mardi 7 septembre 2010

24

Saison 7 - Seconde partie


Cette avant dernière saison aura été celle de Tony Almeida. Qui est-il vraiment ? On nous l’a d’abord présenté comme « méchant ». Persuadé qu’il travaillait sous couverture alors que le doute commençait à s’installer, on nous contente à mi saison : Ouf Tony est toujours du côté des bons. Re patatra : En réalité, Tony jouait double jeu, il aide Galvès à s’échapper, vole l’arme biologique et tue des innocents. Plus de doutes possibles, nous ne sommes pas dans un soap et cet homme œuvrant avec la cellule anti terroriste d’années en années, abîmé par la mort brutale de sa femme veut sa revanche. Raisonnement des plus crétins, certes, le scénario aura eu par le biais de ce revirement de situation le mérite d’étonner le spectateur. La confrontation finale entre Jack et lui est bien légère. Sa fin, encore pire. Tony est simplement arrêté sans étonnement particulier. Ce final est d’ailleurs de manière générale plutôt tranquille. La fille de la présidente est arrêtée comme Tony, Jack sera soigné par Kim alors que Renée s’apprête à interroger Alan Wilson qui semble être le grand manitou ayant orchestré la mort de Palmer, les dérives du président Logan, le meurtre de Michelle etc etc. Dérapera t-elle ? Jusqu’ou ira-t-elle dans la torture, elle qui n’était que droiture et procédure ?

Cette saison aura aussi été l’occasion de retrouver Kim. Si elle a souvent été l’un des personnages les plus stupides du monde, elle n’a pas été en reste pour cette numéro 7. Kim a eu besoin des 24 épisodes et que Jack ait déjà un pied dans la tombe pour envisager de le remercier des 150 fois où il lui a sauvé la vie et enfin tenter quelque chose. En dehors de sa rancune aussi injustifiée que puérile, je dois avouer que Kim fait des progrès. Etant la jeune fille la plus poissarde d’Américaine, elle se retrouve à nouveau prise en otage. Le cougar veille. Prévenue par téléphone qu’elle est observée, elle doit continuer à se comporter normalement. J’ai eu très peur qu’elle soit à nouveau mauvaise, pleine de transpiration et adoptant un comportement étrange. Pas du tout, elle joue la sympathie, la niaiserie, montre des photos de sa fille et noie parfaitement le poisson. Evidement, dans la scène suivante, sa nature revient au galop, elle n’a plus de batterie à son téléphone, poursuit un terroriste sans même ramasser une arme, manque de brûler vive mais sauve la situation. Kim évolue, qu’on se le dise !

En résumé, j’ai aimé cette saison même si plus découpée que d’habitude et même si j’ai une préférence pour sa première partie. Les scénaristes ont mêlé la nouveauté (Tony en ennemi), les surprises (retour de personnages emblématiques), de nouveaux acteurs très doués (Renée, La présidente Taylor) mais beaucoup de codes répétés. Si la prise d’otages à la maison blanche par exemple a parfaitement fonctionné sur moi, elle entre tout de même dans un schéma des plus classiques pour 24. Sachant que saison 8 il y aura, la mort éventuelle de Jack infectée par ce pathogène ne pouvait passionner outre mesure… La fin palpitante du dernier épisode n’y était pas et c’est une première.

Comme toujours, il n’y a guère de véritables soucis avec 24. La série est gage de qualité et d’action. 8 sera un bon chiffre, j’attends une saison qui m’étonnera d’avantage peut-être, conclura une série au personnage en passe de devenir culte. Je sors d’un visionnage agréable comme toujours avec ce Jack qui aime tant sauver les gens dans les bus…


Note pour cette seconde partie : 16/20

jeudi 2 septembre 2010

Weeds

Saison 6, épisode 2


Après le départ en catastrophe lors du premier épisode de la saison, le second, logiquement, continue d’introduire l’histoire. Si l’on imagine aisément que le troisième servira à planter le nouveau décor, ici c’est l’organisation de la famille désormais fugitive qui est à l’ordre du jour. Première étape : changement d’identité.

L’épisode est passé comme un éclair. A défaut d’être passionnant, il aura été nécessaire. Deux petites scènes apportent vaguement un plus. Silas hésite à rester, ne souhaite pas spécialement balancer sa vie en un clin d’œil mais comme il n’a ni amis, ni famille, décide de ne pas quitter la meute. Shane, quant à lui, en aucun cas perturbé par son meurtre a droit à ce qui aurait pu être la grosse crise attendue de sa chère mère. En réalité, Nancy lui explique avec des arguments pas vraiment persuasifs que tuer une femme avec un maillet c’est mal. Certes.

