre jeunesse encore proche avec la dose d'humour et de péripéties qu'il faut pour nous distraire dans une première saison franchement épatante, intelligente, provocante et drôle, drôle, drôle! 


Faites par et pour des gens comme « nous », regardez Girls !

17/20