Le club des 5 s’achète donc de nouveaux papiers. Oui, 5. Nancy explique à ce propos, l’air de rien, sa chance et celles des scénaristes, le nouveau bébé dort tout le temps. Ca tombe bien, les histoires d’enfants n’intéressent personne. Nos nouveaux héros sont donc désormais Shawn, Randy, Nathalie, Avi et Mike Newman.

En fin d’épisode, alors qu’il tentait depuis un moment de joindre la mère de son tout nouveau né par téléphone, Esteban est interrogé par les enquêteurs qui sont en charges de l’affaire du meurtre de la piscine. S’il se tait, en revanche, il décide coûte que coûte de retrouver Nancy et surtout son fils.

Si nouvelle Nathalie proclame la future normalité des Newman, la détermination du politicien/ganster ajouté à l’illégalité quotidienne dans laquelle se prépare à vivre la famille devraient être les principaux obstacles à cette tranquillité espérée dont on sait déjà – et heureusement - qu’elle n’est que fantasme et de toute les manières dans Weeds, irréalisable.

Allez, une maison, une occupation à tous et la saison sera sur les rails, prête à vivre de ses surprises.


14,5/20

mardi 10 août 2010

Weeds

Saison 6, épisode 1


Avec une semaine d’avance, grâce à internet, Weeds fait sa rentrée. Choquant son public en fin de saison 5, Shane est bel et bien le meurtrier de cette effrontée de Pillar.Quelle attitude adopte la famille? Et bien, comme d’habitude. Guidée par Nancy, elle fait comme ça vient. Il ne fallait pas s’attendre à un rythme chamboulé, à un ton différent. Sous le choc, Nancy réagit à sa manière en refermant la piscine, bousillant la caméra de surveillance et pliant bagage. Chaussures, enfants et Lupita sous le bras, le road trip commence. Weeds n’a finalement pas besoin d’énormément de rebondissements. Le coup de maillet exécuté, chaque acteur donne ce qu’il a, un texte drôle sans exagération et un décalage complet avec la situation dramatique du moment. Shane ressemble de plus en plus à un psychopathe, voir à l’enfant du malin et je dois dire que ces mélanges de caractères sont un régal. Ici, pas d’hystérie ni de panique, juste des regards fuyants, perdus et déconcertés. Cette façon de voir le monde et accessoirement cette manière de jouer m’ont parfaitement lancé la saison. Les scénaristes ont eu l’intelligence de ne pas tomber dans la dramaturgie et effectivement cet épisode quasiment en temps réel regorge de simplicité, laissant les grandes discussions pour plus tard. Nancy devra naturellement prendre les choses en main si elle ne veut pas retrouver son fils en guest star dans Dexter comme nouveau tueur dégénéré mais pour l’heure, je me réjouis de voir que la meneuse - bien qu’atypique - de cette bonne troupe est à nouveau Nancy Botwin, herself !



15,5/20

lundi 9 août 2010

Dexter

Saison 4, épisodes 6 à 12


4.O6 :
Observer Trinity à sa table ou dans sa chorale ne suffit plus à Dexter. Il est temps pour lui de s’immerger en sympathisant avec sa future victime. Arthur porte donc le masque de la perfection américaine mais Trinity déborde parfois. Ce nouveau schéma n’a rien d’original puisque on retrouve ici, la technique basique de Dexter : Jouer l’amitié avant de trancher. Nous n’en sommes qu’à la mi-saison et je redoute alors que cette comédie ne dure trop longtemps. Les à côtés n’aident pas le scénario puisque Rita casse les couilles avec Dexter qui n’a pas rendu son appartement ou parce qu’il ne s’exprime pas assez. Résultat : Tous en thérapie, comme à Wisteria Lane. En dehors du fait qu’on y retrouve la géniale Lise de Nip Tuck, ces scènes sont emmerdantes au possible.
10,5/20

4.07 :
Episode bordélique à souhait. On joue du regard ambiguë à tire la rigaud entre Trinity et Dexter, entre Dexter et Quinn qui nous refont l’époque Doakes sans que personne n’y croit vraiment. Dexter s’occupe du camping des matelots, il cherche des passions pour les enfants tandis que Debra enquête toujours sur les poules de son feu père. Laguerta et Batista doivent rompre parce qu’à 40 ans, avoir une relation chez les flics, c’est interdit… Que c’est passionnant ! Arrive l’histoire du jour, un meurtre de mannequin qui entraînera enfin quelque chose: Dexter a tué la mauvaise personne, un innocent ! C’est déjà vu mais c’est mieux que le reste !
9,5/20

4.08 :
A ce moment précis de la saison, on se dit que Trinity va intégrer le casting de la série à temps complet. Dexter passe tout son temps avec lui, ayant 160 occasions de le découper, il n’en sera rien. Pourquoi ? Pour ne pas passer plus de temps à la maison avec sa niaise et son nouvel enfant inutile ? Peut-être. Rita, heureuse de la tresse profite des absences de son mari pour se trouver son Ken. Ce nouveau Ken est un très bon Ken, il fait le foufou avec un poisson mort, amuse les enfants, joue de la mèche et sème le trouble dans le tout petit cerveau de Rita. Quinn et sa journaliste tête d’ampoule voudraient nous captiver à coups de trahisons mais ça ne fonctionne pas. Petite lueur d’espoir en fin d’épisode : Dexter va peut-être enfin découper Trinity et les scénaristes vont nous surprendre en rompant leur rythme, relançant l’intrigue ailleurs. Non ! Second espoir : Trinity va se suicider en sautant de cet immeuble et les scénaristes vont nous surprendre en rompant leur rythme, relançant l’intrigue ailleurs. Non ! A cet instant précis, on a la certitude que Trinity finira sur la table de Dexter dans les dernières minutes du dernier épisode ! Décevant !
10/20

4.09 :
Ah il était temps qu’un bon épisode arrive. Dexter, toujours incrusté dans la vie de Trinity, s’aperçoit qu’il torture sa femme et ses deux enfants au quotidien, leur impose des règles drastiques, les frappe et règne en maître. Tournant autour du pot depuis maintenant 9 épisodes, il réagit enfin mais s’oublie puisqu’il manque d’éventrer le père Trinity devant 3 témoins. L’ayant menacé, leur relation feinte est enfin sur le point de changer.
Du côté de Rita, c’est la débandade, après s’être fait soulever du sol au plan de travail par son Ken parce que la cruche se brûle le doigt, un baiser est échangé ! Avant toute chose, j’aimerais demander à mes très nombreux lecteurs de par le monde de faire un exercice avec moi : Imaginer votre mère avec un Ken dans une cuisine, celle-ci se brûle légèrement la main, là, cet homme, bien que Ken potentiel, reste tout de même relativement un inconnu, se met à soulever votre maman par les hanches pour l’asseoir sur l’établi et lui mettre de la glace sur sa rougeur. Tout le monde se rend alors bien compte que cette chose n’existe pas, Rita n’a pas 3 ans. Vous me direz, ce n’est qu’un détail mais un détail qui mérite tout de même un coup de poing dans la nuque. L’ambiance tendue du Thanksgiving de chez Trinity m’a fait passer un très bon moment conclu par un cliffhanger sympathique : L’ampoule suceuse journaliste Christine a un lien avec Trinity, elle est sa fille…
15/20


4.10 :
On sait dorénavant que le cycle criminel de Trinity tourne à quatre victimes et non trois comme Lundy le supposait. Ainsi, l’ouverture du quatuor est toujours lancée par le kidnapping d’un enfant de 10 ans. Dexter, sur le coup, essaye par tous les moyens de retrouver le petit Scott. Après plusieurs jours, enfermé dans une cave, alors qu’il est sur le point de se faire bétonner, Dexter sauve l’enfant in extremis. Le rythme de début est bon et comme dans un épisode d’Esprits Criminels, on palpite face à une course contre la montre bien menée. Parallèlement, Debra interroge la paparazzi en jupon. L’interrogatoire n’est pas concluant, l’ampoule est agaçante au possible mais le fait est là : on veut en savoir plus. Pour protéger son meurtrier de père qu’elle a découvert très jeune, elle a manipulé la presse, a tiré sur Debra et Lundy et s’est incrustée en complice d’unTrinity qui ne voulait pas d’elle ! V’là le niveau de l’ampoule !
13/20

4.11 :
Ce dernier jet de la saison après un milieu bien moyen devient très bon. La chose qui a fonctionné à merveille dans cet épisode est sa fin. Trinity qui recherchait d’abord Dexter sous son pseudo retrouve sa trace et pénètre dans les locaux de la police. Cette scène est jubilatoire, ce mélange du mal, intelligent, provocant, malin, pervers dans ce décor où on ne l’imaginait pas un instant a été un grand moment. Grand moment, meilleur moment de la saison puisque mort de Lundy mise à part, c’est la première fois depuis un certain temps que l’envie de découvrir immédiatement la suite est si pressante. Le reste de l’épisode est bien foutu également même si la base de la série est remise en cause pour moi. Si je me souviens bien des premières aventures de Dexter en saison une, ce dernier explique au téléspectateur qu’il est une sorte de justicier moderne, que trop de criminels passaient injustement entre les mailles du filet. Ce n’est pas le cas ici puisque si la police de Miami mettait la main sur le monstre, il finirait enfermé à vie ou grillant sur sa chaise. Dexter était présenté comme la deuxième chance de la justice, celle de l’ombre, celle qui rattrape les bévues. Pourquoi inventer un faux Trinity pour massacrer le vrai lui-même ? Son passager noir a-t-il des trous de mémoire ou est-ce une façon de nous montrer que son addiction au crime est en fin de compte plus forte que sa morale ?
Debra, quant à elle, obtient les aveux de l’ampoule, qui, rejetée par son père, pense que la sœur de Dexter lui fera des tresses et du chocolat chaud. En idiote qu’est cette journaliste de pacotille, quand Debra lui répond que ce ne sera pas très possible : pouf, balle dans la tête. Emballé c’est pesé, l’ampoule est grillé.
L’essentiel à retenir de cet épisode, ces quelques mots flippants : « Hello Dexter Morgan ! » - Génial !
16/20


4.12 :
Sans surprises et c’est, il faut l’admettre, abusé de respecter ce schéma depuis 4 ans, Trinity, comme chaque tueur en série depuis le début du programme se retrouve sur la table de Dexter dans la dernière partie du dernier épisode. Alors, fatalement, après 12 épisodes à suivre leurs aventures croisées, l’intérêt est là, les acteurs sont doués, on assiste au dénouement d’une histoire, mais il faudra réellement que la saison 5 bouleverse ce qui est établi. S’il est possible que ce soit la dernière, j’espère que Dexter apportera du neuf, que son secret soit découvert, au moins par certains personnages, qu’un procès ait lieu, que des révélations éclatent, je ne sais pas exactement mais quelque chose de neuf, de très neuf. Ici, l’histoire s’est vraiment trop répétée, elle était bonne mais c’est le cas depuis la première saison donc on assiste à un manque de prise de risques assez hallucinant.

Est-ce le début d’un renouveau justement avec le cliffhanger de chez cliffhanger qui a conclu la saison. Rita, la magnifique et gentille Rita mais la quand même chiante et niaise Rita aura été la dernière victime de Trinity et c’est triste. Mon regret est que j’aurais aimé qu’elle découvre la vérité sur Dexter . Si Michael C. Hall n’a pas été exceptionnel dans son émotion au moment de la découverte, nous avons une porte ouverte à de grands changements. Que va faire Dexter ? Que va devenir sa personnalité ? Va-t-il s’emparer d’une hache et assassiner atrocement Astor et Cody ? On aimerait beaucoup mais réjouissons-nous de ce qui semble être un tournant dans la vie de Dexter Morgan.
16/20


En conclusion, cette saison aura apporté du très bon avec en tête de liste John Lithgow, interprétant brillamment un tueur en série intrigant à la psychologie dérangée. Les scénaristes se sont malgré tout endormis sur leurs lauriers. Nous avons eu droit à du Dexter, nous sommes contents car nous aimons ce Dexter mais la série risque de se transformer en perpétuel best of de ce qu’elle a déjà proposé si le héros se retrouve une fois de plus à piéger un tueur en série sur 12 épisodes et à ne le découper qu’au moment du final. Les plus grandes faiblesses de la saison proviennent à mon sens, des à côtés qui ont été multiples, souvent inintéressants, mal exploitées, fouillis, ne débouchant sur rien et du coup inutiles. Pour ne citer qu’eux, à quoi auront servi la cleptomanie de Quinn, la direction qu’ont voulu prendre les scénaristes en le transformant en nouvel espion de Dexter sans jamais aboutir, Dexter tuant un innocent, Rita et son ken, les enquêtes de Debra sur son père et même la révélation finale, elle connait les origines de Dexter et son frère et donc ? Le jeu entre Laguerta et Batista était bien mollasson également, Rita et ses enfants n’ont rien apporté qui vaille la peine d’être retenu. Même Trinity a eu droit à des scènes superflues et brouillons, ses envies de suicides ou la construction du cercueil en tête de gondole. Tous ces exemples ont été des ébauches de quelque chose d’intéressant mais finissant toujours en eau de boudin. Néanmoins, copiant sa bonne base, suivant son intrigue, tuant Lundy et offrant un sublime final symbolique qui m’a laissé baba, je suis pressé d’être au 26 septembre pour découvrir la nouvelle vie de Dexter Morgan, expert en médecine légale spécialisé pour l'analyse de sang dans la police le jour, tueur en série la nuit, endeuillé et père de 3 enfants…


Top plus : Classement des 3 personnages les plus cons de la saison :

3 Rita Bennett : En réalité, j’aime un peu bien Rita, je la trouve bien coiffée, Julie Benz, son interprète a trainé à Sunnydale, ce qui est un plus non négligeable mais quand même quelle gourde ! Déjà Rita est une fille qui susurre et une fille qui susurre au lieu de parler a forcément sa place dans un tel classement. Ensuite, Rita et pour cause, nous transporte un peu trop souvent à Wisteria Lane avec ses tartes et ses courses et sa psychanalyse et sa tristesse et ses gosses insupportables. Enfin, si elle avait déjà agacé avec ses 35 pannes de voitures ou ses coups de fils à Dexter, occupé à découper pour qu’il chante, les scénaristes, pour ceux qui ont été attentifs, se sont vengés en punissant la stupidité. Sur sa dernière réplique de répondeur, qu’est-ce qu’elle dit ? Elle a OUBLIE je ne sais quoi donc elle doit repasser à la maison. Résultat : à la maison, Trinity l’attend pour un bain et Rita n’avait qu’à pas oublier son peigne préféré ! Sa cervelle de moineau a eu raison de ses beaux cheveux !

2 Christine Hill : Journaliste, tête d’ampoule qui est donc toute triste parce que papa ne l’aime que deux fois par an sur carte postale. D’accord, elle est seule, sans parents, mais de là à tuer des flics et protéger un meurtrier qui massacre des innocents depuis plus de 30 ans, faut peut-être pas pousser. Elle aurait mieux fait de plonger dans le bain de papa à l’âge où elle n’était encore qu’un bébé ampoule.

1 Sally Simmons : Madame Trinty se fait donc battre depuis toujours, laisse ses enfants se faire tabasser par un père qui les enferme. Quand elle en a l’occasion, elle préfère ne pas s’enfuir parce que « On vivrait dans la crainte». Connasse de faible ! Pompom de la pomponne : Dexter qui vient de sauver son fils de l’étranglement a droit à des cris de désespoir au moment où il l’attaque : « Ne tuez pas mon mari! ». Je sais que dans la vraie vie, il existe ce genre de biches apeurées mais je ne peux m’empêcher d’espérer que la prochaine fois, elle finisse dans le beau cercueil du garage ou bétonné vivante dans un sac en plastique, au choix !

mardi 27 juillet 2010

Persons Unknown

Saison 1, épisode 1


Nouvelle série traitant du huis clos. Comme dans Jericho ou Lost, le lieu est un personnage en lui-même et regorge de secrets. Sept personnes se réveillent les unes après les autres, enfermées seules dans une chambre d’hôtel après avoir été kidnappées. Vite, à tour de rôle, ils réussissent à sortir et se retrouvent face à une ville fantôme. Chacun se demande ce qui lui arrive. Ensemble, malgré les soupçons, ils cherchent à savoir quel est leur point commun, se demandent qui les observe derrière ces caméras placées tout autour d’eux. Impossible de s’échapper sous peine de souffrances physiques. Quelques restaurateurs et un aubergiste se perdent dans le décor et il est assez agaçant que la volonté d’en savoir plus sur leur situation ne les pousse pas à se poser calmement et à en demander davantage.

Parallèlement, dans le vrai monde, un journaliste se voit confier l’affaire de la disparition du personnage principal : Kat Damatto. Au moment de son kidnapping, Kat était avec sa jeune fille, récupérée du coup par sa grand-mère chelou. Elle fait savoir à ses nouveaux amis de fortune que sa fille est en danger dans cette famille, il faut qu’elle s’échappe très rapidement pour la rejoindre. En fin d’épisode, un mystère de plus est lancé puisqu’effectivement, des caméras filment également l’intérieur de la veille. Petit plus : Présente au casting, Lola Glaudini, Elly dans la géniale Esprits Criminels.

Le potentiel de la série est, à mon goût, assez élevé puisque s’ajoutant à cette ville mystérieuse, ces victimes mystérieuses, une organisation qui commence par donner ses ordres. « Si tu tues untel, tu es libre »… Qui craquera? Qui sont ces kidnappeurs ? Que veulent-ils ? Qui trahira ? Qui est pour sûr la taupe ? Et bien sûr qui s’en sortira ? Evidemment, ce pilote n’est pas grandiose d’originalité, a réellement plusieurs directions qui se présentent face à lui. Selon le chemin que prendront les scénaristes, le ton et l’ambiance générale en découleront. Libre à eux d’être sérieux comme dans Lost ou Heroes, de l’être moins comme dans Harper’s Island, de jouer à Saw ou Truman Show… Pour l’heure, mission accomplie : l’histoire est posée et, intrigué, on a envie de connaître la suite.

Note de ce premier épisode : 15/20


Fiche technique :

Créée par Christopher McQuarrie et diffusé depuis le 7 juin 2010 sur NBC.

Alan Ruck : Charlie Morse
Jason Wiles : Joe Tucker
Daisy Betts : Janet Cooper
Chadwick Boseman : Sergent Graham McNair
Kate Lang Johnson : Tori Fairchild
Gerald Kyd : Mark Renbe
Tina Holmes : Moira Doherty
Sean O'Bryan : Bill Blackham
Lola Glaudini : Kat Damatto

En cours de production – 1 saison

lundi 26 juillet 2010

The Big Bang Theory

Saison 3


J’ai enfin vu les derniers épisodes de cette saison 3. L’occasion est pour moi de revenir sur ce qu’est Big Bang Theory, la série qui a donné une partie de son nom au titre de mon blog.

Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit du quotidien façon sitcom de Leonard et Sheldon, deux « geeks », scientifiques, férus de discussions théoriques sur des sujets qu’eux seuls comprennent et intéressent. Fans de jeux de rôles en ligne et de super-héros, leur vie change le jour où Penny emménage face à leur appartement. Leonard tombe amoureux et souhaite conquérir la blonde malgré leurs différences. S’ajoute au trio, Howard et Raj’.

Dès les premiers épisodes, je déclarais officiellement que ces nouveaux gens me rendaient accro. En effet, les deux colocataires me font rire, de leurs tenues à leurs cheveux et surtout à leurs échanges. J’accroche plus à cette tête de Leonard qu’à celle de Ted Mosby dans How I met your mother et je n’avais plus vu Johnny Galecki depuis 1997 alors qu’il s’était fait trucider au moyen d’un crochet planté dans sa pomme de Max à l’intérieur du très bon Souviens-toi l’été dernier (Oui, oui, très bon – « On ne peut plus prévenir la police, plus maintenant, il est là, dehors, il nous observe et il attend, hey vous là bas ! Vous voulez quoi, qu’est-ce que vous attendeeeez ? »).

Sheldon a très vite rejoint le top 10 de mes personnages préférés du monde entier. Il est sarcastique, dit tout ce qu’il pense, il est frustré, a ses petits plaisirs ridicules et surtout il est obsessionnel. L’une des premières scènes où Penny s’installe à sa place sur le canapé est à mourir de rire. Sheldon a 212 amis Myspace, fait de la mécanique quantique et ne mange pas deux plats identiques le même jour car il estime que ce serait « gastronomiquement redondant » ! Avec leur 360 de QI pour deux et leur shampooing Star Wars, Penny qui remplace l’ancien locataire, un travesti de 90 kilos avec une maladie de la peau, Raj qui n’adresse pas la parole aux femmes et Howard qui se prend pour un séducteur chanteur tout en ayant la coupe de cheveux des Beatles, donnent un cocktail délicieux qui fait qu’on ne peut s’arrêter. Penny a un petit quelque chose de Rachel Green fraîchement débarquée en ville, toujours amoureuse de son ex et il faut bien le dire pas toujours fut-fut. Dès le début, il était certain qu’il allait être question des millions de choses qui allaient l’opposer à Sheldon, tel Ross s’énervant sur Phoebe pour lui expliquer l’évolution, à laquelle ma Régina Phalange ne croyait pas.

Ces héros sont tellement ringards qu’ils en deviennent, pour moi, le summum de la classe !

Voilà pour le général, entrons dans cette saison 3.

Si la saison 2 avait encore gagné en drôlerie, cette dernière saison a été à mon goût légèrement plus inégale, se rapprochant davantage de la une. Leonard a montré qu’il pouvait être énervant, en particulier avec Penny. Les scénaristes, de leurs côtés, ont prouvé qu’ils pouvaient avoir des pannes et réinventer d’anciens épisodes, ainsi Sheldon s’est retrouvé plus que d’habitude dans le rôle de l’extraterrestre que personne ne comprend. Le résultat aura été très souvent drôle mais parfois répétitif. S’il est question de cette auto-inspiration des scénaristes, cette saison 3 aura aussi été celle d’un énorme plagiat scénaristique. Leonard ose déclarer sa flamme à Penny dans un moment de complicité. Penny sous le choc - désœuvrée parce qu’aujourd’hui, dans la fiction, c’est une des règles du genre, un personnage sur deux a peur de l’engagement – lui répond : « Je te remercie », provoquant l’hilarité du public. De deux choses l’une, soit j’ai vraiment trop regardé Friends dans ma vie et cette situation identique à la virgule près entre Ross et Emily m’a marqué outre mesure, soit cette scène relève d’un gigantesque foutage de gueule reprenant une scène culte de LA sitcom culte par excellence, empêchant toute forme de rire tant l’impression de plagiat crève l’écran. Ce qui en découlera, à savoir la rupture du couple, est amenée n’importe comment et Penny passe pour une vraie idiote qui largue sans aucune raison valable. Evidemment, une fois de plus, les créateurs ont opté pour la fainéantise et ont choisi la facilité, ne nous épargnant pas l’éternel schéma : Dispute, Rupture, Tristesse, Partage des potes, Conciliation pour maintenir l’amitié, Jalousie de part et d’autres au moment des premier rendez-vous et bien sûr Accident sexuel. Décevant.

Cet agacement mis à part, Big Bang Theory reste Big Bang Theory, continue de me faire rire à chaque épisode et reste ma sitcom préférée. Dans cette saison, Penny et Raj restent des atouts extraordinaires mais Sheldon demeure Legen…dary ! Les scénaristes ont inventé ce qui sera culte, s’ajoutant au formidable « Toc Toc, Penny, Toc Toc, Penny, Toc Toc Penny », une expression faisant sourire le moindre fan de Sheldon à travers le monde : « Bazinga ! »

Juste pour le plaisir parce que Jim Parsons y est vraiment à mourir de rire :



Difficile de s’en remettre, d’évoquer autre chose. Les histoires ont été plus indépendantes les unes des autres. En vrac, j’aime réellement la relation de Sheldon et Penny, j’aime que Sheldon tente de lui apprendre la science ou la sauve de sa baignoire, j’aime qu’il rabaisse involontairement la serveuse qu’elle est. Leur attachement mutuel et discret en fait un duo télévisuel qui me plaît beaucoup.

L’avant dernier épisode « The Staircase Implementation » est un épisode à part et devenu traditionnel dans les sitcoms comiques : l’épisode flashback des rencontres. Curieux de savoir comment les deux coloc’ s’étaient trouvés, le résultat est drôle. Ce qui me déçoit de saison en saison et qui a été confirmé dans ce retour en arrière est la relation de Sheldon et Leonard qu’on nous montre de moins en moins profonde. Il semble que les scénaristes éloignent Sheldon de plus en plus des autres personnages. S’il est devenu plus confident avec Penny et même plus tactile, la saison 4 est ouverte puisque désormais Sheldon devra, semble t-il, compter sur une sorte de fille… Sheldon en couple avant tout le monde ? Si c’est le cas, je n’aurais qu’un mot : Bazinga !

Note de cette saison 3 : 16,5/20


Fiche technique :

Créée par Chuck Lorre et Bill Prady et diffusée depuis le 24 septembre 2007 sur le réseau CBS.

Leonard - Johnny Galecki
Sheldon - Jim Parsons
Penny - Kaley Cuoco
Wolowitz - Simon Helberg
Rajesh "Raj" Koothrappali - Kunal Nayyar

Rendez-vous le 23 septembre pour la saison 4 de Big Bang Theory ! Vivement !

mardi 20 juillet 2010

Dexter

Episodes 3, 4 et 5


Nous passerons malheureusement sous silence l’épisode 3 car, bien que regardable, il se résume à des Quinneries inutiles et à Dexter qui joue à Desperate Housewives, organise avec ses voisins de quartier des gardes afin de retrouver un briseur de pots de fleurs. J’aimerais oublier cette blague et passer à la suite.

Note de cet épisode 3 : 10/20

Alors que, par bribes, on évoque ce meurtrier des vacances qui me passionne au point que je ne sais même pas de quoi on parle, la cruauté de Trinity occupe l’intérêt. Les meurtres d’à côté sont pour le coup tellement mal organisés par les scénaristes qu’ils sont jusqu’ici un simple prétexte de seconde intrigue.

Cette critique mise à part, l’épisode est bon. Tout d’abord, Dexter m’a plu dans son comportement. J’aime cet aspect comique de l’asocial qu’on prend à partie, à qui on demande des conseils tout en ayant droit aux remarques acerbes de notre serial killer se demandant ce qu’on lui veut, s’interrogeant sur la provenance de cette réputation d’écoute et de soutien. J’aime que Dexter soit sauvage. Ce n’est qu’un détail mais cette personnalité a fait beaucoup dans mon attachement à la série. Les critiques ont souvent décrit l’étrangeté pour le public d’être attaché à un tueur et c’est clairement le cas, je ne peux imaginer un tel intérêt de ma part pour la série si le rôle principal était tenu par un autre acteur que cette bonne tête de Michael C. Hall.

Dans l’épisode en question, Dexter retourne à ses occupations tandis que sa famille se déplace quelques jours pour un mariage. Comme un cheveu sur la soupe, débarque une femme flic, ayant perdue son mari et sa petite fille lors d’un homicide particulièrement atroce. Dexter mènera l’enquête et obtiendra les preuves de sa culpabilité. Les scènes entre ces deux personnages forts sont haletantes. Elles resteront anecdotiques, plutôt faciles et sans rapports mais auront apporté une histoire indépendante sympa à suivre.

La cote de l’épisode grimpe en flèche si d’une part on s’intéresse à Trinity qui clairement barge bouscule son pire ennemi, Lundy, l’inspecteur qui le poursuit depuis 30 ans – ce qui est assez excitant en soit - et d’autre part, forcément sur le méga coup d’éclat de cette fin d’épisode. Debra qui travaille d’arrache-pied aux côté de son ex, délaissant l’actuel retombe enfin dans ses bras. L’amourette sera de courte durée puisque le tout juste re nouveau couple se fait tirer dessus en plein parking. Lundy ne s’en relèvera pas.


Bien sûr la série, après avoir tant donné en la matière ne peut faire disparaître une île ou envoyer une tornade sur Miami, elle fait donc du Dexter, elle cliff’, on lui pardonne parce qu’on ne s’y attendait pas, parce qu’on a on a des doutes sur l’identité du tireur et puis surtout : Que cette fin fût bonne !!!

Note de cet épisode 4 : 14,5/20

Mon épisode préféré jusqu’ici, le cinquième.
Forcément Debra a survécu, forcément Lundy : pas ! L’inquiétude de Dexter et surtout la grande scène de Debra retournant sur les lieux du crime apportent une émotion palpable. Jennifer Carpenter montre ici l’évolution de son jeu et ne mérite qu’un coup de chapeau pour sa performance. Très rares sont les scènes de désespoir jouées avec autant de justesse. Debra craque complètement et ne tient plus le choc, elle laisse littéralement exploser sa souffrance et met une énorme claque au public. Je peine à croire que certains téléspectateurs passeront à côté de cette grande scène en s’infligeant une version française dont il sera impossible pour la comédienne de doublage à retranscrire cette crise de panique si bien menée.

A côté de cela, Dexter, motivé par le malheur infligé à sa sœur retrouve, grâce aux indices récupérés dans les affaires de Lundy, la trace du psychopathe Trinity. Après un suspense mené de main de maître, Dexter finira médusé, assistant impuissant à l’un de ses crimes macabres. Le pourchassant dans l’ombre, l’épisode se conclue sur cette découverte : Trinity n’est pas un animal seul, il vit dans une maison entouré par sa femme aimante et ses enfants comblés.

La série semble encore avoir de beaux jours devant elle !

Note de cet épisode 5 : 16/20